L'histoire est connue : c'est la même depuis le début de saison. Un contenu dans le jeu de plutôt bonne facture mais une incapacité chronique à le concrétiser au tableau d'affichage et une punition immédiate. Ce mercredi, les énièmes errements montpelliérains et la naïveté du MHSC ont été sanctionnés par un Olympiakos sans génie mais opportuniste (1-2). Dans les arrêts de jeu, Mitroglou a crucifié les hommes de René Girard. La qualification s'éloigne clairement à l'issue de la phase aller. Dernier de son groupe, Montpellier accuse un retard de cinq points sur Arsenal, deuxième, qui a subi la loi de Schalke 04 (2-0).

Ce revers a un goût bien fade pour des Héraultais qui ont dominé dans tous les compartiments de jeu, aussi bien dans la possession (59%) qu'au nombre de frappes (18 contre 5). D'autant que le surprenant titulaire, Gaëtan Charbonnier, a montré la voie en ouvrant la marque, inscrivant ainsi son premier but sous les couleurs héraultaises, d'une reprise à l'entrée de la surface (49e).

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Younès Belhanda aurait pu enfoncer le clou (70e) mais c'est Torosidis (73e) qui a profité du premier tir cadré des Grecs et d'une glissade de Benjamin Stambouli pour égaliser et renvoyer le MHSC à ses doutes du moment. Dès lors, les Héraultais ont déjoué, incapables de reprendre le fil d'une rencontre dont le sort semblait scellé. C'est donc Mitroglou, en contre, qui s'est régalé dans le temps additionnel. L'issue de la rencontre est cruelle mais Montpellier a la tête dans le sac depuis le début de saison et répète à l'infini les mêmes erreurs. Le manque de réalisme aussi bien offensif que défensif continue de le plomber.

Pour ne pas avoir su tuer le match, Montpellier, seul club de Ligue des champions à ne pas avoir gagné chez lui depuis le début de saison toutes compétitions confondues, étend un peu plus sa disette à domicile. A force de jouer avec le feu, les Héraultais vont finir par se brûler. En Ligue des champions, leur destin est quasiment scellé et le seul horizon qui semble s'offrir à eux désormais est une troisième place qualificative pour la Ligue Europa. Cruel mais c'est sans doute le prix à payer pour un champion de France qui a décidément du mal à digérer son nouveau statut.