Paris Saint-Germain - Liverpool | Comment Dominik Szoboszlai est devenu la référence des coups de pied arrêtés

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Le vrai spécialiste, c'est lui. Après le départ de Trent Alexander-Arnold l'été dernier, Dominik Szoboszlai a hérité d'une responsabilité qui aurait probablement dû lui revenir beaucoup plus tôt : il est le principal tireur de coups de pied arrêtés à Liverpool. Son style et son rendement sur ces phases de jeu en font la référence ultime au moment d'affronter le PSG en Ligue des champions (21h00).

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C'était un petit cercle que la standardisation du football a encore réduit. Aujourd'hui, les vrais spécialistes des coups de pied arrêtés se comptent sur les doigts d'une main et Dominik Szoboszlai en est certainement la référence actuelle. Cette saison, le milieu de terrain de Liverpool a inscrit cinq coups francs, dont quatre directs, et a souvent bien choisi ses matches, voire ses moments.
C'était face à Arsenal, Manchester City, Tottenham et... Marseille. En Premier League, le Hongrois chasse le record co-détenu par David Beckham et Laurent Robert (5) et aucun Red n'avait excellé de la sorte dans cet exercice avant lui. Cette spécialité n'est pas nouvelle, elle est même un pan essentiel de la (grande) qualité de "Szobo". Mais en Angleterre, il lui a fallu patienter.
"J'en ai enfin mis un, disait-il après avoir inscrit un magnifique coup franc face à Arsenal en début de saison. Je dois mentionner Trent [Alexander-Arnold, NDLR] car c'est lui qui s'en occupait auparavant. Mais quand tu t'entraînes autant [à en tirer, NDLR]... finalement, j'ai pu avoir ma chance et la saisir." Aujourd'hui, le milieu de 25 ans n'est pas l'unique tireur attitré. Mais son rendement dans ce domaine l'a quelque peu conforté.
Szoboszlai, ce n'est pas qu'un joueur adroit. C'est aussi un style particulier, une histoire et une relation intense avec cette phase de jeu. "Mon pied droit, c'est mon point fort, confiait-il dès 2020 à France Football, alors qu'il évoluait au RB Salzbourg. Mais tu dois toujours travailler pour l'améliorer. Par exemple, après l'entraînement, je reste toujours pour tirer 50 coups francs. Pour moi, c'est important parce qu'un coup franc, c'est une occasion de marquer. En plus, je ne pense pas trop mal les tirer...".

Un style unique

Le Hongrois n'a pas qu'une seule technique de tir. Sa qualité de frappe a peut-être été forgée par une drôle de décision de son père qui, selon un récit raconté par nos confrères de The Athletic, avait choisi d'imposer des chaussures trop petites à son enfant afin de limiter la croissance de ses pieds. Et ainsi rapprocher les caractéristiques physiques de sa progéniture de celles de l'immense Ferenc Puskas, idole du pays.
Aujourd'hui, "Szobo" adapte sa technique de tir à la situation et à la distance. Mais celle qu'il maîtrise le mieux, et qui fait le plus de ravages, n'est pas sans rappeler les habitudes qu'avaient Juninho, ou Cristiano Ronaldo au début de sa carrière. "Son pied passe vraiment sous le ballon mais il ne rentre pas totalement dedans, a analysé son coéquipier Federico Chiesa. Il ne l'accompagne pas. Il frappe la balle et son pied s'arrête."
Cette particularité rend la trajectoire plus imprévisible, plus fuyante aussi. "Je pense que tout le monde connaît les tirs de Dom maintenant, a estimé Adam Pecsi, jeune gardien hongrois appartenant à Liverpool et parfois victime de son compatriote à l'entraînement. Les Hongrois les connaissaient depuis longtemps mais désormais, c'est le cas de tout le monde en Angleterre et dans le monde car c'est quelque chose d'unique. Avec lui, vous pouvez être sûr qu'il y aura de la puissance à n'importe quelle distance. Et qu'il y aura aussi de la précision."

Talent et travail

Plusieurs vidéos diffusées par le club de la Mersey sur les réseaux sociaux démontrent que le joueur à la longue chevelure continue de se perfectionner dans cet exercice. Elles rappellent aussi que "Szobo" nourrit une véritable obsession pour les zones inaccessibles pour les gardiens, c'est-à-dire proches des poteaux ou des lucarnes. Ce ne sont pas Gianluigi Donnarumma ou David Raya, complètement cloués par les tentatives du Hongrois, qui diront le contraire.
Le rendement du polyvalent joueur des Reds n'est donc pas uniquement lié à son talent, mais aussi à une forme d'acharnement et un vrai goût pour l'analyse des situations. Face à City, par exemple, il avait choisi de viser le poteau gauche de "Gigio", avec un ballon frappé légèrement de l'extérieur du pied, après avoir vu le placement du mur mancunien. Et face à l'OM, il avait opté pour un tir à ras du sol après que l'adjoint d'Arne Slot et entraîneur des gardiens Xavi Valero lui avait fait remarquer qu'aucun joueur adverse ne s'était couché au pied du mur. Une hypothèse qui avait déjà été étudiée à l'entraînement. "J'ai fait mes devoirs", avait-il souri au micro de TNT Sports après coup.
Autre(s) leçon(s) à retenir pour le Paris Saint-Germain, qui reçoit Liverpool ce mercredi soir (21h00) en quart de finale aller de Ligue des champions, Szoboszlai est aussi un brillant tireur de corners... et de penalties. Dans cet exercice, le Hongrois a même tant confiance en sa qualité de tir qu'il choisit toujours d'envoyer le ballon au même endroit, sur la droite du gardien. Il avait manqué sa tentative face à Burnley, en début d'année. Mais puisque son taux de réussite atteint 91% sur l'ensemble de sa carrière, Matvey Safonov ne devra sans doute pas compter sur un nouvel échec si l'occasion venait à se présenter.
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