Chelsea peut-il éviter un désastre industriel, s'il ne se qualifie pas en coupe d'Europe la saison prochaine ?

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Face à Sunderland dimanche, Chelsea (8e) ne pourra espérer qu'un faux pas de Brighton (7e) pour se qualifier en Ligue Europa, et craindra une non-qualification pour les prochaines européennes. Le point d'orgue sous haute tension d'une saison noire, qui pourrait plonger durablement les finances du club, sous la menace de nouvelles sanctions de la Premier League et de l'UEFA.

Mais pourquoi Xabi Alonso a-t-il choisi Chelsea plutôt que Liverpool ?

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À Chelsea, on n'aime plus vraiment les tableaux. Ceux des comptes, ce n'est pas un secret, plongent saison après saison vers une teinte de plus en plus rouge. Celui du classement de la Premier League lui refuse déjà toute possibilité d'accéder à la prochaine Ligue des champions, puisque les Blues seront au mieux 7es du championnat, au soir de l'ultime journée, le 24 mai. Ce qui reviendrait à une qualification pour la prochaine Ligue Europa. Et encore, ce n'est pas fait : à la veille de leur dernier duel de la saison à Sunderland, les joueurs de Calum McFarlane ne sont que 8es, un point derrière Brighton, et comptent au moins trois poursuivants qui pourraient leur damer le pion (Brentford, Sunderland et Newcastle). Attention, grand, grand danger. 
Alors que Brighton aura fort à faire pour vaincre Manchester United - bien que les Red Devils n'aient plus rien à jouer avec leur troisième place garantie -, les Blues pourraient avoir une belle opportunité de grimper d'une place, s'ils se dépêtrent du piège Sunderland. Gagner, ou trembler. Car une nouvelle saison en Ligue Conférence, un an après l'avoir quittée, serait une bien maigre consolation, voire un sacré boulet financier pour une structure de cette ampleur, aux coûts taillés pour la Ligue des champions et rien d'autre.

Sous la menace de l'UEFA et de la Premier League

Démonstration : sur l'ensemble de la saison 2024-2025, malgré son titre européen en C4, le club avait enregistré 303 millions d'euros de pertes. La faute à un format de compétition onéreux, qui implique de longs déplacements, des rentrées d'argent bien moindres qu'en C1 ou en C3 via la billetterie, et des revenus de droits télé bien inférieurs à ceux qu'offrent les grandes sœurs européennes. Le tout dans un contexte où Chelsea n'a jamais autant été sous la menace des arbitres financiers, nationaux comme européens.
Pour rappel, l'été dernier, le club détenu par le consortium américain BlueCo avait été lourdement sanctionné par la Premier League (11 millions d'euros) et l'UEFA (33 millions d'euros au total) pour plusieurs infractions, notamment liées au franchissement des niveaux d'endettement que tolèrent les deux instances. Et si l'exercice 2025-2026 pourrait s'avérer correct du point de vue financier, avec les revenus liés, entre autres, au parcours en Ligue des champions stoppé en huitièmes de finale par le Paris Saint-Germain, le suivant pourrait vite tourner au désastre. Comprendre : nouvelles pertes, nouvelles amendes, voire une exclusion pure et simple des compétitions UEFA pour une saison, si Chelsea poursuit sa fuite en avant sans réduire la voilure. 
Les résultats n'ont pas été assez bons, tout le monde le sait
Mais avant de sortir les calculettes, le terrain peut offrir un peu de répit aux comptables en décrochant une place pour la Ligue Europa. Un hypothétique soulagement au soir d'une saison où Chelsea a connu trois entraîneurs différents, a été piteusement éliminé de la C1 par un PSG deux classes au-dessus, a été battu en demi-finales de la Coupe de la Ligue par le rival Arsenal, puis en finale de la FA Cup par Manchester City. Pas franchement de quoi se réjouir, pour une équipe qui a dépensé plus de 300 millions d'euros lors du dernier mercato estival.
De son bref passage à la tête des Blues, que l'arrivée de Xabi Alonso va écourter, l'intérimaire Calum McFarlane voudra que l'on retienne, a minima, qu'il n'a pas privé Chelsea d'une coupe d'Europe. En dominant Tottenham (2-1) la semaine passée, l'Anglais s'est offert un maigre répit, qu'il faut encore confirmer. "Les résultats n'ont pas été assez bons, tout le monde le sait, reconnaissait-il après la dernière rencontre. La détermination et le combat ont été questionnés, comme la performance, parfois, mais je crois que ce groupe veut remporter chacun des matches qu'il joue." Tottenham, tout Totthenam qu'il est, ne reste que le 17e de Premier League. Pour vaincre un Sunderland surmotivé, concurrent direct pour les places européennes, il faudra bien plus que de la bonne volonté. 
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