Mercato PSG | Mika Godts, (presque) tout pour plaire à Luis Campos et Luis Enrique
Par Julien Pereira
Mis à jour 02/08/2026 à 09:33 GMT+2
Le Paris Saint-Germain a identifié Mika Godts comme le remplaçant idéal de Bradley Barcola. Bien que son profil soit assez différent de celui de l'international français, le Belge a presque tout pour endosser le rôle de doublure de Khvicha Kvaratskhelia. Il devra toutefois progresser, tactiquement, pour s'intégrer dans la machine de Luis Enrique. Analyse.
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De quoi discutaient Luis Campos et Mika Godts lorsqu'ils ont été aperçus, vendredi, dans le très joli quartier de Ribeira, à Porto ? À l'évidence, le directeur sportif du Paris Saint-Germain n'a pas dû en apprendre beaucoup plus sur l'ailier de l'Ajax ; le double champion d'Europe et le joueur avaient déjà noué un accord verbal, ce qui veut dire que le dirigeant portugais savait déjà à peu près tout de lui.
À coup sûr, les deux hommes ont échangé en français, que l'international belge parle couramment, ce qui est désormais considéré comme un facteur important au sein de l'institution parisienne. Mais l'essentiel concerne son profil de footballeur : Godts, dont le talent l'a fait émerger dans la base de données du Portugais alors qu'il évoluait encore à Genk, est aujourd'hui identifié comme le remplaçant idéal de Bradley Barcola, sur le départ après l'échec des négociations portant sur sa prolongation de contrat.
Le joueur de l'Ajax y arriverait dans le même rôle, celui de doublure de Khvicha Kvaratskhelia, mais dans un registre différent. Lui est moins un dévoreur d'espaces. En fan absolu de Neymar, dont il s'est inspiré en répétant les gestes "des centaines de fois" dans son jardin, durant la pandémie, comme il l'avait révélé au média néerlandais AD, l'ailier est avant tout un provocateur.
Un dribbleur... et un finisseur
La saison dernière, il fut d'assez loin le meilleur dribbleur d'Eredivisie (85 réussis) devant Anis Hadj Moussa, pourtant très réputé dans le domaine. Cette qualité-là est essentielle, pour ne pas dire capitale, aux yeux de Campos et de Luis Enrique, comme elle le fut lors de la double confrontation face au Bayern Munich en demi-finale de Ligue des champions.
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D'autant que Godts, comme "Kvara", sait aussi bien finir les actions. La saison dernière, le droitier a compilé 17 buts et 15 passes décisives toutes compétitions confondues. Le rendement est similaire à celui du Géorgien (19 buts et 11 passes), à ceci près que l'ancien joueur de Naples a emballé la note au plus haut niveau, en Ligue des champions, alors que l'ailier de l'Ajax doit encore se défaire d'une réputation de joueur plus discret lorsque la pente s'élève.
Pour s'intégrer à la machine parisienne, le Belge devra aussi parfaire sa rigueur tactique. Sa faible appétence pour les replis défensifs est une faille que ses éducateurs avaient identifié très tôt. "Au cours de mes dernières années de formation, on insistait beaucoup plus sur les transitions et les sprints de repli défensif, racontait-il à AD. En U18, je suis resté sur le banc pendant environ six mois parce qu'ils voulaient que j'apprenne à gérer les transitions."
L’équipe passe toujours avant tout
Depuis, Godts n'est toujours pas devenu un monstre du travail défensif et ses données (1,64 action défensive par 90 en moyenne la saison dernière) laissent penser que ses premiers mois à Paris, s'il y est effectivement transféré, en diront beaucoup sur sa capacité à se fondre dans le moule. Mais son état d'esprit est jugé correct et Luis Campos, très attaché à l'analyse des réactions des joueurs, a dû apprécier celle du Belge lorsqu'il a appris qu'il n'avait pas été retenu par Rudi Garcia pour disputer la Coupe du monde.
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Mika Godts, l'ailier de l'Ajax
Crédit: Getty Images
"L’entraîneur a fait ses choix, et je les respecte pleinement, avait-il écrit sur les réseaux sociaux. [...] Que je sois là ou non, les choix de l’entraîneur sont faits dans l’intérêt de l’équipe, et je les respecterai toujours. L’équipe passe toujours avant tout. Et je continuerai à travailler dur. Chaque jour. Pour être prêt quand l’équipe aura besoin de moi." Une belle preuve de maturité pour un joueur de 21 ans seulement.
Son âge constitue d'ailleurs un autre critère important pour la direction parisienne. Même en cas d'échec sportif, le joueur conservera une valeur marchande intéressante dans les saisons à venir et les cas Gonçalo Ramos ou Kang-In Lee ont déjà démontré que le PSG sait désormais bien revendre, même lorsqu'il achète à des prix élevés. Et puisque l'apparition médiatique de Jordi Cruyff, directeur sportif de l'Ajax, samedi, semblait destinée à faire monter les enchères, Paris doit s'attendre à des négociations musclées.
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