Michel Platini tente de mettre les choses au clair. Encore une fois. Dans un long entretien accordé au Monde, l'ancien président de l'UEFA fait le tour de l'actualité. Il donne sa vision de la crise liée à la pandémie du Covid-19. Et il n'est pas "inquiet" ! "Tout ce qui va se passer dans les années à venir ne dépendra pas du Covid de l’année 2020, mais de l’évolution des intérêts et des enjeux du football professionnel. Le système sera toujours plus fort. Il va reprendre, s’accélérer", estime-t-il. Mais l'ancien numéro 10 des Bleus et la Juve revient aussi sur cette réunion au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient le président Nicolas Sarkozy et Tamim ben Hamad al-Thani (alors prince héritier du Qatar, devenu émir en 2013).

Ce déjeuner lui a valu de se retrouver dans le viseur de l'office anticorruption de la police judiciaire dans le cadre d'une enquête sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Mais il se défend de toute pression de la part de Nicolas Sarkozy. "On n’a jamais parlé de la Coupe du monde le jour de ce déjeuner. Ils ont parlé de politique internationale", raconte Michel Platini. "Si j’avais eu un intérêt personnel, j’aurais demandé de l’argent aux Qataris. Si j’avais eu un intérêt financier, je ne serais pas allé voir Sarkozy. Les autorités suissesont regardé tous mes comptes. Il n’y a pas un centime du Qatar".

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S’il y a eu corruption, il faudra enlever la Coupe du monde au Qatar

Son choix de voter pour le Qatar pour la Coupe du monde 2020, il l'assume. Comme depuis le début. "Je suis pour l’expansion, le développement du football. Qu’un pays arabo-musulman ait la Coupe du monde, c’était mieux que de la redonner à d’autres", explique-t-il. C'était un choix très personnel ("Quand tu votes, tu fais un choix, selon tes convictions profondes"). Et s'il affirme n'avoir jamais ressenti de "pression" de la part de l'Elysée, il voulait juste l'annoncer au président de la République française à l'époque. Le reste, il n’y est pour rien: "Je voulais simplement lui dire pour qui j’allais voter et au revoir. C’est tout. Point final. Les Qataris n’avaient pas besoin d’être au milieu du truc".

Des années plus tard, il reste droit dans ses bottes sur ce vote. En revanche, il annonce encore une fois : "La seule chose que j’aie dite, c’est que s’il y a eu corruption, il faudra enlever la Coupe du monde au Qatar. Ce serait de la responsabilité de la FIFA". En attendant, l'ancien sélectionneur tricolore, évoqué pour prendre la tête de la FIFPro – le syndicat mondial des joueurs -, continue de ne pas vouloir entendre parler de retraite. "L’opportunité fera le larron. Pour la présidence de la FIFA, il faut se battre pour l’avoir. Je ne m’interdis rien", prévient-il.

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