Premier League I Aston Villa, qui défie Arsenal, ne veut pas encore parler de titre, mais jusqu'à quand ?
Mis à jour 30/12/2025 à 19:08 GMT+1
Enchaînant les succès, souvent miraculeux, Aston Villa s’en va défier le leader et favori dans la course au titre, Arsenal, ce mardi (21h15), dans la peau du trouble-fête. Sur une série exceptionnelle de 11 victoires consécutives, l’équipe d’Unai Emery, troisième à trois points des Gunners, ne veut pas entendre parler de course au titre pour autant. Jusqu’au prochain coup d’éclat ?
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Video credit: Eurosport
L’année 2025 ne pouvait pas mieux finir. Ce mardi (21h15, à suivre en DIRECT commenté sur Eurosport.fr), Arsenal, leader presque incontesté de Premier League depuis le début de saison, reçoit l’invité surprise du haut de tableau, Aston Villa, qui sort d’une victoire à Londres, samedi, face à Chelsea (1-2) et affiche une forme insolente.
Troisième à trois points des Gunners après 18 matches, l’équipe de Birmingham est sur une série historique de 11 victoires consécutives, toutes compétitions confondues. Du jamais-vu depuis 1914 pour l’équipe d’Unai Emery, qui arrive à l’Emirates Stadium avec, dans la tête, cette victoire acquise le 6 décembre à Villa Park, à la dernière minute, face à ces mêmes Gunners (2-1). Depuis Liverpool, fin août, personne d’autre n’a réussi à faire tomber la formation de Mikel Arteta.
Encore renversants face à Chelsea, les Villans semblent intouchables, guidés par leur bonne étoile, résistants aux vents contraires pour continuer d’avancer vitesse grand V vers les cimes du classement. Invraisemblable, quand on se rappelle qu’Aston Villa a commencé la saison par 6 matches sans victoire, muet lors de ses 4 premières sorties. "Cette saison me fait tellement plaisir, parce qu’on nous avait oublié, et peut-être qu’il y avait quelques doutes de notre côté aussi, mais la façon dont on est revenus a été extraordinaire", s’est ainsi félicité le capitaine John McGinn dans une interview accordée à Sky Sports, juste avant les fêtes.
Pour l’instant, on n’a pas le droit d’en parler, on n'en parle pas et on ne devrait pas le faire
Avant-derniers à l’issue de la 4e journée, les partenaires du milieu de terrain écossais soufflent dans le dos de City et d’Arsenal. Jusqu’à parler de titre ? "Pas vraiment", a dit Unai Emery après le match face aux Blues, refusant d’endosser le costume d’outsider. "Nous performons très bien, mais il reste encore 20 matches à jouer. Il faut rester consistant sur les 38 de la saison", a insisté sobrement l’ancien entraîneur du PSG. Soutenu par son capitaine.
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John McGinn of Aston Villa FC celebrates
Crédit: Getty Images
"Je suis d’accord avec le coach, je pense qu’on est au meilleur de nos capacités quand on est à l’abri des regards, a confirmé McGinn. Notre début de saison nous a permis ça, parce qu’on est remontés petit à petit. On n’en parle pas vraiment entre nous, on est dans un mode où les matches arrivent les uns après les autres. Il y a des victoires qu’on est allés arracher, d’autres qu’on a mérité. Il s’agit juste d’entretenir la dynamique et si on arrive à le conserver assez longtemps, alors forcément qu’on pourra (parler de titre, NDLR). Mais pour l’instant, on n’a pas le droit d’en parler, on n'en parle pas et on ne devrait pas le faire", a insisté, sourire aux lèvres, le joueur aux 308 apparitions avec Aston Villa.
Pourtant, l’hypothèse prend de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure que les miracles s’enchaînent, malgré les prestations parfois indigentes du club aux 7 couronnes de champion d’Angleterre, la dernière remontant à 1981. Depuis quelques semaines, qu’importe les trous d’air vécus par cette formation, elle parvient toujours à lever les bras au coup de sifflet final, portée le plus souvent par les prestations de Morgan Rogers, ou par des héros inattendus, d’Emiliano Buendia face à Arsenal à Ollie Watkins, auteur d’un doublé au forceps contre Chelsea après avoir commencé sur le banc.
Une dynamique qu’a tenté de décrypter McGinn : "Au début de la saison on ne parvenait pas à marquer ce but, puis on s’est rapprochés petit à petit et on a trouvé une forme de résilience qui nous a permis de revenir alors qu’on a été menés tellement de fois. Il y a quelque chose dans cette équipe, c’est sûr, on se bat jusqu’au bout. Le but contre Arsenal a été spécial, le début de la saison a été turbulent mais on a réussi à trouver notre rythme", appréciait l’international écossais.
Tout reste possible avec Unai Emery (...), son équipe ne sait juste pas s’avouer vaincue
Besogneuse, résiliente, cette formation a ce que certains appellent "la chance du champion", avec quelques coups du destin qui vous permettent de croire en une destinée inattendue. C’est en tout cas ce que semblent croire de plus en plus de monde outre-Manche. "On est obligé de dire qu’Aston Villa est un véritable prétendant au titre", a ainsi déclaré Alan Shearer sur l’émission Match of the Day, sur la BBC, samedi. "Est-ce qu’ils pensent qu’ils vont gagner ? Non, mais c’est juste parce qu’ils n’ont pas la profondeur de banc suffisante. Mais tout reste possible avec Unai Emery", veut croire le meilleur buteur de l’histoire de la Premier League.
"Son management est magnifique, et il l’a prouvé avec ses trois changements à Stamford Bridge. Ils n’y étaient pas en première période mais les entrées de Watkins, Jadon Sancho et Amadou Onana étaient bien senties. Son équipe ne sait juste pas s’avouer vaincue. Face à Arsenal quel match ça va être", s’est finalement enthousiasmé Shearer. En cas de nouveau miracle à l’Emirates, Emery aura en tout cas plus de mal à éviter l’étiquette de prétendant à la couronne d’Angleterre.
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