Marseille éliminé de la Ligue des champions : Inqualifiable !

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C’est une soirée dont l’OM se souviendra longtemps. Alors que la qualification pour les barrages de Ligue des champions lui tendait les bras, Marseille s’est sabordé en Belgique. Incapables d’être à la hauteur de l’évènement, les hommes de Roberto De Zerbi ont démissionné et la Ligue des champions les a justement sanctionnés. Il n’y a même pas de regret à nourrir. L’OM est à la place qu’il mérite.

L'OM éliminé piteusement : "Il faut ouvrir le dossier De Zerbi"

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Sur la ligne de départ mercredi à 21 heures, parmi les 18 équipes qui pouvaient encore espérer se qualifier pour les barrages, c’est l’OM qui avait le plus de chances d’y parvenir avec un pourcentage de chances de 94,6% selon les savants calculs d’Opta. La marge d’erreur était donc faible, mais l’OM s’y est vautré. L’issue peut sembler cruelle avec un coup-franc imaginaire obtenu par le Benfica et la tête de son gardien pour envoyer la bande à De Zerbi en enfer, mais, en réalité, le dénouement s’est écrit à Bruges, à Lisbonne face à l’Atalanta ou Liverpool. Cette campagne européenne se clôt sur un 6-0 en 180 minutes.
Longtemps qualifié, l’OM serait passé par la chatière avec trois victoires et cinq défaites. Ce mercredi, la lecture du classement donne une idée du poids du champion d’Europe 93 sur la scène actuelle. Il figure derrière Bodö-Glimt ou Qarabag, des équipes du cercle polaire ou d’Azerbaïdjan. Avec 9 points et une différence de buts de -3, Marseille présente exactement le même bilan que Paphos, club chypriote au plus petit budget de l’ensemble du plateau (30 millions d’euros soit moins que l’indemnité de transfert du seul Paixao).

Marseille n'a pas respecté la Ligue des champions

Pourtant, depuis le début de saison, Marseille a battu Paris et Newcastle ou offert quelques jolis moments de bravoure face à l’Ajax. C’est ce qui rend ce constat plus insupportable encore. L’OM a donné l’impression de choisir ses matches. Ou, si ce ne fut pas le cas, de ne pas mettre le même niveau d’implication face à tous ses adversaires. Marseille n’a pas respecté la plus difficile des compétitions, a oublié qu’il ne suffisait pas d’être l’OM et de jouer dans un volcan pour venir à bout de plus petit que soit. Le match à Bruges est symptomatique de cette arrogance ou, au moins, de cette suffisance qui a fini par plomber les Marseillais.
Après 15 minutes, l’OM avait perdu son match et comptait sur tous les autres, le Real Madrid, le Bayern Munich ou l’Atlético Madrid pour les maintenir dans l’illusion d’une qualification. La sanction est logique alors que le Benfica s’arrachait jusque dans les ultimes instants face au Real et que Bodö-Glimt mettait tout son cœur et ses tripes face à l’autre équipe de Madrid. Les Marseillais, dans le match le plus important de leur année, ont refusé l’obstacle et pris une leçon. Comment ont-ils pu jouer ce tournant de leur saison avec autant de légèreté ?

Ouvrir le dossier De Zerbi

Le problème se répète en C1 comme en L1 et pose invariablement la question de l’état d’esprit de ce groupe. Qu’est-ce qui anime cet OM ? Balerdi peut rouler des mécaniques, Höjbjerg crier sur tout ce qui bouge et Médina mordre dans les mollets de ses adversaires, si c’est pour disparaître quand l’enjeu gonfle, à quoi bon ? Ce n’est pas qu’une défaite qu’a essuyé l’OM, c’est une humiliation qu’il va falloir assumer face au public le plus exigeant de France.
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Vraiment rageant ? "Cet OM ne méritait pas de passer"

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Et quelle que soit la couleur de son passeport, Roberto De Zerbi va très vite voir sa tête mise à prix. Sa responsabilité est indiscutable dans cet immense fiasco, lui qui n’a pas su mobiliser son équipe. "Je suis le premier responsable", répète-t-il depuis des semaines. Difficile de lui donner tort et la question de son avenir risque de surgir plus vite que prévu. Ses compositions d’équipe folkloriques et ses consignes nébuleuses ont participé à fragiliser une équipe qui semblait avoir tout pour passer l’écueil. Greenwood, Pavard, Höjbjerg, Gouiri, Aubameyang, Aguerd, Weah : Marseille ne manque ni de talent, ni d’expérience mais d’un cadre.
La gueule de bois risque d’être sévère et la faculté à digérer l’échec dessinera la fin de saison de l’OM. La crise ou le rebond. Là-bas, on ne fait jamais dans la demi-mesure et ce genre de soirée tragique accouche rarement de lendemains qui sifflotent.
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