Arsenal - PSG (Ligue des champions) I L'heure de donner le ton du projet
Par Vincent Bregevin
Mis à jour 01/10/2024 à 19:19 GMT+2
C'est son premier grand rendez-vous de Ligue des champions depuis le départ de Kylian Mbappé. En ce sens, le PSG fait un saut dans l'inconnu mardi à l'Emirates face à Arsenal, lors de la 2e journée de la C1. Un test grandeur nature pour le nouveau projet du club de la capitale, désormais tourné vers un collectif plutôt que des individualités. C'est une équipe qui doit se révéler.
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La route commence déjà à s'élever pour le PSG. Mardi à l'Emirates, Paris va se frotter au premier au gros client de son programme en Ligue des champions. Arsenal n'est pas encore revenu dans le gotha des cadors de la C1, même les Gunners ont atteint les quarts de finale de la compétition la saison passée. Cela ne leur était plus arrivé depuis 2010. Mais l'équipe de Mikel Arteta n'a été devancée que par Manchester City en Premier League ces deux dernières saisons. Cela suffit déjà à la poser comme un adversaire redoutable pour le club de la capitale.
Du genre de ceux qui posent généralement des problèmes au PSG en Ligue des champions. Paris a pris la bonne habitude de tenir son rang face aux plus petits que lui sur la scène européenne. C'est moins net quand il s'agit d'un adversaire au calibre supérieur. Même s'il a systématiquement été présent au stade des 8es de finale depuis 2013, même s'il a deux demi-finales et une finale à son actif sur les cinq dernières saisons, même si seuls le Real, City et le Bayern font mieux que lui sur cette période, le club francilien a régulièrement été à la peine devant une opposition plus féroce.
Se passer d'une dépendance
Il s'en est souvent remis à ses stars pour s'en sortir dans ces chocs européens. Symboliquement, Kylian Mbappé est le dernier buteur parisien en Ligue des champions. C'était au printemps dernier, à Barcelone, et le Bondynois avait inscrit le quatrième et dernier but d'un succès synonyme de qualification pour les demi-finales. Il était ensuite resté muet lors de la double confrontation face au Borussia Dortmund au tour suivant (1-0, 0-1). Comme le PSG, laissant ainsi l'impression que Paris vivait ou mourait selon le rendement du capitaine des Bleus.
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"Ce PSG m'a rappelé les mauvaises équipes de Luis Enrique"
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Se passer de cette dépendance, c'est justement la voie que le PSG a choisie. Mbappé est parti rejoindre le Real Madrid au bout de son contrat cet été, et Paris n'a pas été cherché une star pour le remplacer. Les décideurs parisiens ont estimé que le l'équipe devait primer au détriment des individualités. Que son destin ne dépendrait plus que de sa qualité collective. Qu'il pouvait faire sans un joueur dominant du football mondial pour aller au bout de son rêve, celui de remporter la Ligue des champions.
Une nouvelle vie bien partie
Cette nouvelle vie n'est pas mal partie. Sans véritable star, le PSG a maintenu sa supériorité sur la Ligue 1. Toujours invaincu, il occupe la place de leader avec cinq victoires et un nul en six journées. Il a aussi démarré sa campagne européenne par une victoire, même si elle a été obtenue en passant par un trou de souris, sur un but contre son camp du malheureux Paul Gazzaniga, le gardien de Gérone (1-0). Un succès loin d'être convainquant sur la forme, mais un succès quand même et c'est bien le plus important en Ligue des champions.
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"Avec cette version de Dembélé et Barcola, Paris n'y arrivera pas"
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Arsenal, ce sera une autre paire de manches. Un premier obstacle de taille sur la route du nouveau projet du club parisien. Celui qui livrera ses premières indications sur la capacité des hommes de Luis Enrique à se maintenir au plus haut niveau européen autrement. Ce ne sont plus des stars qui feront la pluie et le beau temps sur la capitale. Si le PSG doit vivre ou mourir, ce sera désormais en fonction de la qualité de son équipe. Une équipe qui doit se révéler à l'Emirates pour donner du crédit à ce projet, même s'il s'inscrit sur le long terme.
Des individualités pour révéler une équipe
Il passera fatalement par des individualités. Des joueurs à potentiel sur lesquels le PSG a parié pour reconstruire sa vie. De Nuno Mendes à Bradley Barcola, en passant par Warren Zaïre-Emery, Vitinha, Willian Pacho ou João Neves, entre autres. Eux aussi doivent se révéler. Mais toujours par le prisme du collectif. La mise à l'écart pour ce déplacement d'Ousmane Démbélé, devenu l'une des figures du club de la capitale, a ce côté symbolique. Le message est suffisamment clair pour l'effectif parisien avant le premier grand frisson de la saison.
Ce ne sera pas le seul. Paris a bien fait de commencer cette nouvelle Ligue des champions par une victoire, même étriquée. Il s'est donné un joker avant un programme des plus corsés. Arsenal n'est qu'un premier test. Le Bayern Munich, l'Atlético de Madrid et Manchester City seront d'autres étalons pour jauger ce nouveau PSG. Ce rendez-vous avec les Gunners est là pour donner le ton du nouveau projet parisien. En attendant de savoir s'il pourra lui permettre de rêver plus grand.
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