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Real Madrid, Bleus, PSG - Deux ans et demi sans banc, Zinedine Zidane se met-il en danger ?
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Publié 06/01/2024 à 00:15 GMT+1
Il n'a plus entraîné depuis mai 2021. Bardé de trophées avec le Real Madrid, Zinedine Zidane est une légende sans emploi. L'équipe de France a longtemps hanté ses désirs mais aujourd'hui, à Clairefontaine, Turin, Paris et désormais Madrid, son horizon semble bouché. En se montrant si exigeant sur la suite de sa carrière, ZZ se met-il en danger ? Mais peut-il au moins faire autrement ?
Zidane sur le banc du Real
Crédit: Getty Images
Deux ans et demi. Voilà près de 32 mois que Zinedine Zidane ne s'est plus assis sur un banc de touche. Une incongruité au regard du palmarès gigantesque de l'ancien coach du Real Madrid, de la fascination qu'il exerce auprès de tous et du désir qu'il suscite chez les plus grandes équipes du monde. Quatre entraîneurs ont remporté au moins trois fois la Ligue des champions. Bob Paisley, qui n'est plus de ce monde, Pep Guardiola, solidement ancré au sommet du projet Manchester City, Carlo Ancelotti, prédécesseur puis successeur de ZZ à Madrid, et donc Zinedine Zidane, orphelin de tout projet.
La prolongation d'Ancelotti en Espagne, en début de semaine, a un peu plus bouché l'horizon du technicien français. Zidane n'a jamais fait de mystère sur ses intentions et il n'est pas prêt à signer n'importe où pour relancer sa carrière de coach. Il n'est pas seulement sélectif mais ultra exigeant quant au choix de sa future destination. Ses vœux, aujourd'hui, continuent de se concentrer autour des plus grands clubs européens et en particulier ceux avec lesquels il a déjà une histoire (Real Madrid, Juventus Turin) et, bien sûr, l'équipe de France. Or ces derniers mois ont clairement fragilisé ses options :
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Carlo Ancelotti
Crédit: Getty Images
Real, Juve, Bleus, PSG : Horizon bouché
Massimiliano Allegri, lui, est lié à la Juventus par un contrat en or (12,95 millions d'euros bruts par saison). Et comme le géant italien est beaucoup plus regardant désormais sur ses dépenses, il ne serait pas surprenant de voir Allegri aller au bout de son bail en juin 2025.
Si la vie sur les bancs des entraîneurs et des sélectionneurs reste, par essence, fragile, si une série de mauvais résultats peut tout envoyer valser, Deschamps, Luis Enrique, Allegri et Ancelotti sont aujourd'hui sacrément bien installés sur leur siège et la durée de leurs contrats laissent envisager un allongement certain de la période d'inactivité de Zidane.
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Barthez, Zidane, Lizarazu et Deschamps
Crédit: Getty Images
ZZ est-il trop intraitable quant à la suite à donner à sa carrière ? Trop exigeant lorsqu'il demande, par exemple, d'avoir les coudées franches à Paris et ne pas travailler avec Luis Campos ? Le statut dont il jouit, l'aura qui est la senne lui permettent de faire le tri et on peut se demander aujourd'hui quel intérêt il aurait à prendre le risque d’abîmer sa réputation en se lançant dans un projet flou (Manchester United par exemple) ou à l'intérêt sportif relatif (Arabie Saoudite, Qatar).
2022, obsession bleue et erreur de timing
S'il y a bien un entraîneur sur le marché qui peut se permettre de faire la fine bouche, c'est lui. Mais deux ans et demi loin du terrain, c'est beaucoup, même pour ZZ. Inactif pendant quatre ans, Laurent Blanc a pu mesurer la difficulté de revenir dans le circuit même si ni son expérience de coach ni, surtout, son aura ne sont comparables avec celles de son ancien coéquipier des Bleus.
Si Zidane a commis une erreur de timing, c'est sans doute d'avoir trop longtemps attendu les rênes de l'équipe de France et miser sur la fin de l'aventure Deschamps au terme de la Coupe du monde 2022. Il a sous-estimé la force du binôme Le Graët - Deschamps qui a ménagé un contrat longue durée pour la suite des opérations. Cette obsession bleue a coûté quelques opportunités à l'ancien meneur de l'équipe de France et en particulier celle d'entraîner le PSG, qui s'est finalement tourné vers Christophe Galtier à l'été 2022. Même si l'équipe de France est la destination logique et finale, même si c'est elle qui donne son sens à la suite de sa carrière, Zidane pourra difficilement attendre 2026 et un échec supposé de Deschamps pour reprendre du service. A lui de forcer son destin soit en se montrant moins obtus sur ses choix soit en espérant un miracle à Turin, Madrid ou Paris.
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