Ligue des champions - "Aller mourir là-bas" : Le Real Madrid veut croire à une qualification en Bavière même si les chances semblent (très) réduites

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Tic, tac. L'horloge sonne les heures et le Real Madrid approche à grands pas du dénouement de sa saison. Une qualification en demi-finale contre le Bayern relancerait l'espoir de conclure la cuvée en apothéose. Seulement, les chances de gagner en Bavière sont minces, et si Alvaro Arbeloa s'est évertué à motiver les troupes, le doute reste présent autour de ce fameux "ADN C1" propre aux Merengue.

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La tendance a commencé à changer mais avec ce Real Madrid-là, il est de bon ton de tordre l'histoire à sa convenance, tant que le discours rentre dans le narratif déroulé par la Maison Blanche. Trois des quatre dernières Ligue des champions remportées l'ont été après avoir, quelques semaines plus tôt, cadenassé le championnat (2017, 2022, 2024). À en croire donc ce semblant de tropisme, le club merengue fonce tout droit vers une élimination en quart face au Bayern (défaite 2-1 à l'aller au Bernabéu), et un second incident industriel de rang. De l'environnement médiatique aux joueurs, en passant par un Alvaro Arbeloa vindicatif et remonté, la croyance reste une boussole solide dans la capitale.
On peut tout de même sentir une érosion dans la synergie attendue avec les supporters madrilènes. Beaucoup ont décroché devant le feuilleton morne sur le pré et pétaradant au possible dans les coulisses. Certains, ranimés par l'agitation de cet "ADN C1" propre au club roi de la compétition reine, ont glissé dans le camp des optimistes. Chose pratique avec le Real, il défie les lois de la gravité comme peu le font ou l'ont fait ces dernières décennies. Qu'importe les antécédents, les statistiques, les blessés et encore moins l'adversaire, la Casa Blanca louvoie mais trace son sillon vers la gloire.

Discours guerrier et rangs resserrés  

Au crépuscule approchant d'une cuvée charriant surtout son lot de polémiques et de frustration, Alvaro Arbeola, en bon produit du sérail, s'est évertué à rabâcher la vieille comptine surannée. "Nous devons fournir un effort considérable. C'est notre match et on sait ce qu'on doit faire, pose l'entraîneur madrilène après le match nul contre Gérone. Nous devons aller en Allemagne pour gagner, avec conviction. Et aller mourir là-bas."
Le discours guerrier a déjà fonctionné au tour précédent avec une double confrontation largement dominée face à Manchester City (victoire à l'aller et au retour). Les rangs serrés, un Vinicius et – surtout – un Federico Valverde retrouvés, le Real avait resservi une lampée de cette formule magique qu'il garde au chaud pour ces grandes soirées. "Le Bayern affrontera des maillots blancs, un écusson rond qui se battront jusqu'au bout. S'il y a bien une équipe capable de gagner à Munich, c'est le Real Madrid", martèle un Arbeola désespéré de convaincre son auditoire et plus encore.

L'énigme Mbappé, l'ADN C1 envolé ? 

"Ils sont capables de renverser la situation, croit Michel, l'entraîneur de Gérone après le point rapporté du Bernabéu. J'ai parlé avec certains joueurs du Real et j'ai le sentiment qu'ils peuvent le faire." Dans les faits, il faudra convoquer l'esprit ragaillardi aperçu jusqu'au retour de blessure de Kylian Mbappé. Le numéro 10 madrilène est-il compatible avec le feu sacré que souhaite ranimer le héraut merengue ? La presse spécialisée, habituelle avocate du capitaine des Bleus, n'en est plus si sûre.
Les chiffres ne parlent pas en faveur du Bondynois, qui n'a pas vu le Real remporter la moindre rencontre depuis son retour. Son match aller convaincant (ponctué du but de l'espoir) a rassuré quelque peu, sans pour autant donner tous les gages de réussite pour un épilogue heureux. Consistant dans ses efforts, replacé sur l'aile droite, Mbappé a soudainement baissé d'un cran son exigence contre Gérone. Un mauvais signal envoyé à son public, même si on devine le Français capable de se sublimer lorsque le couperet menace de tomber.
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Le souvenir des glorieuses "remontadas" portaient bien souvent le sigle d'une éminence (Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Vinicius Junior). Le Brésilien est encore là mais son entente avec Mbappé n'est pas toujours au rendez-vous lorsque la pente se cabre. Autant être clair, ce Real-là semble enterré, loin de celui de 2026, fade et desséché, qui parcourt sans idée directrice les terrains arrosés. Alors, faut-il accepter le désenchantement ? S'il en reste quelques nano-poussières, le Real compte bien s'accrocher à ce fameux "ADN". Au fond, au milieu du désespoir, il s'agit bien de son dernier espoir.
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