Ligue des champions I Barrages I Pourquoi l'OL et Paulo Fonseca doivent "avoir le courage" de choisir le jeu face au Fenerbahçe
Eurosport sur GoogleSix ans après, l'OL n'est qu'à un barrage aller-retour de retrouver la Ligue des Champions (mardi, 21h). Face au Sparta Prague, Lyon a démontré qu'il savait se montrer ambitieux au retour, pour laver le visage trop frileux de l'aller. Stars "monstrueuses" de Fenerbahçe ou pas, les Gones devront convertir le discours ("on veut jouer notre jeu") en actes, et l’ambition en résultat.
Paulo Fonseca le 17 août.
Crédit: Getty Images
Improviser. Ou pas. Mais trouver la bonne formule. Six ans après avoir quitté une vieille amie prénommée Ligue, l'OL a retrouvé sa porte, et s'empresse d'y toquer, sans savoir si la famille Champions le laissera entrer. Mardi soir (21h), les Gones joueront à Istanbul la première moitié du barrage qui arbitrera leur sort européen : C1 ou pas C1. Le tout sans le rodage d'une première partie de saison, ni les certitudes des gros camions. Sauf peut-être celle-ci : Lyon doit tout refaire comme face à Prague, au match retour (3-0), et ne pas revivre l'aller (1-2). Surtout face au Fenerbahçe.
Dans son discours, incarné par Paulo Fonseca et Moussa Niakhaté, l'OL n'a pas transpiré la conviction du favori avant la querelle du mardi, bien au contraire. Dès le coup de sifflet final d'une revanche réussie face au Sparta, à Lyon, l'entraîneur promettait que son adversaire des barrages serait "d'un autre niveau". Ce qu'il a appuyé devant les médias, lundi, déroulant un parterre d'éloges envers "une équipe vraiment forte avec beaucoup d'individualités". Le taulier Moussa Niakhaté a corroboré, tout aussi méfiant : "Ils ont une équipe juste monstrueuse".
L'hydre Fenerbahçe, c'est vrai, ne compte plus franchement ses têtes. Aux cages : Ederson. Devant lui : Nathan Aké, Milan Skriniar, Nelson Semedo. Puis Mattéo Guendouzi et N'Golo Kanté (Fred pourrait aussi figurer). Avant le feu : Marco Asensio, Mason Greenwood, Kerem Aktürkoglu, et Talisca, qui reste sur cinq buts lors de ses cinq derniers matches.
Nous voulons jouer notre jeu
Paulo Fonseca doit choisir. Option A : réhabiliter l'idée de l'aller pragois. Aligner une défense à trois (ou cinq), lui souffler d'endiguer. Le passé lui donnerait tort, alors que Lyon s'était effondré à Prague, où le score n'avait pas fait honneur à la gifle du Sparta dans le jeu (victoire 2-1 des Tchèques). À Istanbul, ses joueurs devront "défendre bien, pendant 90 minutes". En espérant ne pas trop défendre, pendant 90 minutes : voilà l'option B.
"Nous n'arrivons pas ici pour défendre tout le temps, précisait Fonseca lundi. Nous voulons jouer notre jeu. Nous savons que nous jouons contre une grande équipe, que ce sera difficile ici, mais nous devons avoir le courage de jouer notre jeu." Ledit jeu que Lyon avait montré chez lui, au retour, à onze contre onze puis contre dix.
Sans Sulc ni Tagliafico, mais avec les recrues
La qualification face au Sparta est venue d'une intention et d'une organisation différentes. Abner Vinicius est redevenu un latéral gauche, Corentin Tolisso et Tanner Tessmann des milieux de terrain. Malick Fofana et Ernest Nuamah ont épaulé un bon Loïs Openda (le seul attaquant titulaire à l'aller), et l'OL a pu déployer sa pression haute, imposer des occasions, jusqu'à convertir à la suite d'une projection rapide (Nuamah, 1-0, 20e).
Puis il avait concrétisé sa domination, après l'expulsion d'Adam Sevinsky, du bout du pied d'Ainsley Maitland-Niles (2-0, 66e), et du coup de celui de Tyler Morton (3-0, 72e). L'ancien de Liverpool, en difficulté sans ballon à l'aller, a pu rayonner avec au retour. Il aurait pu inscrire un voire deux buts supplémentaires.
Sauf scénario similaire, l'Anglais devrait moins dicter le jeu, mardi soir. Même si l'OL est "plus fort que la semaine dernière", selon Fonseca, et que "le temps a aidé à améliorer l'équipe". Lyon fera sans Pavel Sulc, Khalis Merah et Nicolas Tagliafico, mais avec Zachary Athekame, Felix Bacher et Mads Bidstrup, qui visent leur(s) grande(s) première(s). Dans un grand bain presque tout étoilé. "Quand on va entendre la musique, ou voir les ballons de la Ligue des Champions, on va comprendre qu'on n'en est pas loin, résumait Moussa Niakhaté. Mais il y a un gros morceau en face." Un détail.
Sur le même sujet
Plus de détails
Fenerbahçe A.Ş.
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/football/club/logo/300/4049.png)
1
1
Olympique Lyonnais
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/football/club/logo/300/4772.png)
Commenté
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/10/23/image-03a35c9d-dff9-47ea-8cbc-f2b92fd03e52-68-310-310.jpeg)