Barrages de la C1 | L'échec d'un OL à mi-temps : "Peut-être que je suis un entraîneur de merde"
Eurosport sur GoogleL'OL de la deuxième période n'a pas été récompensé. Celui de la première ne peut s'en prendre qu'à lui-même. L'ensemble donne une élimination, ce mercredi lors des barrages de la C1 face à Fenerbahçe (1-2, 2-3 sur la double confrontation). Loïs Openda et Corentin Tolisso ont fustigé ce contraste, qui a dû frustrer le Groupama Stadium, Paulo Fonseca flirtant quant à lui avec l'autoflagellation.
Tolisso (OL) face au Fener, avec Fonseca en médaillon
Crédit: Eurosport
De quoi faire bouillonner de rage les supporters lyonnais. Interrogé à la mi-temps sur les lacunes de l'OL, Jorge Maciel, adjoint de Paulo Fonseca, a cité "l'agressivité sur le porteur de balle" et appelé à "plus de détermination", ce mercredi lors des barrages retour de la Ligue des champions. Des défauts qui n'inspirent aucune mansuétude, surtout lors d'un tel rendez-vous.
Le réveil a sonné, mais cela n'a pas suffi, Fenerbahçe l'emportant d'un but (1-2, 2-3 sur la double confrontation). Lyon attendait de retrouver la C1 depuis six ans… et attend toujours, à l'issue d'une rencontre quasiment jouée à moitié. "On a montré deux visages", n'a pu qu'admettre Loïs Openda – dont un but a été refusé pour hors-jeu –, interrogé par Canal Plus à l'issue de ce match.
Si on avait commencé le match comme la deuxième période, je pense que ça se serait passé autrement
"Quand on fait une telle première période (61% de possession du ballon mais moins de tirs que l'adversaire, ndlr), c'est sûr que c'est compliqué. Si on avait commencé le match comme la deuxième période, je pense que ça se serait passé autrement", a estimé l’ancien attaquant lensois, rejoint par Corentin Tolisso dans son constat. "Extrêmement déçu", le capitaine des Gones a parlé d'un premier acte "totalement raté".
Après la pause, c'est un OL enfin à la hauteur que le peuple rhodanien a eu à pousser, malgré quelques accrocs, comme un corner concédé de façon burlesque par Ruben Kluivert. "On peut avoir des regrets", déplore Tolisso, eu égard à ce contraste, insistant sur l'apathie initiale : "On laisse centrer, on prend un but sur coup de pied arrêté. Ce n'est pas normal. On aurait dû être plus solides."
Deux fausses joies et le rythme est retombé
Et quand Le Groupama Stadium a vibré avec ses joueurs requinqués, à l'image d'un Malick Fofana buteur… il est allé de fausse joie en fausse joie. Déjà frustrés par l'annulation du but d'Openda un quart d'heure plus tôt, les fans lyonnais sont montés dans l'ascenseur émotionnel de celui de Kaïl Boudache. La décision a tardé à être prise, puis à être communiquée… et comprise, à en croire le bruit des travées (75e minute).
Comme si c'était le coup derrière la tête de trop, l'OL a replongé dans sa léthargie. Même si Boudache, encore lui, a fait passer un ultime frisson dans les gradins. Du haut de ses 20 ans, le jeune "entrant" (62e) a incarné une intensité qui était de rigueur dès le coup d'envoi. "Peut-être que je suis un entraîneur de merde et que c'est l'explication, a pesté Fonseca, questionné sur son coaching en conférence de presse. A la fin du match, c'est très facile de parler des changements."
Après le coup de sifflet final, une échauffourée est venue tristement couronner une soirée forte en émotions. Même sans cet incident déplorable, la dramaturgie des grandes soirées européennes était de la partie. Mais les joueurs de Paulo Fonseca l'étaient seulement en partie.
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Olympique Lyonnais
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Fenerbahçe A.Ş.
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Score en cumulé (2-3)
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