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Drogba - Sneijder : c’est bien pour Galatasaray, mais…
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Publié 19/02/2013 à 18:23 GMT+1
Les arrivées de Didier Drogba et de Wesley Sneijder à Galatasaray ont un peu plus renforcé la force offensive stambouliote, qui défiera Schalke mercredi en 8e de finale aller de la Ligue des champions. En revanche, ça ne règle en rien les soucis défensifs du club.
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Crédit: Eurosport
Quelque chose a changé à Galatasaray en ce début d'année 2013. Peut-être pas là où le club d'Istanbul en avait le plus besoin. Mais qu'importe, le Galatasaray d’aujourd’hui n'est plus exactement celui de la fin d'année 2012 et cela a contribué à réchauffer encore un peu plus la bouillante atmosphère stambouliote. Il faut dire que le leader du Championnat de Turquie a réussi un recrutement hivernal des plus spectaculaires en s'attachant les services de Wesley Sneijder, parti de l'Inter, et de Didier Drogba, qui s'est sauvé de Shanghai après huit mois plus enrichissants lucrativement que sportivement. Entre le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions et le match aller mercredi, Schalke aura donc vu son adversaire se métamorphoser dans des proportions inattendues.
Didier Drogba – Wesley Sneijder. Sur le papier, ça claque. Récupérer deux joueurs de cette trempe aurait comblé bon nombre de clubs européens. Peu avanceront le contraire. Si l'Ivoirien a réussi des débuts tonitruants en fin de semaine dernière contre Akhisar Belediyespor (victoire 2-1) en marquant et faisant marquer, le Néerlandais n'a pas encore totalement trouvé ses marques. Mais a commencé à montrer quelques bribes de son talent quand il a été associé à… Didier Drogba. "Sneijder n'a pas encore eu l'impact positif attendu, mais quand Drogba est entré en jeu à l'heure de jeu, il a commencé à mieux jouer, nous confie Yusuf Kenan Çalık, journaliste pour la chaine TRT. Il n'arrive pas encore à bien s'entendre avec ses autres partenaires qui manquent de mobilité. Drogba est revenu chercher des ballons, solliciter des une-deux. Et Sneijder a mieux joué."
Derrière, c’est le désert
Si Didier Drogba ne s'est pas raté, l'Ivoirien n'est peut-être pas ce dont le club stambouliote - sorti deuxième du groupe H derrière Manchester United - avait le plus besoin. "C'est un transfert formidable, mais il y avait déjà du monde devant avec Elmander, Bulut, etc. Galatasaray est plutôt bien fourni au niveau des avant-centres, analyse Yusuf Kenan Çalık. Mais, ça reste prestigieux. Et ça permet d'avoir un atout psychologique sur le terrain. Quand tu as Drogba dans ton équipe…"
Armé comme peu offensivement, avec Burak Yilmaz qui a marqué 6 fois au premier tour de la C1, Galatasaray ne bénéficie pas de la même richesse derrière. C'est d'ailleurs sur ce secteur que Fatih Terim, coach des leaders de Super Lig, et la direction du club auraient dû se pencher. Vendredi encore, face au dernier du championnat, l’arrière-garde stambouliote a peiné. Avec plus de réussite, Theofanis Gekas aurait pu faire un malheur. Entre Albert Riera, arrière gauche de fortune actuellement, et une charnière centrale Dany Nounkeu - Semih Kaya qui concède beaucoup trop d'occasions, le vainqueur de la C3 2000 n'a guère de garanties. Et encore moins de solutions de rechange, dans l'axe surtout où, derrière les deux titulaires, Terim n'a pas de recours. Avant la trêve hivernale, il y avait bien Cris… Mais le Brésilien, complètement hors du coup, est reparti de l'autre côté de l'Atlantique. Il n’a pas été remplacé. Personne ne s’en est ému alors que Wesley Sneijder et Didier Drogba débarquaient sur les bords du Bosphore. Malheureusement pour Galatasaray, Drogba a beau avoir un cœur gros comme ça, être capable de s’arracher et défendre comme un lion, l’ancien Marseillais ne peut pas jouer arrière central. Tant mieux pour Schalke.
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