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Trois lions pour une attaque de feu : Sancho - Kane - Sterling, meilleur trio d’Europe ?
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Publié 07/10/2019 à 18:30 GMT+2
QUALIFICATIONS EURO 2020 - Avant de défier la République tchèque vendredi (20h45), Gareth Southgate peut compter sur un trio offensif particulièrement inspiré et complémentaire. Entre Jadon Sancho, Harry Kane et Raheem Sterling, les rôles sont répartis à la perfection. De quoi en faire le meilleur trio d’Europe ? En tout cas l’un des plus complémentaires
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Un feu d’artifice. Qui n’a pas suffi au bonheur de Gareth Southgate. Le sélectionneur des Three Lions est un ancien défenseur. Alors, forcément, voir les coéquipiers d’Harry Maguire encaisser trois buts face à la surprise kosovare (5-3) lors de la dernière sortie anglaise ne l’a pas ravi. Derrière, des choses sont à revoir.
Devant, en revanche, "please do not change anything". Car le trio mis en place par le sélectionneur anglais a montré en l’espace de quelques matches qu’il avait tout pour devenir l’arme fatale des Three Lions. Entre Jadon Sancho, la pépite en pleine ascension, Harry Kane, le capitaine irréprochable et Raheem Sterling, l’ailier foufou devenu tueur des surfaces, l’alchimie est totale. Et a tout pour durer. Éclairage avec James Gray, journaliste à Eurosport Angleterre.
Sancho, le prodige en progression
Son statut en sélection : Tout neuf. Mine de rien, Jadon Sancho ne compte que huit petites sélections. Logique eu égard à son arrivée finalement récente sur le devant de la scène à Dortmund. Mais, comme balle au pied, le feu-follet n’a pas perdu de temps. Titulaire lors du carton face au Kosovo, il a sans doute gagné définitivement sa place de titulaire avec un doublé et une passe décisive.
Son apport tactique : Le facteur X des Three Lions, c’est désormais lui. Goût pour la profondeur, redoutable contre-attaquant et formidable provocateur les côtés, Sancho a le rôle de dynamiteur au sein de l’attaque anglaise. Sa faculté à enchaîner les passes décisives fait de lui l’un des premiers joueurs recherchés à l’abord de la surface adverse. Surtout, lorsqu’il met le ballon dans la boîte, il permet à Sterling de se rapprocher de la zone décisive où le Citizen est devenu redoutable.
Ce que l’Angleterre en pense : "Ici, on a toujours un peu de mal avec les joueurs qui partent à l’étranger pour se faire un nom. Sancho réussit à faire mentir cette tendance. C’est le complément idéal à Kane et Sterling car il est similaire sur son approche du jeu mais joue de manière différente. Son sens du dribble et son goût du un-contre-un en font déjà un élément essentiel du onze."
Harry Kane, le capitaine exemplaire
Son statut en sélection : Un meuble inamovible. Et l’homme de base de Gareth Southgate. Le sélectionneur anglais n’a pas hésité à faire de "HurryKane" son capitaine dès son arrivée. Bien lui en a pris. Depuis le 10 juin 2017 et son retour en sélection après une longue blessure, l’attaquant des Spurs a été irréprochable : 27 matches, 21 buts et des efforts constants pour le collectif. En plus d’être un exemple, c’est un buteur. Et ça change beaucoup de choses pour l’Angleterre.
Son apport tactique : Résumer Kane par ses buts serait passer à côté de toute une gamme complète. Car le capitaine anglais sait tout faire : jeu en appui, déviations, duels remportés de la tête et dernières passes. Sa panoplie XXL fait de lui l’un des relais privilégiés au cœur du jeu où sa mobilisation des défenseurs adverses permet souvent à ses ailiers, voire aux milieux qui se projettent, de se retrouver en un-contre-un. L’attaquant idéal avec une telle équipe.
Ce que l’Angleterre en pense : "Il ne faut pas le confondre avec celui, en difficulté, de Tottenham. Il est la clé centrale de la révolution de Southgate. Son engagement est total et fait de lui l’exemple à suivre. Personne n’est parfait dans cette équipe anglaise mais Kane s’en rapproche quand même beaucoup."
Raheem Sterling, la mue totale
Son statut en sélection : En l’espace de trois ans (d’octobre 2015 à octobre 2018), Raheem Sterling n’avait pas réussi à marquer pour son équipe nationale. En l’espace d’une année, il l’a fait huit fois. En huit matches. Si l’on devait trouver une traduction statistique de l’évolution ahurissante de Raheem Sterling depuis l’arrivée de Pep Guardiola à Manchester City, on ne s’y prendrait pas autrement. "Il montre à Harry Kane qu’il peut aussi être le rôle principal" a notamment titré le Guardian après sa partition face au Kosovo (1 buts, 3 passes). Le voilà désormais indéboulonnable.
Son apport tactique : Fini le temps des rushs sans réfléchir et des actions sans finition. Comme avec Manchester City, Sterling est devenu un joueur mature, intelligent, qui ne pollue plus son jeu par des mauvais choix. Sur l’aile (droite ou gauche), chacun de ses mouvements répond à une logique implacable, destinée souvent à lui permettre d’être à l’origine puis à la conclusion des mouvements. Ses jambes de feu sont encore là et offrent un pendant réel à Sancho dans la profondeur et la percussion.
Ce que l’Angleterre en pense : "C’est vraiment facile d’oublier que Sterling n’a que 24 ans. Le joueur est devenu crucial pour son club et sa sélection mais l’homme est devenu aussi symbolique au niveau social par son engagement contre le racisme. Son attrait nouveau pour le but a vraiment changé la donne. Avec sa vitesse, sa qualité de passe et son sens du dribble, il est devenu l’ailier intrépide dont l’Angleterre rêvait depuis longtemps."
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