Ligue des champions - Avant Chelsea - PSG, Paris ne fait plus de cauchemar de remontada
Eurosport sur GoogleLa remontada subie à Barcelone en 2017 a flingué un nombre impressionnant de campagnes européennes du PSG. Fragilisé par ses traumatismes, Paris a perdu, année après année, des matches qu’il n’avait pas le droit de perdre. Mais aujourd’hui, alors même que le PSG a remporté son 8e de finale aller 5-2, les fantômes de la remontada ne sont plus convoqués.
Marquinhos peut-il pénaliser Paris ? "Pour les tours suivants, c'est inquiétant"
Video credit: Eurosport
A l’été 1991, les Lakers déboulent en finales NBA face aux Chicago Bulls. Les deux grosses équipes du moment offrent un choc légendaire. C’est un massacre : les hommes de Phil Jackson laminent l’équipe de LA (4-1). Traumatisés, les Lakers partent pour un long tunnel sans titre et sans gloire. Alors en 1999, quand ils doivent choisir quelqu’un pour relancer la franchise, ils confient leur destin à leur ancien bourreau, Phil Jackson, qui installera en Californie une nouvelle dynastie autour de Kobe Bryant et Shaquille O’Neal.
Pendant des années, le PSG a, lui aussi, souffert d’un match. La remontada subie à Barcelone a longtemps obscurci son destin européen, saison après saison. Et comme les Lakers 25 ans plus tôt, ils ont choisi leur bourreau, Luis Enrique, cerveau du 6-1 du Barça, pour chasser ses fantômes.
Là-encore, ce fut un succès puisque Paris est enfin allé au bout en Ligue des champions. Si bien que ce mardi, alors même que le PSG est dans une situation qu’il lui a longtemps fiché la trouille avec un avantage conséquent acquis au match aller (5-2), il n’est plus question de trauma, de sueurs froides, de jambes qui tremblent et de caboches en surchauffe.
Le mot "remontada" n'est plus prononcé
Avant le 8e de finale retour à Stamford Bridge, Paris est serein. en conférence de presse ce lundi, personne n'a prononcé le mot "remontada" et tout le climat qui entoure la rencontre est débarrassé des habituelles angoisses escortant le PSG dans ses campagnes européennes. Il faut se souvenir que la remontada barcelonaise a fait des petits. Deux ans plus tard, après une victoire à Old Trafford, Paris s’écroulait à domicile contre un Manchester pourtant largement diminué et privé de ses meilleurs joueurs (1-3). En 2022, après une victoire au Parc et un but de Mbappé en première période, les Parisiens s’écroulaient sur un triplé de Karim Benzema en 17 minutes.
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Karim Benzema esulta per un gol in Real Madrid-PSG (Messi nello sfondo) - Champions League 2021/2022
Crédit: Getty Images
Ces trois épisodes ont nourri l’idée d’une contagion inexorable et d’un PSG traumatisé pour de bon. Marquinhos, qui a tant souffert dans ces instants décisifs, a incarné l’image d’un PSG souvent brillant sauf quand il fallait défendre une avance et encore plus quand celle-ci était large. Et puis Luis Enrique est arrivé et a lavé les têtes. Ce ne fut pas son chantier le plus médiatique mais peut-être l’un des plus importants. Conférence de presse après conférence de presse, il a dédramatisé la remontada folle du Camp Nou : "Cette remontada n’a servi à rien, la Juventus nous a sortis derrière. Et avant cette remontada, il y avait eu un 4-0 au Parc des Princes", mettait-il en perspective en mars 2024 afin de mettre fin au complexe parisien.
Luis Enrique n'est pas étouffé par le doute et ça change tout
Luis Enrique n’a jamais été étouffé par le doute. Cette absolue confiance en lui, en sa méthode et en son équipe sont les plus forts remèdes aux émotions parisiennes. L’Espagnol a diffusé dans un club au mental chancelant l’aplomb qui lui manquait. Jamais il ne s’est remis en cause, jamais il n’a ouvert une brèche qui aurait pu nourrir une forme de déstabilisation.
Il est droit dans ses bottes depuis le début de son mandat et sa constance a permis de chasser les vieux démons. Le renouvellement profond d’un effectif, où seul Marquinhos a vécu l’enfer catalan, a contribué à en gommer peu à peu le souvenir et le quart de finale face au Barça en 2024 a servi de parfait antidote.
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Le PSG champion d'Europe à Munich après sa victoire contre l'Inter Milan, le 31 mai 2025
Crédit: Getty Images
Après la défaite à l’aller au Parc (2-3), Luis Enrique claironne : "Paris n’a jamais réussi de remontée dans les matches à élimination directe. Demain sera le jour où on le fera." Le PSG explose le Barça au retour (1-4) et se soigne. "La victoire ne vient pas de la condition physique mais du changement de confiance et de mentalité dans l’équipe", souligne le coach. Paris est guéri. Même les frissons l’an dernier lors des ultimes minutes du quart de finale face à Aston Villa (3-1, 3-2) n’ont pas fait vaciller le nouveau PSG et la victoire en Ligue des champions reste le meilleur des palliatifs.
Paris, désormais, accepte de souffrir
Aujourd’hui, et c'est nouveau, le club sait souffrir. "Dans cette compétition-là, on est obligés de savoir souffrir, chaque club qui l'a gagnée est passé par là. Nous, on l'accepte aussi. La saison dernière, on a parfois été très bons mais on a parfois souffert aussi contre Liverpool, Aston Villa ou Arsenal", concède Ousmane Dembélé. Et il n’y a guère plus que Liam Rosenior, coach de Chelsea, pour évoquer une possible "remontada". Si elle semble bien improbable, Paris n’est pas à l’abri, évidemment. Mais celle-ci se jouera dans le rapport de force et ne devra rien à ses devancières désormais soigneusement rangées dans un placard.
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Score en cumulé (2-8)
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