"Pelé aurait été très triste" : la sélection brésilienne dans la tourmente

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La sélection brésilienne est sixième après six matches dans son groupe de qualification pour le mondial 2026, soit a dernière place qualificative directe. Le marasme sportif est réel, pour une équipe orpheline de Neymar, blessé, mais s'il n'y avait que cela... Le président de la confédération brésilienne de football a été destitué, ce que la Fifa voit d'un mauvais œil.

Gabriel Jesus lors du match de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026 entre le Brésil et l'Argentine au stade Maracana le 21 novembre 2023 à Rio de Janeiro, Brésil.

Crédit: Getty Images

"Si (Pelé) avait été là cette année, il aurait été très triste", de la crise du football brésilien, a déclaré Edinho, fils du "roi" Pelé, dans un entretien accordé à l'AFP à quelques jours du premier anniversaire de la mort de son père. "Il était toujours très préoccupé du sort du football brésilien", a-t-il affirmé. Un an après la disparition du légendaire et génial attaquant brésilien, triple champion du monde avec le Brésil (1958, 1962 et 1970), la Seleçao, orpheline de Neymar, blessé le 18 octobre, au moins jusqu'à l'été prochain, ne se porte en effet pas très bien.
Elle n'occupe après six journées que la sixième place, la dernière directement qualificative pour le Mondial-2026, du groupe Amsud où elle reste sur une défaite au Maracana face à l'Argentine (1-0) le 22 novembre. "Nous connaissons un déclin (...) Nous avons encore de grands joueurs, mais avant nous avions plus de joueurs de haut niveau qu'aujourd'hui", a estimé Edinho.

La tourmente est également politique

A cette crise de résultats s'en est ajoutée une autre, institutionnelle, avec la destitution le 7 décembre d'Ednaldo Rodrigues, président de la Confédération brésilienne de football (CBF), sur décision judiciaire. Le tribunal de Rio de Janeiro a invalidé un accord ayant permis son élection. Sauf que la Fifa et la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) ne tolèreront aucune ingérence étatique dans la gestion des fédérations et n'hésiteront pas à suspendre le Brésil si Ednaldo Rodrigues n'est pas rétabli à la tête de la Fédération brésilienne (CBF), a déclaré lundi à l'AFP une source à la Conmebol.
"Le règlement est clair et net. L'intervention de forces externes dans le champ de compétence des (fédérations) associées n'est en aucun cas permis", a déclaré cette source qui a requis l'anonymat. "Cette crise n'est pas apparue du jour au lendemain, ce sont des problèmes importants et complexes", a déclaré Edinho. Sacré bazar.
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