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Fabregas face aux siens
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Publié 16/05/2006 à 18:00 GMT+2
Catalan de naissance, admirateur du FC Barcelone, Cesc Fabregas, le jeune milieu de terrain d'Arsenal, ne restera pas insensible à l'heure de retrouver son club formateur en finale de la Ligue des champions, mercredi à Paris.
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Crédit: Eurosport
Le jeune prince des Gunners ne devrait pas échapper à un léger pincement au coeur en entrant sur la pelouse du Stade de France. Un voile de nostalgie pourrait l'envelopper, à voir se déployer devant lui les maillots blaugrana du Barça. Francesc Fabregas Soler, né le 4 mai 1987 à Areynis de Mar, près de Barcelone, a quitté le club catalan en 2003, à 16 ans, pour Arsenal. Passé par tous les échelons de la Masia, l'académie du Barça, il voyait son horizon bouché dans un club qui achetait encore étranger à tour de bras.
Il prit donc son destin en mains, décidant de partir vers Londres. Repéré par Francis Cagigao, le recruteur d'Arsenal en Espagne, dès 2002, Fabregas avait frappé l'imagination au Championnat du monde des moins de 17 ans, en Finlande en 2003, dont il termina meilleur joueur et buteur. L'Espagnol a très vite accumulé les honneurs avec les "Gunners", devenant à 16 ans et 177 jours le plus jeune joueur de l'histoire du club à évoluer avec les pros, et à 17 ans et 113 jours le plus jeune buteur du club en Premier League. Jamais plus, il n'a regretté de s'être rangé à l'avis d'Arsène Wenger, le manageur d'Arsenal.
"Un conte de fée"
"C'est un conte de fée que de jouer cette finale contre le Barça, assure-t-il. J'ai passé six années là-bas et j'ai beaucoup appris. Je me suis fait beaucoup d'amis, parmi les joueurs et les entraîneurs aussi. Ce sera vraiment spécial pour moi mais je sais exactement ce que je veux, gagner le titre avec Arsenal.""C'est toujours difficile de quitter un grand club comme Barcelone mais je savais que je partais pour une autre grande équipe, ajoute-t-il. Mes parents m'ont donné de bons conseils, comme celui de partir pour moi, pas seulement au point de vue footballistique mais aussi humain."
Cette finale provoquera tout de même quelques déchirements chez les proches du jeune, tous des "cules" (supporteur de Barcelone), comme son grand-père, son père et son oncle qui disposent d'un abonnement à l'année au Camp Nou. Mais Cesc, lui-même, reste attaché aux couleurs blaugrana. "Je n'ai pas de sentiment de revanche, dit-il. Je ne veux pas leur montrer ce qu'ils ont raté, parce que c'était ma décision de partir. Je pensais que c'était le meilleur choix. Je ne vais pas essayer de bien jouer simplement parce que c'est Barcelone. Même si c'était le Bayern ou le Milan AC, ce serait le match le plus important de ma carrière."
Un futur grand
"J'ai parlé avec Puyol, Iniesta et Xavi quand nous étions en sélection la semaine dernière, reprend-il. C'est bizarre pour moi parce que quand je suis en Angleterre, tout le monde me souhaite bonne chance, alors que quand je suis à Barcelone, les gens me disent: 'Ne joue pas bien mercredi'". Mais Fabregas, lié à Arsenal jusqu'en 2010, n'a jamais déçu à Arsenal, où il s'est intégré admirablement, avec un anglais impeccable, et o il mène une formation parallèle en Sciences économiques. Et encore moins sur le terrain, où il a succédé avec autorité à Patrick Vieira.
Légèrement en difficultés lors de la seconde partie de l'année 2005, après une première saison complète où il avait disputé 46 matches, Fabregas s'est ressaisi après sa première sélection en équipe d'Espagne, le 1er février. Il vient d'ailleurs d'être retenu lundi pour le Mondial. Transfiguré, il a fait parler toute sa facilité technique, sa vision, son toucher de balle pour diriger en futur grand le jeu d'Arsenal en 8e face au Real Madrid, puis en quarts face à la Juventus surtout. Quant au Barça, il estime: "Ils sont battables, parce que sinon il n'y aurait aucune raison de jouer ce match."
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