L'antisèche de Liverpool - PSG (0-2) : Allô Budapest ?

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Vainqueur létal sur la pelouse de Liverpool sur un doublé d’Ousmane Dembélé (0-2), le PSG s’est qualifié pour sa troisième demi-finale consécutive en Ligue des champions. Une prouesse historique. Malgré un match en demi-teinte, Paris a su tuer, comme un grand d’Europe qu’il est, désormais. Notre antisèche.

"Il faut que Dembélé débranche son cerveau"

Video credit: Eurosport

Le jeu : Paris (presque) sans trembler

Ce ne fut pas la symphonie du match aller, disons-le d’entrée. Si les meilleures occasions ont d’abord été parisiennes, le rythme de la rencontre est rapidement retombé. Paris moins avide de contrôle et Liverpool longtemps, trop longtemps, brouillon ont empêché ce match de réellement décoller. Au retour des vestiaires, le faux rythme a laissé place à une domination franchement stérile des Reds, offrant aux Parisiens des opportunités en transition. C’est sur deux d’entre elles que Dembélé a douché Anfield. Létal mais pas franchement rassurant tant Paris n’a jamais ressemblé à la formidable machine à jouer qu’elle est habituellement.

Les joueurs : Dembélé d’abord frustrant, Safonov XXL

Il fut d’abord au niveau de son match aller, frustrant car intéressant dans ses déplacements mais pas au niveau dans sa finition. Mais, à la fin du compte, Ousmane Dembélé signe un doublé dont un but magnifique pour crucifier Anfield et valider la qualification du PSG. Létal dans la surface adverse, Paris a pu aussi compter sur un dernier rempart au niveau. Courageux dans ses sorties, Matveï Safonov a été impressionnant sur sa ligne. Derrière, Marquinhos a aussi été salvateur à de nombreuses reprises. Côté Liverpool, Ibrahima Konaté a, pour une fois cette saison, été très costaud tandis que Mo Salah, pour son dernier match de C1 à Anfield, a beaucoup raté après son entrée en jeu.

L’image qu’on aurait voulu ne pas voir

Il devait être le quatrième homme du quatuor offensif des Bleus à la Coupe du monde. Mais le rêve a peut-être déjà pris fin ce mardi pour Hugo Ekitike. Après une reprise d’appui, le Français s’est écroulé sur la pelouse d’Anfield et est sorti sur une civière. Ses larmes trahissent une vraie inquiétude. Terrible…
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Hugo Ekitike

Crédit: Getty Images

Le facteur X : La lucidité de M.Mariani

64e minute : Liverpool pousse, à sa façon, et obtient un penalty sur un contact entre William Pacho et Alexis McAllister. Maurizio Mariani est appelé par le VAR car si l’Equatorien touche bien l’Argentin, le contact est franchement léger et la chute franchement accentuée. L’arbitre italien revient logiquement sur sa décision. Tous n’auraient pas eu la même lucidité, on serait prêt à le parier…

La stat : 3

Difficile de faire bilan plus parlant. Depuis l’arrivée de Luis Enrique sur le banc, le PSG s’est systématiquement qualifié en demi-finale de Ligue des champions. Voilà donc trois saisons que le champion de France s’invite dans le dernier carré européen, une performance inédite à l’échelle du football français. Qu’il semble loin le temps des éliminations en 8es de finale…

La décla : Luis Enrique qui résume tout

"Aujourd'hui, on a montré qu'on est prêt à jouer avec la balle, mais aussi sans"
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Hommage à Luis Enrique : "Il faut se rappeler ce qu'était le PSG avant lui"

Video credit: Eurosport

La question : Ce PSG est-il injouable ?

L’interrogation est volontiers provocatrice, surtout un soir où Paris aura été loin de ses standards habituels en termes de jeu, de pressing et d’imagination. Mais c’est justement le plus impressionnant. Paris est devenu un géant européen et cette confrontation le résume assez bien. D’abord en proposant un récital au match aller. Puis en étant plus minimaliste mais bien plus tueur au match retour, s’adaptant aux situations de match.
Sa façon de gérer le temps fort relatif des Reds, son habilité à piquer en transition renforce son côté polymorphe et symbolise le casse-tête proposé à ses adversaires. Laissez-lui le ballon, vous ne le verrez plus et vous allez finir exsangues face à tant d’intensité, avec et sans la gonfle. Battez-vous pour avoir le contrôle et vous subirez des contres supersoniques et imprévisibles, de par la nature des attaquants parisiens. Ajoutez-y un gardien décisif sur sa ligne et vous aurez le candidat parfait au titre final.
La Ligue des champions étant, par nature, imprévisible à de telles hauteurs, voir Paris rejoindre le dernier carré sur les trois dernières années l’inscrit dans un monde à part. Sur la période, ils sont les seuls en Europe à afficher une telle régularité. Une prouesse quand on se souvient de parcours achevés dès début mars. Il ne reste plus que deux matches pour rallier Budapest. Trois pour décrocher un doublé historique. Et, en l’état, on a du mal à trouver des arguments qui iraient à l’encontre de cet espoir grandissant. C’est ça, le PSG de Luis Enrique.
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"Je ne sais pas si Safonov est un grand gardien, mais il grandit match après match"

Video credit: Eurosport


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