Premier League - Pourquoi Morgan Rogers, excellent avec Aston Villa, est passé devant son ami Jude Bellingham en sélection

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Si Aston Villa est sur une série de dix victoires consécutives avant d'affronter Chelsea ce samedi soir, Morgan Rogers n'y est pas pour rien. Le milieu de terrain anglais, qui vient d'inscrire quatre buts en deux matches, est le maître à jouer des Villans. Un rôle dans lequel il est devenu un des meilleurs joueurs du pays, au point de menacer la place de son ami Jude Bellingham en sélection.

Morgan Rogers célébrant un but avec Aston Villa lors d'un match de Premier League face à Manchester United, le 21 décembre 2025

Crédit: Getty Images

Finalement, pour que tout Aston Villa règle la mire, il suffisait uniquement qu'un seul des Villans le fasse. C'est en tout cas la théorie du capitaine de l'équipe de Birmingham John McGinn. Interrogé par Sky Sports sur les raisons du redressement spectaculaire de son club, de la 19e place de Premier League fin septembre à la 3e depuis début décembre, l'Ecossais a plaisanté : "Avant, les tirs de Morgan (Rogers) passaient au-dessus de la barre. Maintenant, ils passent juste en dessous." C'est d'autant plus vrai dernièrement : le milieu offensif, ou ailier, a signé ses deux derniers matches d'un doublé.
Soit quatre des cinq derniers buts de son équipe, mais aussi de quoi permettre à Aston Villa de poursuivre sa folle série de victoires. Les hommes d'Unai Emery n'ont plus perdu depuis un déplacement à Anfield pour affronter Liverpool début novembre (défaite 2-0). Depuis, dix victoires consécutives les ont propulsés sur le podium de Premier League, et même parmi les candidats au titre. Et la contribution de Morgan Rogers à cette incroyable invincibilité ne se limite pas à ses quelques réalisations de décembre. Le jeune international anglais est le leader technique et offensif des Villans depuis un petit moment maintenant.
Ils sont amis, mais ils se battent pour le même poste
Un statut qu'il est aussi en train d'acquérir… en sélection nationale. Avec les Three Lions, Morgan Rogers a la confiance du sélectionneur anglais Thomas Tuchel, voire même ses faveurs. L'Allemand l'a ainsi aligné dans le onze de départ lors de quatre des cinq derniers matches de l'Angleterre. Assez pour faire penser à la presse britannique que ce serait désormais lui qui tiendrait la corde pour être le numéro 10 du 4-2-3-1 anglais à la Coupe du monde 2026, devant Jude Bellingham. "En ce moment, cela se joue entre ces deux-là, a confirmé Tuchel en conférence de presse en novembre. Ils sont amis, donc ça peut être amical, mais ils se battent pour le même poste."
Les deux hommes sont effectivement un peu plus que des coéquipiers. L'un et l'autre sont nés à 5 km de distance dans les Midlands anglais, ont fréquenté les mêmes écoles et ont été tour à tour coéquipiers et adversaires durant leur enfance. Ils sont désormais également rivaux. Et Jude Bellingham, tout prodige qu'il est, va devoir s'employer s'il veut déloger son pote d'enfance avant le Mondial. Parce que l'Angleterre a gagné tous ses matches avec Morgan Rogers titulaire, et que Thomas Tuchel a fait de la continuité une valeur cardinale de son mandat. "Nous ne sommes pas ici pour faire un assemblage des meilleurs joueurs, rappelait-il en octobre. Nous essayons de construire une équipe."

Un joueur d'équipe, comme aime Tuchel

Et jusqu'ici, le meilleur chef d'orchestre pour cette équipe en construction ne s'appelle ni Jude Bellingham, ni Phil Foden, ni Cole Palmer. En partie parce qu'il a eu le bon goût de ne jamais avoir manqué un rassemblement sur blessure depuis la prise de fonction de l'Allemand, et qu'il est donc pratiquement le seul à avoir pu enchaîner et combler les espaces laissés par les absences. Mais aussi parce que son entente sur le terrain avec Harry Kane et Bukayo Saka, deux des plus indéboulonnables Three Lions, est excellente, et parce qu'il apporte une puissance et un volume de jeu uniques parmi les prétendants au n°10 de l'Angleterre.
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"L’attitude de Bellingham est un problème, Tuchel va devoir faire des choix forts"

Video credit: Eurosport

Voilà qui ressemble tout à fait à la description du projet de Thomas Tuchel. Pas le plus grand nom, ni même le deuxième ou le troisième à son poste, mais un élément qui s'imbrique parfaitement dans le collectif. Soit à peu de choses près les mêmes raisons qui font sa réussite à Aston Villa. Unai Emery exploite parfaitement ses qualités et le balade à l'envi sur les ailes ou dans l'axe. Peu importe où, il sait désormais tout faire et le fait bien. Ce n'est donc vraiment pas par hasard si les premières victoires d'Aston Villa et ses premiers buts et passes décisives coïncident parfaitement. Il a mis un peu plus de temps à y arriver, en passant par le Championship il y a encore deux ans, mais Morgan Rogers a fini par rejoindre ses copains des sélections jeunes au sommet du foot mondial. Et s'il continue comme cela, tout le monde saura, bientôt, que la célébration signature de Cole Palmer est en fait la sienne.
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