Premier League I 5e journée I Face à Fulham, Manchester United et Michael Carrick veulent sortir de la galère

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Alors que le club semblait retrouver une dynamique depuis l'arrivée sur le banc de Michael Carrick en janvier, Manchester United est à nouveau en crise. Déjà éliminés de la Coupe de la ligue anglaise, vainqueur d'un seul de leurs quatre premiers matches de Premier League, les Red Devils semblent repartis pour une saison galère. Comme s'ils étaient décidément maudits.

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Video credit: Eurosport

Un roc. C’est pour l’instant l’impression que donne Michael Carrick, stoïque, même quand il est raccompagné aux vestiaires par son public qui lui chante ”qu’est-ce que c’était que ça, p***** ?”, alors que son équipe venait de subir une improbable remontada en 16e de finale de Coupe de la ligue anglaise face à Brighton, qui l’a emporté 3-2 après avoir été mené 2-0 par Manchester United.
Evidemment, dans les entrailles d’Old Trafford, l’ancien milieu de terrain n’a pas manqué d’égratigner la prestation de son équipe, qualifiée d’"inacceptable". Perdre à domicile après avoir mené à la pause, ça n'était en effet plus arrivé United depuis 1984, toutes compétitions confondues. "Nous ne pouvons pas accepter cela en tant que groupe. J’en prends la responsabilité, a-t-il assuré après un couac de plus en ce début de saison. Notre performance en seconde période, c’est de ma faute. On va tous s’améliorer. On doit s’améliorer". Un discours avec un air de déjà-vu pour un club qui semble maudit, avant le déplacement sur la pelouse de Fulham ce dimanche (17h30) qui s’annonce déjà capital. 

12 victoires en 17 matches de Premier League, et puis...

Depuis le départ de Sir Alex Ferguson en 2013, on se demande qui va bien pouvoir redonner son statut d’ogre à l’institution aux 3 Ligues des champions. Depuis 13 ans, 11 managers différents se sont assis sur le banc du club aux 20 titres de champion de Premier League. Alors oui, il y a eu des titres, dont une Ligue Europa sous José Mourinho en 2017, mais jamais une saison sans déception. 
Et celle-ci ne semble pas devoir échapper à ce qui est devenu la norme, chez l’ancien géant du Vieux Continent. Pourtant, l’espoir bruissait ces derniers mois, depuis l’arrivée en janvier sur le banc de Michael Carrick, l’homme au 464 matches sous le maillot rouge (déjà passé en intérim de novembre à décembre 2021). Douze victoires en dix-sept matches de Premier League, une troisième place qui lui permettait de retrouver la C1 et d’effacer le traumatisme de la 15e place où les Red Devils avaient échoué en mai 2025, il y avait de quoi se prendre à rêver à l’orée de ce nouvel exercice. 
Ce qui importe, c’est comment on réagit et de toujours croire qu’on va s’en sortir
Puis patatras. Avec trois défaites en six matches dans cet exercice 2026-2027, dont celle dans le derby face à City, à domicile qui plus est, la semaine dernière (0-1), c’est déjà le retour de la sinistrose chez les supporters de United. "On apprend toujours, en tant que personnes, en tant que groupe" a tenté de philosopher Carrick en conférence de presse vendredi. "Quand vous essayez de construire quelque chose, tout ne se passe pas toujours comme prévu. L’histoire nous a appris que les équipes qui ont du succès sont passées par des périodes (de moins bien, NDLR) dont elles ont dû se sortir". 
Expliquant qu’il avait même anticipé que "cela deviendrait plus dur" après l’enchaînement des succès de la fin de saison dernière, l’entraîneur mancunien préfère regarder devant lui : "Ce qui importe, c’est comment on réagit, comment on se maintient sur la bonne voie, à notre meilleur niveau et de toujours croire qu’on va s’en sortir". Une sorte de méthode coué, alors que c’est le caractère qui, comme souvent, semble manquer à son équipe pour l’instant.

Le mercato interroge

Incapables de venir à bout de leur rival à 11 contre 10 pendant 70 minutes, trop facilement renversés cette semaine, rejoints in extremis à Everton, ses joueurs multiplient les contrariétés et manquent de stabilité. Alors qu’elle a essentiellement recruté au milieu de terrain (Carlos Baleba pour 75M€, Andrey Santos pour 56M€ et Youri Tielemans pour 41M€ selon Transfermarkt), que Marcus Rashford a fait son retour en attaque après s’être relancé en prêt à Barcelone, c’est encore derrière que l’équipe semble la plus vulnérable. La charnière Maguire-Martinez est toujours aussi peu fiable, Leny Yoro peine à s’imposer et les choix de la direction lors du marché estival interrogent. 
En première ligne, Carrick se retrouve au même point que tous ses prédécesseurs : sous la menace d’un limogeage en bonne et due forme. "Je sais ce qu’on attend de moi en termes de résultats. Savoir combien de temps il me reste (sur le banc, NDLR), ça n’entre pas du tout dans ma réflexion", a balayé l’entraîneur de 45 ans. Il sait bien que deux chemins s’offrent à lui à Craven Cottage : une timide sortie du tunnel en cas de victoire. Où l’enlisement si son équipe vient à nouveau à décevoir.
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