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Le Portugal respire

Le Portugal respire
Par Eurosport

Le 19/11/2009 à 13:40Mis à jour

La route aura été longue et douloureuse lors des qualifications au Mondial 2010, mais le Portugal, en sursis pendant des mois, a fini par arracher au finish son ticket pour la phase finale de la Coupe du monde, ce qu'il a toujours réussi à faire ces dix dernières années.

"On y est !" : le même titre barre jeudi la Une des deux grands quotidiens sportifs portugais A Bola et Record, illustrant le soulagement de ce petit pays qui voit confirmé son statut parmi les "grands" de la planète football. Oubliées les contre-performances à domicile, dissipés les doutes sur le "patriotisme" des joueurs, évacuées les rancoeurs contre le sélectionneur du Portugal, le "professeur" Carlos Queiroz, pardonnés aussi les insultes et crachats reçus à Sarajevo, le Portugal a retrouvé ses héros. Tous les commentateurs le soulignent : en obtenant son visa pour l'Afrique du Sud, la Selecçao a réussi à se qualifier pour la sixième fois consécutive pour une grande compétition (Euro et Coupe du monde), et se hisse, au côté de l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la France, dans "le Top 5 européen du 21e siècle".

Depuis sa non-qualification pour la Coupe du monde 1998, le Portugal, vice-champion d'Europe en 2004 et demi-finaliste du Mondial 2006, n'a pas manqué une grande compétition internationale. "Pour un petit pays d'à peine dix millions d'habitants, il faut reconnaître que le football est un exemple rare d'efficacité, de productivité et de compétence", écrit A Bola dans son éditorial. Pourtant, les Portugais reviennent de loin : il aura fallu aux supporters attendre onze mois pour que l'équipe enregistre sa première victoire à domicile. C'était le 10 octobre face à la Hongrie (3-0).

Le Portugal n'a pas failli

Privée de son capitaine Cristiano Ronaldo, forfait sur blessure, confrontée à l'hostilité d'un public bosniaque déchaîné, la Selecçao n'a pas failli mercredi soir face à la Bosnie, battue 1-0 comme au match aller, démontrant sa maturité et la force de son collectif. "La qualification a été difficile comme jamais, il a fallu sortir la calculette, aller jusqu'à prier pour la défaite d'un autre (de la Suède au Danemark), rappelait le Diario de Noticias. Mais 900 minutes après le coup d'envoi des qualifications, la sélection nationale a confirmé son statut: le Portugal est une puissance du football mondial du nouveau millénaire".

Maintenant, "c'est le temps du repos et de la fête", a déclaré mercredi Queiroz, disant savourer le "rêve de toute une vie" et refusant de se livrer au moindre pronostic sur la compétition. Moins prudent, l'attaquant d'origine brésilienne Liedson, qui a rejoint la sélection en septembre après sa naturalisation, s'enflammait: "Nous avons une grande sélection, on a montré qu'on avait la niaque! Le Portugal est candidat au titre, il n'y a pas de doute !"

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