Premier League I Xabi Alonso (Chelsea) contre Alvaro Arbeloa (Fulham) : les ex du Real Madrid face à leur "cicatrice"

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Lundi soir (21h), le nouveau Chelsea de Xabi Alonso lancera sa saison de Premier League face au nouveau Fulham d'Alvaro Arbeloa. Les deux Espagnols ont animé le banc du Real Madrid, la saison dernière. Une drôle de coïncidence veut qu'ils lancent ensemble leur carrière anglaise, pour panser la plaie entrouverte par leurs aventures inachevées au sein du plus grand club du monde.

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Ni Xabi Alonso, ni Alvaro Arbeloa ne vous racontera le contraire. Le Real Madrid est une page refermée. Il leur faut regarder de l'avant, se tourner vers Londres, l'Angleterre que tous deux ont sillonnée en tant que joueurs pour se refaire un nom d'entraîneur. "C'est un grand honneur de rejoindre un club comme Fulham", disait Alvaro Arbeloa le 14 juillet. Un club qui n'a gagné qu'une Coupe Intertoto dans son histoire, outre les D2 et D3 anglaises. Même "honneur" pour Xabi Alonso, arrivé la veille dans un Chelsea plus prestigieux, mais dixième de la dernière Premier League. La ligne d'avant clinquait davantage sur le CV. 
Avant d'être ce qu'ils deviennent, à savoir deux jeunes entraîneurs espagnols à l'assaut de la Premier League (43 ans pour Arbeloa, 44 ans pour Alonso), le tandem reste avant tout celui qui a dirigé le Real Madrid la saison passée. Xabi Alonso devait bâtir à compter de l'été 2025 sur la dynamique d'un brillant passage à Leverkusen. Le Basque a tenu sept mois, de mai à janvier. Arbeloa lui a succédé, façon pompier, en vue d'éteindre les feux que son ancien coéquipier avait vu s'amplifier. Sans franc succès.
Deux mois en tant qu'entraîneur du Real Madrid, c'est l'équivalent d'un diplôme de Master
Tous deux retiennent de leurs passages ratés "l'expérience", le rodage à la pression. "Je garde les aspects positifs, et les choses qui n'ont pas marché, retenait Alonso à The Athletic, le 2 août. L'adaptation que j'ai dû mener, certaines choses qui ont marché, d'autres non en termes de jeu, de management. C'est un mélange de tout." C'est "sûr, sûr, sûr", le Real a fait de lui un meilleur entraîneur. 
Arbeloa, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première avant son passage au Real, a beaucoup appris sur le tas, lui aussi. Toujours en poste au mois de mars, l'ancien latéral expliquait : "Deux mois en tant qu'entraîneur du Real Madrid, c'est l'équivalent d'un diplôme de Master. Chaque jour là-bas n'est pas seulement une joie immense, c'est aussi une énorme expérience d'apprentissage."
Il précise, depuis son nouveau siège de Fulham : "Il y a eu des moments où je pensais davantage à ce qui était bon pour le Real Madrid, plutôt que pour moi-même. À un autre endroit, dans d'autres circonstances, ç'aurait été différent. Mais il ne faut pas regarder en arrière, il n'y a pas de place pour les regrets."
J'ai une cicatrice, mais ça guérit
Il peut y avoir une blessure, au demeurant. "Bon, d'accord, j'ai une cicatrice, reconnaissait encore Xabi Alonso à The Athletic. Mais ça guérit. Maintenant, c'est guéri, et je suis très motivé et déterminé à profiter pleinement de cette nouvelle étape, comme je l'étais à mes débuts à Madrid."
Tous deux sont ressortis usés de la lessiveuse Real Madrid. Xabi Alonso a même eu besoin de quelques mois pour "régénérer l'énergie", sans trop regarder de foot, selon ses dires. Un bon vieux retour à zéro. Avant de rejoindre une autre tambour, à Chelsea, qui n'a offert que 104 jours de boulot à Liam Rosenior. Sept entraîneurs y ont tenté leur chance de janvier 2021 à l'arrivée de Xabi Alonso. 

Deux recrues venues du Real à Fulham

Alvaro Arbeloa, moins exposé depuis le banc de Fulham, a emmené un peu de son éphémère chez-soi en Angleterre. Le transfert estival de Gonzalo Garcia (22 ans), révélé sous ses ordres à Madrid, a coûté 40 millions d'euros aux Londoniens. César Palacios (21 ans) a fait le même chemin, contre 10 autres millions d'euros, du Real à Alvaro Arbeloa. 
Le Chelsea qu'il affrontera lundi soir a recruté onze joueurs. Aucun du Real, ni du Bayer Leverkusen : Xabi Alonso ne traite pas (encore) avec ses "ex", lui qui a refusé le banc de Liverpool. L'enjeu d'installer une identité à un Chelsea si remanié se suffit à lui-même.
Au moins devraient-ils se quitter "bons amis", lundi soir. Les deux hommes se connaissent de longue date et devront mettre leur amitié de côté le temps de quelques minutes pour présenter leurs idées au football anglais. Alonso et Arbeloa ont discuté "il y a quelques jours, selon le second. Nous n'avons pas parlé du football, nos familles sont en train d'emménager à Londres, nous sommes très bons amis. Jusqu'à lundi soir ! (sourire)"
Son Fulham n'est pas Chelsea. Mais Chelsea n'est pas le Real Madrid. C'est aujourd'hui un "club avec un grand potentiel", comme le décrivait Alonso à son arrivée en Angleterre. Le remariage est moins clinquant que le précédent. La Casa Blanca avait célébré Alonso comme "l'une des plus grandes légendes du Real Madrid et du football mondial" à son arrivée. Lui avait hâte de perpétuer "l'héritage", au mois de mai 2025. Time flies.
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