Une nouvelle démonstration de l'Espagne qui n'a peut-être jamais été aussi forte
Eurosport sur GoogleL’Espagne est encore plus forte aujourd’hui qu’à New York. Sa rentrée des classes est insolente. Elle a vaincu l’Angleterre et, ce mardi, elle a roulé sur la Croatie (4-1) au terme d’une démonstration collective qui restera. Parce que le Ballon d’Or est dans l’air, la prestation de Lamine Yamal sortira du cadre mais c’est passer à côté de l’essentiel.
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La symphonie n’était donc pas tout à fait achevée. Remporter la Coupe du monde n’a visiblement pas suffi à l’Espagne qui émerveille lors de cette rentrée internationale. Après s’être sorti d’un guêpier à Wembley, dans le choc de cette Ligue des Nations face à l’Angleterre, la Roja a envoyé du merveilleux ce mardi pour les retrouvailles avec son public, à Séville, face à la Croatie (4-1).
Quand l’expression collective est à ce point aboutie, que faire ? C’est comme si l’Espagne était encore plus forte aujourd’hui qu’hier. Peut-être parce que Lamine Yamal, auteur d’un doublé fantastique et d’une passe décisive de son mauvais pied, est redevenu celui qu’il avait cessé d’être l’espace d’un été : le meilleur joueur du monde.
Mais retenir Yamal, c’est passer à côté de l’essentiel. L’Espagne ne joue plus seulement au foot, elle l’orchestre. Chaque déplacement semble répondre au précédent, chaque passe préparer la suivante. L’adversaire peut défendre bas, presser haut, attendre ou se livrer : il semble toujours devoir s’adapter à ce que décide la Roja. Ce qui n’était pas toujours le cas aux USA.
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Lamine Yamal
Crédit: Getty Images
70 secondes et tout est dit
Au fond, il aura fallu 70 secondes de jeu, 25 passes et les dix joueurs de champs impliqués dans l’affaire pour comprendre l’essence de la soirée. En 70 secondes, et sans qu’aucun Croate ne touche la balle, les champions du monde ont ouvert le score comme sur un tableau noir. Un tango et rideau. Tout est là, dans ces 70 secondes, ses changements de rythme, son mouvement de balancier, sa façon de faire valdinguer l’adversaire sans que celui-ci ne puisse rien y faire.
"La première période aurait pu se terminer sur un score de quatre ou cinq à un, et la seconde de la même manière, a réagi Luis de la Fuente le pourtant très humble sélectionneur des champions du monde. Nous étions face à une équipe qui défend bien, qui joue fort dans les airs et nous devions être vigilants sur tous les fronts. Mais ensuite, nous avons repris le contrôle du ballon, de la circulation et du match."
L’Espagne a le pouvoir et, visiblement, elle n’est pas prête de le partager. Au Mondial, elle a parfois connu des trous d’air, elle s’est interrogée. Mais la version de ce mois de septembre est absolument effrayante.
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40e match sans défaite
Ces jours-ci, et sans doute ceux qui viennent, sont pollués par le débat autour de l’identité du futur Ballon d’Or, de la campagne des uns, des petites phrases des autres. Au milieu, Lamine Yamal est un des favoris et chacun de ses matches est un élément à verser au dossier. Les votes sont pourtant clos depuis dimanche mais tout tourne autour de ça : "Lamine a très envie de continuer à progresser et de montrer au monde entier quel footballeur il est, a réagi de la Fuente évidemment interrogé sur le sujet. Son humilité le rend encore plus exceptionnel."
Sauf que c’est à l’Espagne qu’il faut donner le Ballon d’Or en ce mois de septembre. Evidemment Yamal est injouable depuis le début de saison mais, avec l’Espagne, il est la touche finale. Tout ce qui l’entoure est une merveille. "Luis de la Fuente dit déjà que peu importe qui joue. Nous sommes des joueurs de grande qualité, a répété Nico Williams après le match. L'autre jour, Baena a marqué et fait une passe décisive. Aujourd'hui, c'était mon tour." L’Espagne a enchaîné son 40e match sans perdre. Et quelque chose nous dit que la série ne va pas s’arrêter tout de suite.
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