L'antisèche de Salzbourg - PSG (0-3) : Grand ouf, petit plaisir

Eurosport sur Google

Pas de fausse note aux airs rédhibitoires pour le Paris Saint-Germain, mardi en Autriche. Les Parisiens l'ont emporté lors de la 6e journée de Ligue des champions, face à Salzbourg (0-3). Un but de Gonçalo Ramos et un Achraf Hakimi omniprésent ont joué un rôle déterminant dans ce succès, dont l'ampleur a fini par susciter des sourires sur les visages d'une équipe surtout soulagée. Notre antisèche.

Luis Enrique s'est-il donné tort ?

Video credit: Eurosport

Le jeu : convenu et convenable

Sans surprise, le Paris Saint-Germain est venu en Autriche avec l'intention de tenir le ballon, et de rompre avec la stérilité qui lui colle à la peau en cette campagne de Ligue des champions. Missions accomplies. Avec 68% de possession, en s'appuyant parfois sur Gonçalo Ramos et en comptant surtout sur lui pour apporter de la présence dans la surface des locaux, les Parisiens ont dominé.
En seconde période, Paris a moins piqué mais l'a fait avec plus de vigueur (0-1 à la pause, 0-3 score final). De quoi s'assurer un dernier quart d'heure tranquille voire enjoué, à défaut de signer une partition mirobolante, et gagner une place (24e) au coeur de cette 6e journée de C1.
picture

Trois buts pour un déclic : "Ce score peut libérer certains attaquants"

Video credit: Eurosport

Les joueurs : Hakimi partout, Barcola incomplet

Achraf Hakimi s'est démarqué, dans tous les sens du terme, par son activité débordante. Celle-ci a impliqué des déséquilibres qu'une faible équipe de Salzbourg n'a pas su exploiter, mais cela a surtout débouché sur des opportunités pour le PSG. Le rôle joué par l'international marocain dans le magnifique troisième but des siens couronne sa grande prestation.
Bradley Barcola a beaucoup tenté, souvent éliminé (des défenseurs) mais il a manqué de tranchant face au but. Fabian Ruiz, plutôt neutre au milieu, s'est moins mis en valeur, au sein d'un groupe parisien où personne n'a détonné dangereusement. Dans le camp adverse, c'est peu ou prou l'inverse, malgré quelques fulgurances de Dorgeles Nene.

Le facteur X : une entrée signée doué

Désiré Doué a effectué une entrée remarquée. Auteur d'une passe décisive, avec un peu de réussite, pour Nuno Mendes, il s'est chargé d'inscrire le troisième but, à la conclusion d'une superbe action collective, qui a donné le sourire à tout Paris. Il a ainsi grandement contribué à la fin de match paisible du PSG, ce mardi en Autriche.

La stat : 137

Le témoin de l'omnipotence d'Hakimi. Avec 137 ballons touchés, il est seulement devancé en la matière par Marquinhos (142), dont les interventions ont été bien moins significatives offensivement.

La décla de Barcola (via Canal Plus)

Il n'y avait pas de blocage (concernant le manque d'efficacité, ndlr), mais on se posait beaucoup de questions et on a vu qu'en jouant à fond, sans se poser de questions, on pouvait gagner des matches comme ça

LA QUESTION : Paris s'est-il réconcilié avec l'efficacité ?

La première demi-heure de ce Salzbourg-PSG a ressemblé à un mauvais film, que les supporters parisiens regardent en boucle depuis des semaines. Le pitch ? Une domination qui s'illustre dans la possession et les occasions, sans trouver de traduction au tableau d'affichage. La suite a été bien différente, avec notamment un second acte où Paris s'est découvert un côté "tueur" après lequel il court tant.
Cela fait deux visages en un. Gonçalo Ramos, en personne, a incarné cette dualité. Avant d'ouvrir le score sur une remise d'Achraf Hakimi, il avait échoué à concrétiser une frappe repoussée du très offensif latéral parisien, puis il s'était manqué sur une offrande… d'Hakimi, toujours lui. C'est sans son fameux n°9, et avec un Doué qui n'a rien d'un avant-centre classique, que le Paris Saint-Germain a fait le break et enfoncé le clou.
Quant à Bradley Barcola, parfois d'une facilité déconcertante dans le dribble, il n'a toujours pas trouvé le "petit truc" qui pourrait lui permettre de renouer avec la "confiance" qui le portait en début de saison. Entre l'escouade de Luis Enrique et l'efficacité, la réconciliation n'est ainsi que partielle. Mais le conflit n'a pas pris une tournure rédhibitoire, ce qui constitue déjà une sacrée victoire.
picture

Les joueurs du PSG fêtent le but de Goncalo Ramos

Crédit: Getty Images


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité