Gallas l'a mauvaise

William Gallas regrette l'image que "l'affaire Knysna" va laisser sur sa carrière. Dans un entretien à L'Equipe, le défenseur se livre. Il exprime ses regrets, revient sur sa brouille avec Samir Nasri. Et s'étonne de ne pas avoir été rappelé en équipe de France suite à ses bonnes performances.

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L'heure n'a pas sonné de faire le bilan définitif de sa carrière. Mais William Gallas a accepté de se pencher sur le passé pour faire un point dans un long entretien accordé à L'Equipe titré "Je ne suis pas une tête de con". On l'avait peu entendu depuis le fiasco du Mondial 2010. Presqu'un an après, le défenseur central exprime ses regrets. "On a pris des décisions qui n'étaient pas les bonnes, mais sur le coup, on était dans notre bulle, inconscients. On ne s'est pas rendu compte", se défend le joueur de Tottenham. Son plus grand regret ? L'image indélébile qui va rester dans l'esprit de beaucoup de gens quand ils repenseront à son parcours. "Cette image me poursuit, et je sais qu'elle va me poursuivre. C'est dur à vivre car je ne crois pas qu'elle corresponde à ce que je suis vraiment. J'ai joué seize ans au haut niveau et une décision, une erreur a tout foutu en l'air." Il refuse l'idée qu'il ait pu être un meneur dans cette grève, sa "plus grosse erreur" en tant que footballeur : "On a dit que j'étais un meneur, ce qui n'était pas le cas".
Comme tous ses partenaires du bus de la honte, l'ombre de Knysna ne sera en effet jamais très loin. Surtout que contrairement à certains, cet épisode sera sûrement le dernier de l'ancien joueur de Marseille ou encore de Chelsea avec les Bleus. L'arrière aux 84 capes, qui s'est opposé à la FFF dans l'histoire des primes de droit à l'image, n'avait pourtant pas fait une croix sur l'équipe de France. Le discours de Laurent Blanc l'a fait espérer. Sa saison très aboutie avec Tottenham où il a signé des performances de haut-niveau aussi. "Quand j'ai vu que j'avais retrouvé mon niveau, je pensais qu'on allait me rappeler. Après, il y a un choix du sélectionneur.Mais on avait dit que les meilleurs seraient sélectionnés, et je crois que cette saison, j'ai été l'un des tous meilleurs joueurs français à mon poste. Voilà, c'est comme ça, je n’ai pas été appelé pour X raisons", glisse-t-il sans vouloir s’étendre sur ces raisons avant de conclure sur les Bleus : "Cette fois, dans ma tête, j'ai tiré un trait sur ma carrière internationale".
"Le problème, Samir Nasri, le connaît"
Quitte à faire le point sur les différentes histoires compliquées qui émaillent son parcours, Williams Gallas est aussi revenu sur sa brouille avec Samir Nasri. Depuis le refus du milieu offensif des Bleus de lui serrer la main avant le choc entre Tottenham et Arsenal cette saison en championnat, cette histoire fait jaser. Tout part de la publication du livre où Gallas pointait du doigt l'attitude de certains joueurs lors de l'échec à l'Euro 2008, sans citer de noms. Nasri s'est senti visé car son aîné évoquait un incident entre lui et Thierry Henry à propos d'un siège réservé dans le bus de l'équipe. Et depuis, il a une dent contre Gallas, qui n'est pas prêt de s'excuser, loin de là. Mieux, le défenseur persiste et signe : "Si je disais la vérité sur cette affaire, sur la manière dont il s'est comporté..., lâche-t-il dans le quotidien sportif. On a essayé de me faire passer pour le vilain petit canard mais les images montrent le contraire. Je ne veux pas entretenir la polémique. Le problème, Samir Nasri, le connaît. Il ne doit pas se mentir à lui-même".
Enfin, Gallas évoque son départ d'Arsenal. Il émet là encore quelques regrets. Mais il se montre aussi tranchant vis-à-vis de son ancien club : "Quand j'ai été capitaine, j'ai voulu faire passer un message, et il n'est pas passé. Sur la forme, j'ai été maladroit, mais sur le fond, j'avais raison. Aujourd'hui, d'autres disent la même chose que moi", explique Gallas, qui s'appuie sur le dernier exercice pour étayer sa thèse : "Cette saison montre, malheureusement pour eux, qu'il manque quelque chose à cette équipe. C'était un peu trop facile de dire que tous les problèmes d'Arsenal venaient de William Gallas." L'heure du bilan était aussi celle des règlements de comptes.
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