Ligue des champions I L'OL, ses inconnues et le bataillon, avant d'affronter le Sparta Prague en 3e tour préliminaire de Ligue des champions

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Sans repères, l'OL dispute mardi le premier des matches les plus importants de sa saison 2025-2026, pour espérer que celle qui suivra soit teintée de Ligue des champions pour la première fois depuis 2020. Face au Sparta, Lyon doit effacer quelques beaux doutes emmagasinés lors d'une préparation plus que mitigée. Il n'y a plus le temps d'hésiter.

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Les vraies indications viendront. Au fond, cet OL-ci, même balayé par le Real Betis (0-4) mercredi, et défait par le Slavia Prague un peu plus tôt (0-2), n'est qu'un OL de préparation. Ce qui a de quoi inquiéter, alors que s'élève déjà le ton, jusqu'aux hauteurs de la Ligue des champions, reste que cet OL-là, de préparation, le semble bien mal, préparé. Mardi soir, Lyon lancera sa nouvelle saison – ou finira la précédente – d'un électrique match aller en terrain pragois, face au Sparta, cette fois (20h). Pour espérer revoir cette C1 d'antan, que le Rhône n'a plus accueillie depuis six ans maintenant. 
Il y aura d'abord, ou seulement, selon la réussite de la double confrontation, ce troisième tour préliminaire, qui pourrait permettre à l'OL de se faufiler en barrages. Ledit barrage qui permettrait à l'OL, ensuite, de jouer la phase de ligue, la vraie, avec le Paris Saint-Germain, le RC Lens et le LOSC. Entre autres. Avant d'y penser, Lyon doit marquer une fois de plus que le Sparta Prague, deuxième du championnat tchèque l'an passé, en deux matches, l'un là-bas, l'autre chez lui, au Parc OL, resté sur la note européenne amère de Vigo, au mois de mars (défaite 0-2, élimination en huitièmes de finale de la Ligue Europa).

Openda est arrivé, Sulc est porté disparu

De la déroute contre Lens qui lui avait coûté une qualification directe parmi les grands d'Europe, en clôture de la dernière saison de Ligue 1 (0-4 au Groupama Stadium) à l'ouverture de sa "campagne" de Ligue des champions, l'OL a d'abord recruté. En nombre, qui plus est : six joueurs au total, si l'on excepte l'option d'achat levée de Noham Kamara (ex-PSG). Devant sont arrivés Julien Duranville (Dortmund), Kaïl Boudache (Nice) et Loïs Openda (Juventus), surtout, en prêt. Mohamed Ouédraogo (Altach) à gauche de la défense devrait être en mesure de débuter. L'arrivée de l'Autrichien Felix Bacher (Estoril) a été officialisée dimanche pour compléter le tout, et densifier le contingent axial.
Renforcé, pourtant, l'OL ne le semble pas encore franchement. Deux de ses meilleurs éléments de la saison passée manquent à l'appel : l'un, Afonso Moreira, est déjà parti (Leverkusen, 29,5 millions), l'autre, Pavel Sulc, s'entraîne avec le groupe mais n'a disputé que trente petites minutes de la préparation lyonnaise. Ce que son seul parcours au Mondial, écourté dès la phase de groupe avec la Tchéquie, ne saurait expliquer. 
C'est un moment qui peut être positif pour le groupe
Sans même avoir joué le moindre match officiel, Lyon doit presque attendre un électrochoc, après la raclée infligée par le Betis Séville (0-4), qu'il avait côtoyé en Ligue Europa l'an passé. La performance de ses joueurs en Espagne a "préoccupé" Paulo Fonseca, selon ses dires après avoir vu l'OL tenir le ballon sans jamais savoir l'utiliser, puis se faire punir en transition, ou sur phases arrêtées. Tout ce qu'il ne faudra pas reproduire face au Sparta Prague d'Adam Karabec. Et puis, préparation ou pas, l'identité des joueurs vaincus par le Betis ne devrait que bien peu varier, mardi soir. Au contraire de l'OL bis, ou ter, qui avait cédé en toute fin de rencontre face au Slavia Prague (0-2), toujours en amical, deux semaines plus tôt. 
Que tirer d'une défaite, d'une gifle, même sans gravité ? L'espoir du sursaut d'orgueil, d'abord et surtout. "C'est un match qui nous a préoccupés en vue du premier match (face au Sparta), reconnaissait Paulo Fonseca au soir du Betis. Mais, comme je l'ai dit, peut-être que le résultat est négatif, mais c'est un moment qui peut être positif pour le groupe. Peut-être que nous avions trop de confiance, et que ce résultat nous ramène les pieds sur terre." Démonstration de réalisme attendue.
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