Jeux Olympiques 2024 - Espionnage par drone : le Canada sanctionné de six points de pénalité

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L'équipe féminine du Canada a été sanctionnée de six points de pénalité par la FIFA suite à l'affaire d'espionnage par drone de l'équipe de la Nouvelle-Zélande. Présentes dans le groupe de l'équipe de France, les Canadiennes, championnes olympiques, se retrouvent avec un sacré handicap pour essayer de sortir de leur poule.

Players of Canada line up before the start of the women's group A football match between Canada and New Zealand during the Paris 2024 Olympic Games at the Geoffroy-Guichard Stadium in Saint-Etienne on July 25, 2024.

Crédit: Getty Images

La Fifa a annoncé samedi avoir retiré six points aux footballeuses canadiennes, championnes olympiques en titre et futures adversaires des Bleues aux Jeux de Paris-2024, à la suite de l'affaire d'espionnage par drone de l'équipe de la Nouvelle-Zélande. Cette sanction fragilise les Canadiennes mais ne les condamne pas mathématiquement dans la course aux quarts de finale. Elles peuvent se qualifier avec trois points, en terminant meilleures troisièmes du groupe A.
Après la France dimanche (21h), elles affronteront la Colombie mercredi pour la dernière journée de groupe.  Leur sélectionneuse, Beverly Priestman, ainsi que deux autres membres de l'équipe, dont le pilote du drone, sont par ailleurs "suspendus de toute activité liée au football pour une période d'un an", a précisé l'instance mondiale du football dans un communiqué.

Huit mois de prison avec sursis pour le survol par un drone

Avant cette sanction, la sélectionneuse avait déjà été suspendue des Jeux olympiques. Selon la Fifa, la fédération de football est "jugée responsable de ne pas avoir respecté les règlements applicables" de l'instant car elle "n'a pas veillé à ce que les officiels participant au tournoi respectent l'interdiction de faire voler des drones au-dessus des sites d'entraînement". Mercredi, un membre de l'équipe de football féminine canadienne, sanctionné également par la Fifa, a été condamné à huit mois de prison avec sursis pour le survol par un drone d'une séance d'entraînement des néo-zélandaises avant le match jeudi à Saint-Etienne.
L'exploitation des images a montré que cet homme de 43 ans avait déjà filmé ces joueuses le samedi précédent, dans les mêmes circonstances, au stade Michon de Saint-Etienne. Le membre du staff a affirmé en garde à vue "que les vidéos lui auraient permis de connaître la tactique de l'équipe adverse", selon le parquet de Saint-Etienne.
"Comme Canadienne, ce ne sont pas nos valeurs, notre pays. Nous ne sommes pas des tricheuses. Cela a été très dur mais en tant que joueuses nous avons su être soudées", a expliqué jeudi après le match contre la Nouvelle-Zélande la défenseuse Vanessa Gilles, ajoutant "c'est quelque chose qui va nous suivre pendant longtemps". Après avoir perdu deux fois lors des JO contre le Canada, en 2012 pour la médaille de bronze et en 2016 en quart de finale, les Bleues d'Hervé Renard veulent leur revanche dimanche. La FFF n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette sanction.
 

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