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Messi, Messi, Messi !

Messi, Messi, Messi !
Par Eurosport

Le 29/02/2012 à 23:11Mis à jour Le 01/03/2012 à 11:53

Lionel Messi a signé le premier triplé de sa carrière en sélection pour permettre à l'Argentine de s'imposer contre la Suisse (1-3) mercredi soir à Berne. Le meilleur joueur du monde a très largement confirmé son rang.

En Argentine, le débat agite l’asado (Ndlr : le barbecue traditionnel argentin) dominical et les conversations des terrasses des cafés de Buenos Aires et de Mar del Plata. Il est aussi au cœur de l’éternel conflit des générations. Pour les plus anciens, El diez reste Diego Maradona. Parce qu’il a gagné la Coupe du Monde avec l’Albiceleste, en 1986 au Mexique. Les plus jeunes, malgré tout le respect dû au Pibe de Oro, ont choisi Lionel Messi. Les trois buts qu’il a inscrits face à la Suisse mercredi soir parviendront peut-être à vaincre quelques réticences, même si l’Argentine n’est pas encore championne du monde.

En Europe, le génie de Catalogne fascine. Mercredi soir, le stade de Suisse de Berne était presque rempli, et un rapide sondage révèlerait que sa seule présence a constitué à elle-seule un évènement suffisant pour doper les ventes. Le public bernois a vu l’icône de près, et personne n’a regretté sa soirée, commencée par l’échauffement argentin où Messi s’est chauffé la voix et qui s’est prolongée par des fulgurances qui n’appartiennent qu’à lui. Il aurait même pu inscrire son vingtième but en sélection au bout de quatre minutes, sur un coup-franc qui léchait la transversale de Benaglio. Mais Messi sait attendre…

Son premier triplé avec l’Argentine

Il se raconte parfois qu’il rayonne moins en sélection nationale qu’avec Barcelone. Les faits et les chiffres le confirment, et à cela, Messi passe une partie de son temps àexpliquer que « Barcelone, ce sont des années de travail et d’automatismes, alors qu’une équipe, même si elle possède les meilleurs joueurs du monde, ne peut arriver à la même perfection, en une semaine. » Pourtant, le capitaine de l’Argentine a encore allumé des clartés dans le stade habituellement occupé par les Young Boys Berne. Il y eut une de ces accélérations made in Messi, embellie d’une passe qui aurait pu être décisive pour Sosa (17e). Puis une autre, relayée par Agüero, et que le Barcelonais, histoire de vraiment lancer sa nuit bernoise, s’est chargé de convertir en but, d’une subtile frappe au ras du poteau gauche de Benaglio (20e).

Le buteur multi-récidiviste du Barça ne s’aventure qu’exceptionnellement dans sa moitié de terrain. Il préfère visiter celle des autres, comme sur ce tour du propriétaire qu’il s’accorda à l’aube de la demi-heure, en grillant toute la défense helvétique pour expédier un centre sauvé en catastrophe par Affolter (33e). Et quand les Suisses décident de le marquer de près, Messi parvient à dévier utilement le ballon alors que Lichsteiner, venu de très loin, le ceinture grossièrement (35e). Avec son but et son jeu toujours frappé du sceau de la simplicité, l’Argentin venait de donner du relief à sa première mi-temps. La seconde moitié de sa représentation fut bien marquée par quelques ballons perdus et une activité à peine moins soutenue. Mais un Messi même en veille reste un danger de tous les instants. La Suisse, qui s’était imaginée obtenir un troisième match nul consécutif face à l’Argentine, a vu ses espoirs ruinés en cinq minutes. Une balle piquée pour sanctionner une erreur de la défense d’Hitzfeld (88e), et un penalty transformé avec son aisance habituelle lors du temps additionnel (90e + 1). En sélection aussi, Messi sait désormais s’offrir des hat-trick…

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