Mourinho parmi les grands

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José Mourinho, collectionneur de trophées depuis deux ans, peut gagner son plus beau, mercredi dans une finale de Ligue des champions contre Monaco qui devrait être son dernier match avec le FC Porto, où il a apporté un style basé sur l'efficacité. Les pl

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Crédit: Eurosport

Les "Dragons" se font à l'idée que celui qui leur a permis de remporter le Championnat portugais en 2003 et 2004, ainsi que la Coupe du Portugal et la Coupe de l'UEFA en 2003, ne sera bientôt plus là. Mais comment ce jeune entraîneur (41 ans), ex-adjoint du Britannique Bobby Robson (Sporting Portugal, FC Porto et FC Barcelone entre 1992 et 1997) puis du Néerlandais Louis van Gaal (FC Barcelone, 1997-2000), a-t-il ainsi pu s'attirer les convoitises des plus grands ?
Sa culture tactique, son extrême rigueur et son charisme sont des éléments d'explication. Mais c'est surtout sa formidable capacité à tirer le meilleur de ses joueurs qui en fait un homme recherché. Mourinho, contrairement à son homologue de Monaco Didier Deschamps, ne fut pourtant qu'un joueur modeste, évoluant au club de Setubal, ville où il est né le 26 janvier 1963. C'est en tant qu'interprète de "sir" Robson qu'il a beaucoup appris. Un héritage qu'il a depuis utilisé comme entraîneur principal, à Benfica puis à Uniao Leiria. Jusqu'à devenir cet entraîneur reconnu dont la biographie, bientôt rééditée, s'est vendue à 41.000 exemplaires.
Chelsea et le Real sur les rangs
De Robson, Mourinho, capable de s'exprimer en espagnol, en français et en anglais, a conservé une prestance et des idées. "Son" FC Porto est sans doute l'une des équipes les plus cohérentes qu'ait connu le Portugal, très fort en récupération de balle et spécialiste des contres foudroyants grâce à sa rampe de lancement Deco et ses artilleurs de premier ordre Derleï et McCarthy. Le FC Porto, qui n'a perdu qu'un match en Ligue des champions cette saison (à domicile face au Real Madrid), est passé maître dans l'art d'étouffer ses adversaires avec une défense compacte, autour du vétéran Jorge Costa, et un milieu de terrain dense. Manchester United en 8e, Lyon en quarts et La Corogne en demi-finales, n'ont jamais su trouver la solution.
"Si Monaco et Porto sont arrivés en finale, c'est d'abord parce qu'ils ont joué en équipe", rappelle Mourinho, qui ne dédaigne jamais faire la leçon aux grosses cylindrées. Il s'était notamment illustré par quelques piques à l'encontre du manageur écossais des "Red Devils" Alex Ferguson. Mais sa principale fierté est que le FC Porto fasse à nouveau les beaux jours du football portugais. "La presse est rouge" au Portugal, comprenez un peu trop en faveur du Benfica Lisbonne, regrette-t-il parfois. Dix jours après avoir perdu la finale de la Coupe du Portugal (1-2 a.p.) contre ce même Benfica, Mourinho goûterait ainsi particulièrement une victoire en C1, qui permettrait au FC Porto, déjà vainqueur en 1987, de rejoindre au palmarès Benfica, sacré en 1961 et 1962.
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