Ligue des champions 2026 - Avant PSG - Arsenal : le Paris Saint-Germain est aux portes de la légende

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Le PSG peut remporter samedi, face à Arsenal (18h), sa deuxième Ligue des champions consécutive. L'écrire et l'imaginer est déjà excitant, le faire serait extraordinaire. Luis Enrique et ses troupes ont franchi les portes de l'histoire à Munich et se présentent devant celles de la légende à Budapest. Paris a l'occasion de devenir l'un des plus grands clubs européens de l'ère moderne.

Plus facile pour le PSG ? "Non, car la dynamique d’Arsenal est différente de celle de l'Inter"

Video credit: Eurosport

C'est une rencontre capitale, ce qui revient à peu près à dire que le PSG et Arsenal sont de bonnes équipes, mais un peu plus que d'habitude, littéralement. Car samedi, à Budapest, deux clubs de deux autres capitales européennes s'affrontent en finale de Ligue des champions, ce qui n'était jamais arrivé au 21e siècle. D'un côté Paris, berceau du Ballon d'Or. De l'autre Londres, où sera délocalisée le 26 octobre la 70 édition de la prestigieuse récompense individuelle. Comme un symbole. Comme un signe que l'histoire va s'écrire, comme chaque année en finale, mais qu'elle peut cette fois s'écrire en majuscules.
Évacuons, avec respect, Arsenal et sa quête de première Ligue des champions. Si les Gunners débloquent leur palmarès en C1 après avoir remis les mains sur une Premier League qui leur échappait depuis 22 ans, ils signeront la plus grande saison de l'histoire du club. Mais si Paris réussit le fameux "back-to-back" auquel Luis Enrique croit depuis le mois d'août, c'est l'histoire de la compétition et du jeu tout entier qui seront marqués.
Le PSG ne serait pas le premier à conserver sa C1. Huit clubs l'ont déjà fait, certains même trois ou cinq fois de suite. Mais l'histoire raconte qu'il est beaucoup plus difficile de garder son trophée depuis que la coupe des clubs champions s'appelle Ligue des champions, a fortiori quand, comme Paris, on peut désormais disputer jusqu'à 17 matches pour la remporter. Après le doublé de l'AC Milan en 1989 et 1990, seul le triplé du Real Madrid (2016, 2017, 2018), est ainsi passé par là.

Une histoire de doublés

S'il atteint cette destination, le champion de France, club le plus présent en finale de C1 depuis 2020, deviendra de facto l'un des plus grands clubs européens du 21e siècle. Mais que dire du chemin, si tortueux cette saison, entre blessures et recherche de la forme optimale, avec un effectif très peu retouché dont les seules recrues estivales n'ont rien apporté. Et de la manière, cette ode au collectif, au mouvement et au dépassement de fonction, qui surpasse déjà de loin tout ce qu'on a vu des Merengue, et qui marque esthétiquement son époque comme l'ont fait le Barça de Pep Guardiola ou le Liverpool de Jürgen Klopp.
Réussir une deuxième saison de cette ampleur, dans ces conditions, est déjà invraisemblable. Mais Paris l'a presque normalisé grâce à un homme, Luis Enrique, dont on a déjà loué les exploits, mais qu'il faudra certainement replacer dans la hiérarchie des plus grands coaches en cas de nouveau succès.
Samedi, il pourrait aligner les dix mêmes joueurs de champ que lors de la finale de l'année dernière face à l'Inter (5-0) et c'est inévitablement via le prisme de ces individualités qu'il faut aussi lire ce rendez-vous. Ousmane Dembélé, Ballon d'Or en titre, a l'occasion de s'ouvrir en grand les portes d'un doublé individuel à 29 ans, après être devenu la meilleure version de lui-même à 27, ce qui est là encore insensé. Dans son sillage, des gamins de 20 ans, Désiré Doué, Senny Mayulu et Warren Zaïre-Emery, pourraient devenir les premiers double vainqueurs de C1 de cet âge-là. Autant de façons d'entrer dans la légende du football européen. Et une certitude : Paris en est tout proche.

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