Premier League - CAN, calendrier, ... : après des débuts de rêve, l'aube du conte de fée pour Sunderland

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Après neuf journées de Premier League, le promu Sunderland est un surprenant quatrième du championnat, avec un point de retard sur le deuxième et déjà douze d'avance sur la zone de relégation. Les calculs et les projections pour une potentielle qualification en Coupe d'Europe commencent à se lancer outre-Manche. Mais la suite pourrait très rapidement se corser pour les Black Cats.

Régis Le Bris, l'entraîneur de Sunderland lors d'un match de Premier League face aux Wolverhamton Wanderers, le 18 octobre 2025

Crédit: Getty Images

Recette pour un bon tube de l'été : un rythme enthousiasmant, des artistes souvent inconnus du grand public et, le plus important, des planètes qui s'alignent quasi-miraculeusement comme catapulte vers le succès. Cela vaut pour la musique, cela vaut aussi pour le football. Et le Sunderland de Régis Le Bris, étonnant quatrième de Premier League après neuf matches, n'a pas encore totalement prouvé qu'il n'en était pas un. Certes, les beaux jours sont terminés depuis un bon moment, et les neuf matches joués représentant un quart de la saison peuvent être considéré comme un échantillon significatif.
Mais tout porte à croire que le plus dur reste à venir, et va arriver très vite pour les Black Cats. Il y a pourtant tout de la belle histoire, du nouveau venu qui vient enfin contredire les côtes après des années de relégation directe pour les promus donnant à la Premier League des airs de ligue fermée. Les recrues se sont très bien adaptées et le collectif est déjà huilé, c'est vrai. La récente victoire contre Chelsea à Stamford Bridge – bien qu'arrachée dans le temps additionnel -  a validé le travail de Régis Le Bris et de ses adjoints, et confirmé que Sunderland avait toute sa place dans l'élite, et tous les arguments pour y rester. Mais c'est à peu près le seul résultat ayant valeur probatoire depuis le début de la saison en réalité.
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Video credit: Eurosport

Il est là, l'oiseau de mauvais augure pour les pensionnaires du Stadium of Lights. Sur la route de son succès, Sunderland n'a rencontré pour l'instant quasi-uniquement des souffrants et des éclopés. Avant de battre les Blues, les Black Cats n'avaient joué qu'une seule équipe classée dans le top 8 au moment du coup d'envoi jusqu'ici (Crystal Palace lors de la J4, 0-0). Ils avaient surtout, pour leur plus grand bonheur, croisé beaucoup d'équipe au bon moment. Débuter la saison face à un West Ham affaibli et tâtonnant ? Parfait. Recevoir Aston Villa, et se déplacer à Nottingham Forrest pile au moment où ces deux forces de la saison dernière sont au fond du sceau après un début de saison raté ? Idéal. Se refaire la cerise en accueillant les Wolves, déjà quasiment appelé à descendre, après une défaite à Manchester ? Magnifique.
L'objectif reste le même
Après le match de ce lundi soir, face à Everton à domicile (21h), le calendrier va enfin se corser pour Sunderland, et les gros matches s'enchaîner. Arsenal, Bournemouth, Liverpool, Manchester City, Newcastle sont au programme de ce qui devrait être un révélateur définitif du rôle que pourra jouer le promu cette saison. Puis… la CAN arrivera. Et de fin décembre à mi-janvier, une période où la Premier League ne s'arrête pas ou presque, Sunderland sera l'une des équipes les plus durement touchées. Chemsdine Talbi, Bertrand Traoré, Simon Adingra en attaque, Habib Diarra, Noah Sadiki au milieu, et Reinildo en défense : Régis Le Bris va perdre du monde, et aura entre trois et cinq matches à négocier sans une paire de ses cadres.
Est-ce que Sunderland possède les armes pour s'en sortir ? Sans aucun doute. Est-ce qu'ils vont pouvoir maintenir le rythme pour autant ? C'est beaucoup moins certain. "Pour nous, l'objectif reste le même" a ainsi répété Régis Le Bris, après la victoire face à Chelsea. Cette cible, c'est un total défini avant le début de la saison de 40 points, supposé garantir le maintien. Parce qu'un coach a tendance à ne jamais s'enflammer, publiquement du moins, mais aussi parce qu'il a bien conscience qu'il ne faut pas être boulimique trop vite.
Dans l'histoire de la Premier League, cinq promus seulement affichaient un meilleur bilan que les Black Cats après neuf journées. Seuls deux d'entre eux ont fini dans le top 9, le nombre de club qualifié en Coupe d'Europe la saison dernière en Premier League. Et aucun n'avaient à affronter une fin d'automne et un début d'hiver comme ceux de ce Sunderland. La vérité s'y cache de toute façon au bout de chemin. Quand un tube d'été survit à la fin des beaux jours, c'est tout simplement que c'est un tube tout court.
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