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L'antisèche de Liverpool - PSG : Tant que Paris n’aura pas compris, il ne pourra prétendre à rien

L'antisèche : Tant que le PSG n’aura pas compris, il ne pourra prétendre à rien

Le 19/09/2018 à 00:00Mis à jour Le 19/09/2018 à 08:11

LIGUE DES CHAMPIONS - Encore un choc, encore un bide pour le PSG en Ligue des champions. Mardi à Anfield, les Parisiens ont été battus par Liverpool (3-2), en ouverture de la C1 2018/2019. Comme à chaque fois que Paris croise une équipe qui lui impose un combat et une once d’intensité, le club de la capitale se prend les pieds dans le tapis. Paris n’a pas le visage d’un prétendant.

Le jeu : Toujours la même rengaine

Pour son baptême européen sur le banc du PSG, Thomas Tuchel a sauté à pieds joints dans le grand bain. A Anfield, face au vice-champion d'Europe, l'Allemand a bu la tasse, comme ses joueurs. Juan Bernat à gauche de la défense, Marquinhos en sentinelle : deux choix qui n'ont pas facilité la tâche de ses hommes, rapidement pris à la gorge par Liverpool.

Sans imposer une intensité folle, les Reds ont su mettre l'impact suffisant face à un PSG qui n'aime toujours pas se faire rentrer dedans. Réduits à se contenter des miettes et de quelques contres en première période, Paris n'a quasiment pas mis le nez dans le camp liverpuldien au retour des vestiaires. Jusqu’à la 83e et une égalisation miraculeuse qui n’aura finalement pas sauvé Paris.

Les joueurs du PSG tête baissée à Anfield

Les joueurs du PSG tête baissée à AnfieldGetty Images

Les joueurs : Marquinhos et Bernat, fausses bonnes idées

Marquinhos numéro 6, il est peut-être temps de mettre fin à l'expérimentation. Le Brésilien n'est pas fait pour ce poste. Défensivement, ça n'a pas été terrible. Offensivement, ce fut cataclysmique. Le Brésilien a constamment reculé à hauteur de ses centraux et joué à la baballe avec eux. Di Maria et Rabiot n'ont guère aidé, soit dit en passant.

Bernat n'a pas été plus brillant. Le latéral gauche n'a pas provoqué grand-chose, sinon un penalty. Son alter ego, à droite, a marqué. Mais cela n'a pas sauvé la soirée de Thomas Meunier. Quid de la MCN ? Hum… Les ballons sont rarement arrivés jusqu'à la triplette de devant mais, à l'image de Neymar et Mbappé, empêtrés à jouer leur partition, ceux-ci n'ont pas tiré Paris vers le haut. Et quand Mbappé a cru sauver le PSG en marquant, il lui a remis la tête quelques minutes après, perdant le ballon qui a amené le troisième but des Reds. Seuls Presnel Kimpembe et Thiago Silva ont surnagé.

La stat : 4

C'est anecdotique puisque cela court sur deux éditions mais ça fait quand même désordre : Paris a perdu à Anfield son quatrième match de Ligue des champions de suite (3-2). La saison dernière, le PSG s'était incliné à Munich face au Bayern (3-1) lors de la dernière journée de la phase de poules puis face au Real Madrid, en 8e aller et retour (3-1, 1-2).

James Milner (Liverpool), buteur face au PSG

James Milner (Liverpool), buteur face au PSGGetty Images

Le tweet allégorie de la soirée

La décla : Adrien Rabiot (PSG)

" Il faut féliciter tout le monde, surtout les joueurs qui ont joué au milieu de terrain. Il y a beaucoup de positif"

La question : Quand Paris va-t-il enfin comprendre ?

La dernière fois qu'on avait vu Paris en coupe d'Europe, face à un géant du continent, ça s'était mal terminé pour Mbappé et compagnie. Mardi soir, on les a revus face à un autre grand et devinez quoi ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets : Paris reste une équipe de salon qui perd ses moyens quand elle se fait sortir de sa zone de confort. C'était le cas l'an passé, l'année d'avant et c'est toujours ainsi.

A Anfield face à Liverpool, les hommes de Thomas Tuchel ont une nouvelle fois laissé leur caractère aux vestiaires, incapables de livrer une prestation digne d'une telle affiche. Alors oui, le talent de Neymar et le réalisme Mbappé ont bien failli permettre à Paris de braquer Anfield. Mais la réalité a finalement et logiquement rattrapé le PSG. Depuis le début du projet qatari, Paris est un empilement de talents et de joueurs brillants qui n'ont pas le mental pour se bouger et se mettre chiffon. En Ligue 1, les Parisiens peuvent faire les malins. Pas en C1.

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