Ligue des champions - Le pressing, indicateur de la bonne forme d'Ousmane Dembélé avec le Paris Saint-Germain

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Le doublé d'Ousmane Dembélé, dont un second but magnifique, ce vendredi face au LOSC en Ligue 1 (3-0) avec le Paris Saint-Germain pourrait être un indicateur suffisant quant à son retour en forme. Mais le Ballon d'Or 2025 a fait bien plus que cela. Il a couru beaucoup, et pressé inlassablement les défenseurs lillois. Un geste devenu l'un de ses atouts, et un beau baromètre de sa forme.

"Barcola, c'est le Dembélé d'avant"

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Le statut de star du Paris Saint-Germain a souvent octroyé des privilèges – parfois auto-attribués, il est vrai – et être dispensé de pressing, voire de courir sans le ballon tout court, en a été l'un des plus courants pour les attaquants. Ousmane Dembélé, détenteur actuel de la couronne parisienne, n'est pas fait de ce bois-là. Même avec un Ballon d'Or. Son talent pourrait pourtant largement l'en exempter, et il l'a encore prouvé ce vendredi avec son but exceptionnel en Ligue 1 contre le LOSC. Mais non, ce soir-là, comme lors de tous les autres matches depuis un moment maintenant, il a fait sa part des basses besognes.
Il a mis une pression incessante sur les défenseurs centraux du LOSC et son gardien Berke Özer, à qui il n'a pas manqué de souffler quelques mots comme il aime le faire. Pile ce qu'attends de lui son entraîneur Luis Enrique, qui lui demande d'être un exemple dans le pressing "comme il l'a fait l'année dernière et comme il l'a fait à chaque fois qu'il a joué cette saison" : "Ousmane est un leader sur la pelouse, l'a complimenté l'Espagnol en conférence de presse ce mardi. Et c'est beau de trouver un joueur avec cette qualité individuelle, qu'il a montrée avec ses deux buts, mais aussi avec ce caractère pour presser et montrer à l'équipe à chaque action."
"Ousmane, c’est un joueur extraordinaire, l'encensait son coéquipier Warren Zaïre-Emery quelques jours auparavant, après la victoire à Lille. Il peut tout faire, faire la passe, dribbler, il peut marquer. Il défend. Il sait tout faire. Franchement, quand on l’a dans notre équipe, c’est un plaisir de jouer avec lui. Il nous apporte beaucoup." Le Ballon d'Or 2025 a la faculté rare de transformer son équipe offensivement, mais aussi défensivement. Avec lui, le Paris Saint-Germain est redevenu vendredi soir une équipe qui avance, et qui provoque les erreurs de ses adversaires. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les trois buts passés aux Lillois viennent de ballons récupérés très haut des Parisiens.
Ce n'est pas pareil dans l'axe
"C’est le coach, c’est l’entraîneur qui me demande de ne pas laisser le temps aux défenseurs et aux gardiens de manœuvrer, d’avoir le temps de penser, expliquait-t-il début septembre pour Onze Mondial. Je suis constamment en alerte. Surtout quand on n’a pas le ballon." Et un joueur qui n'aimait pas défendre au début de sa carrière est devenu un exemple d'implication au pressing : "Je prends plaisir à le faire" affirmait-t-il à beIN Sports dans une interview cet été. Parce que ça marche, forcément. C'est même ce qui faisait la force du Paris Saint-Germain version vainqueur de la Ligue des champions la saison dernière.
Mais aussi parce que, depuis qu'il joue dans l'axe, il a découvert une toute nouvelle manière d'aborder l'exercice : "Ce n’est vraiment pas pareil, détaillait-t-il dans son interview pour Onze Mondial. Dans l’axe, tu as 10, 15 mètres à faire et après, tu peux te reposer. Sur le côté, si le latéral va jusqu’à ton camp, tu dois le suivre, donc tu as plus de courses à faire. Quand tu joues dans le couloir, les replis défensifs te prennent plus d’énergie, ce n’est pas pareil." Elle est aussi là, la réussite de Luis Enrique. En lui offrant un rôle moins énergivore, il a réussi à motiver sa tête d'affiche à emmener tous ses coéquipiers dans son sillage.
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Et le voir galoper comme il le fait n'est pas qu'un bon signe quant à son implication. C'est nécessairement un bon indicateur qu'Ousmane Dembélé est en pleine possession de ses moyens physiques. "Je me sens très bien après une première partie de saison où j’ai eu quelques blessures, disait-il après son match face à Lille. Je pense que c’était un mal pour un bien pour moi. Je suis bien, à 100 %, pour la deuxième partie de saison." Tout cela se confirme en le voyant sprinter vers le gardien à la moindre occasion.
Voilà qui met une pièce de plus dans la thèse de Luis Enrique. L'entraîneur parisien a répété ce lundi que son équipe était sur la pente ascendante, comparant la dynamique actuelle à celle de la saison dernière. Il est vrai que les Parisiens avaient attendu le début de l'année civile pour se révéler, et devenir un rouleau-compresseur. Avec, comme symbole, un Ousmane Dembélé transformé et devenu omniprésent. En étant béni du plus beau des trophées pour un club, le Paris Saint-Germain s'est attiré la malédiction qui va avec : être condamné à poursuivre à vie le fantôme de son succès, et d'y être comparé inlassablement. On ne sait pas encore si ce PSG-là et de la trempe de son illustre prédécesseur, mais on le saura bientôt. Seule certitude : même avec un Ballon d'Or, Ousmane Dembélé ne va pas s'arrêter de presser.
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