La même ville. Le même stade*. Une impression de déjà vu. Treize ans après avoir réussi à prendre une revanche sur le sort et les railleries catalanes qui voyaient déjà le FC Barcelone roi d'Europe, le Milan AC repasse par Athènes. Cette fois encore, la "vendetta" est au coeur de l'événement. Battus dans les conditions que l'on sait par Liverpool en 2005 (ndlr : Milan menait 3-0 à la pause et a fini par perdre aux tirs au but), les Rossoneri n'ont pas oublié la folle nuit d'Istanbul et comptent bien tirer un trait sur une soirée restée dans les annales du football européen. Même lorsqu'on s'apprête à disputer sa huitième finale de C1 en dix-huit ans, une telle défaite marque les esprits.
"Ce match contre Liverpool peut être considéré comme notre vendetta, reconnait calmement Paolo Maldini, quatre victoires en Ligue des Champions au compteur. Mais nous n'avons rien de personnel contre eux." Maldini est un fuoriclasse, on peut le croire. "Durant ma carrière, j'ai remporté la plupart des rencontres que je méritais de gagner. Cette fois ce fut différent. " Qu'on le veuille ou non, la finale 2007 sera également différente pour le Milan AC. Même adversaire mais motivation décuplée pour des Rossoneri qui ont marché à l'orgueil tout au long de la saison. Si la finale d'Istanbul avait simplement été la conséquence d'une année "normale" pour le club aux 17 titres de champion d'Italie, atteindre Athènes deux ans plus tard n'avait rien d'une évidence il y a encore trois mois.
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La recette du succès ?
Au centre des affaires de matches truqués de l'autre côté des Alpes, le Milan AC a frôlé la relégation administrative l'été dernier et finalement écopé de huit points de pénalité concernant championnat actuel. Ajoutez à cela trente unités de retrait sur l'exercice précédent, ce qui a forcé les joueurs de Carlo Ancelotti à disputer le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions en août. Une cicatrice qui n'est toujours pas refermée. "Il y a neuf mois, le 21 août 2006, nous nous envolions pour Belgrade et le troisième tour préliminaire. Aujourd'hui, nous nous envolons pour Athènes. C'est magnifique", se réjouissait lundi Adriano Galliani. Les termes sont policés mais ne cachent que partiellement le ravissement revanchard d'un club qui a vécu les sanctions infligées par les instances italiennes comme une injustice. On passera bien évidemment sur l'aspect moral de l'affaire. On peut penser que Milan méritait tout autant que la Juventus Turin d'être relégué en Serie B. Ou penser que les Rossoneri ont été trop sévèrement punis. La justice est passée.
Une chose est sûre : les joueurs du Milan AC ont trouvé dans cette sanction un formidable carburant qui les a menés où l'on sait. Largués en Serie A et inconstants lors des trois premiers quarts du championnat, les hommes de Carlo Ancelotti ont trouvé les ressources pour se hisser tout en haut de l'Europe. Du premier tour à la finale, les sextuples vainqueurs de la C1 ont fait le travail et sont montés en puissance au fil du temps, jusqu'à mettre le Bayern Munich et Manchester United au pas. A 90 minutes de l'épilogue de la Ligue des Champions 2007, la motivation ne sera donc pas difficile à trouver pour les Milanais. En tant normal, la perspective de disputer la finale de la compétition de clubs la plus prestigieuse au monde se suffit à elle-même. Pour le Milan AC, ajoutez-y le souvenir de 2005 et les événements de l'été dernier et vous obtenez une drôle de recette. Celle du succès ?
* Le stade "Spiros" Louis a été rénové pour les JO de 2004 et rebaptisé stade Olympique
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