Premier League I Les deniers sont les derniers : Tottenham et ses recrues XXL n'ont toujours pas marqué en Premier League
Eurosport sur GoogleTottenham a dépensé 350 millions d'euros sur le marché des transferts, cet été, mais se retrouve déjà bon dernier de Premier League après sa défaite face à Newcastle lors de la deuxième journée (2-0). Roberto de Zerbi cherche les "connexions" entre ses joueurs, et va bientôt devoir se soucier des résultats : cette saison, aucun parcours européen ne le sauvera.
Roberto de Zerbi.
Crédit: Getty Images
Pourquoi se priver d'introduire un peu de Thierry Henry, le jour de vaincre Tottenham en Premier League ? Au moment d'inscrire le premier des deux buts qui ont cloué les Spurs (2-0), samedi soir, l'ailier de Newcastle Anthony Elanga s'est précipité sur les genoux, a baissé la tête, l'a laissée là quelques secondes, dans un clin d'œil très appuyé à l'ancienne star d'Arsenal. Pour terrasser un peu plus un Tottenham déjà au sol, deux fois défait en deux journées, et bon dernier d'une Premier League plus punitive que jamais. Même envers ceux qui ont dépensé sans compter cet été.
Deux journées, deux défaites : après la fessée d'ouverture signée Brentford (3-0), les Magpies ont puni l'inefficacité des Spurs (2-0). Toujours aucun but des Spurs, pour une dernière place provisoire du championnat. Le tout après un été rythmé par plus de 350 millions d'euros dépensés sur le marché des transferts, contre seulement 165 millions d'euros récupérés par le même biais.
Tottenham, aussi dépensier soit-il, reste un club deux fois 17e de Premier League à la suite. Face à une crise prolongée, sa direction a pris le pari de recruter. Rien que cet été sont arrivés Omar Marmoush (Manchester City, prêt), Jan Paul van Hecke (Brighton, 60 millions), Savinho (Manchester City, 87 millions), Mateus Fernandes (West Ham, 99 millions) et surtout Sandro Tonali (108 millions), venu de… Newcastle. Et titulaire samedi soir face à ses anciens collègues, et ses anciens supporters, pas avares en sifflets à chaque ballon que l'Italien manipulait.
Je sais où l'on va et ce qu'est le plan, ainsi que les problèmes que l’on pourrait trouver sur notre route
Appelé en pompier pour sauver le club de la relégation la saison passée, Roberto de Zerbi n'a pas encore trouvé la formule pour que ses nouveaux protégés évoluent de concert. Sa défense a été prise de court sur une action d'école pour le but d'Elanga (1-0, 62e), conclue d'une frappe d'une exquise complexité. L'homme en forme Yoane Wissa (2-0, 72e) a scellé la première victoire de l'ère Matthias Jaissle sur corner.
Certes, Tottenham a tenté (17 tirs), mais beaucoup de loin (7 tirs en dehors de la surface). Et l'addition aurait pu être plus salée encore : "2-0, ça aurait pu être bien plus, retenait l'ancien milieu de Newcastle John Anderson à la BBC. Newcastle a eu les opportunités en deuxième période pour achever les Spurs."
Rassurant dans l'intention, Roberto de Zerbi dictait après le match : "Il n'y a pas de panique. Je sais où l'on va et ce qu'est le plan, ainsi que les problèmes que l’on pourrait trouver sur notre route. Je suis désolé envers les supporters pour le résultat. Nous devons nous améliorer. Nous devons travailler dur sur le terrain et trouver des connexions entre les joueurs."
Changer après deux saisons comme les deux dernières est impossible en dix jours, même avec le marché des transferts
Faute de quoi, Tottenham doutera. Sans le filet de sécurité européen pour nuancer ses difficultés en championnat, comme lors des deux dernières saisons : Tottenham a remporté la Ligue Europa, en 2024-2025, ce qui lui a permis de participer à la Ligue des champions suivante (élimination en huitièmes de finale). Il n'en sera rien cette année : Tottenham ne franchira pas les frontières britanniques.
"Oubliez le résultat, défendait encore De Zerbi à Sky Sports, je ne suis pas en colère, nous travaillons bien et avons été malchanceux aujourd’hui avec ce résultat. (…) Changer après deux saisons comme les deux dernières est impossible en dix jours, même avec le marché des transferts."
Dire que sur le papier, ces Spurs ont de quoi faire rêver. Avant la défaite du samedi, Jamie Redknapp, ancien joueur du club et cousin de Frank Lampard, prônait l'optimisme : "Si j'étais un fan de Tottenham, ce serait le moment le plus excitant depuis de longues années avec les recrues qu'ils ont enregistrées, entonnait-il sur Sky Sports. Ils ont été critiqués pour ne pas avoir signé de joueurs par le passé, et maintenant, ils sont critiqués pour en signer." Ces trois dernières saisons, les Spurs ont dépensé 800 millions d'euros lors de leurs mercatos successifs. Ne reste qu'à les voir gagner.
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