Ligue des champions | "Celui qui m'a encore plus surpris, c'est Dembélé" : Revoilà Ousmane Ballon d'Or
Par Julien Pereira
Mis à jour 10/09/2026 à 01:44 GMT+2
Dembélé était peut-être vexé, alors Dembélé a retrouvé sa version Ballon d'Or. Piqué par le management de Luis Enrique, l'attaquant a lancé sa saison avec une prestation remarquable d’envie et d’efficacité (deux buts, une passe décisive) ce mercredi lors du large succès du PSG face au Slovan Bratislava (6-1) en Ligue des champions. Ce, alors que la campagne pour le Ballon d'Or s'est intensifiée.
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Lui n’a pas spécialement fait campagne. Lorsqu’il a été interrogé par nos confrères de L’Équipe sur ses favoris à sa succession au Ballon d’Or, Ousmane Dembélé a cité Khvicha Kvaratskhelia, Harry Kane et Kylian Mbappé puis, dans un second temps, Michael Olise, Lamine Yamal ou encore Fabian Ruiz. Le dernier lauréat n’a pas glissé son propre nom, par humilité, a-t-il dit. Tout en précisant que cette course au trophée individuel le plus convoité n’était "pas si indécise" et qu’il "resterait dans les mains d’un joueur du PSG." Avec une petite idée derrière la tête ?
Ces dernières semaines, l’attaquant parisien s’était plutôt fait discret. Sa mise au repos, à la fin du mois d’août, avait laissé place à diverses thèses et interprétations, dont celle de la punition, avant que celle-ci ne soit désamorcée par Luis Enrique himself. "Je suis un grand admirateur d’Ousmane, avait rappelé le coach espagnol. C’est un joueur essentiel pour nous. Il a fait un gros effort pendant ses vacances pour être là pour les deux Supercoupes."
Un air de Norvège
Face à Monaco (1-2), déjà, on avait senti "Dembouz" requinqué. Sans être décisif après son entrée en jeu, pour les vingt dernières minutes, l’ancien Barcelonais avait retrouvé les appuis, la tonicité et la vivacité d’un joueur en forme. Mais il a finalement décidé de lancer sa campagne, et sa saison, sur la scène européenne face au Slovan Bratislava (6-1).
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Ce mercredi soir, il y avait, dans ses intentions et dans son envie, quelque chose de similaire à ce qui l’avait animé lors du troisième match de l’équipe de France au Mondial, face à la Norvège (1-4). Dembélé, visiblement piqué par les critiques de la presse au début du tournoi, avait torturé les Norvégiens avec un triplé sublime en un peu plus d’une demi-heure de jeu.
Quand je suis sur le terrain, je ne pense pas à ça
Difficile de savoir, précisément, où le leader parisien a puisé sa motivation, cette fois. Peut-être n’a-t-il pas apprécié de ne pas figurer parmi les favoris au prochain Ballon d’Or. Peut-être a-t-il été, aussi, frustré par les événements du début de saison. "Bien sûr [qu’il est satisfait] après des débuts un peu compliqués où je n’ai pas beaucoup joué, a-t-il glissé sur Canal+. J’ai joué 20, puis 45 minutes… ce n’était pas facile de revenir. […] Quand je suis sur le terrain, je ne pense pas à ça." Toujours est-il qu’il a, là aussi, plié le match… en un peu plus d’une demi-heure de jeu. Avec, cette fois, un doublé puis une passe décisive.
"Aujourd'hui, le joueur qui m'a le plus surpris, c'est Ousmane Dembélé, a souri Luis Enrique, interrogé par Canal+. Quelle intensité ! Avec le ballon, sans le ballon, comme d'habitude." Et lorsque son interlocuteur lui a fait remarquer que son joueur avait peut-être été piqué par ses décisions du début de saison, le technicien a fait mine de ne pas avoir été impliqué : "Non, c'est lui ! Quand je vois cet Ousmane Dembélé, c'est un vrai plaisir. J'en profite et j'aime le voir avec cette ambition qu'il a montrée lors des trois dernières années." Message passé.
Avec Torres, les débuts d'une complémentarité
Auteur de l’ouverture du score avec un bel enchaînement technique à la suite d’une frappe de Nuno Mendes (17e), puis du break de la tête (23e) en opportuniste, le Français a ensuite parfaitement servi Ferran Torres (31e). Entre-temps, il aurait pu marquer plus s’il n’avait pas trop croisé son piqué, dans la foulée de son premier but (18e), ou s’il avait eu un peu plus de réussite, à la suite d’une autre tentative de Torres que le portier slovaque a repoussé sur sa barre.
Il aurait aussi pu être crédité d’une autre passe décisive sans une position de hors-jeu de Nuno Mendes (55e). Mais à coup sûr, Luis Enrique se satisfera bien plus du fond que de la forme. Au-delà de la motivation du joueur, c’est aussi son activité de tous les instants (71 ballons touchés, 9 tirs) et son association avec Ferran Torres qui ont satisfait.
Face à un adversaire certes permissif et perméable, l’ancien Rennais s’est, le plus souvent, infiltré depuis le demi-espace droit, quand l’Espagnol partait plutôt de la gauche pour finir dans l’axe. Il n’a pas pour autant empiété sur l’espace de Maghnès Akliouche, plus en retrait mais aussi très mobile et juste techniquement.
L’imprévisibilité générée par les trois joueurs offensifs a sûrement beaucoup plu au coach parisien, forcément à la recherche de nouveautés pour étendre l’hégémonie parisienne. "On a gagné deux fois la Ligue des champions, toutes les équipes veulent nous battre, a souligné le Ballon d’Or. Il va donc falloir être exigeant." Une chose est sûre : l’exigence de Luis Enrique lui va toujours aussi bien.
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