Jonathan Rowe se livre sur la méthode Roberto De Zerbi à l'OM : "On se levait à 4h, on allait courir dans les bois"

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Jonathan Rowe a accordé une interview à The Athletic dans laquelle il revient sur son passage à Marseille. Entre la bagarre avec Adrien Rabiot, sa progression avec Roberto De Zerbi et les méthodes extrêmes de l'entraîneur italien, l'Anglais a livré quelques détails parfois surprenants sur son passage en Provence. Notamment concernant le stage en Italie effectué en fin de saison dernière.

"En acceptant d'aller à l'OM, Beye s'est 'auto-flingué' "

Video credit: Eurosport

Jonathan Rowe ne semble pas avoir conservé de rancœur de son passage à l'OM, malgré son départ forcé du club après la bagarre qui avait éclaté dans le vestiaire avec Adrien Rabiot, suite à la défaite sur la pelouse de Rennes lors de la première journée de Ligue 1 de cette saison. Tout se passe bien pour l'ailier, qui évolue désormais à Bologne, où il a inscrit huit buts cette saison. Le dernier en date, un ciseau acrobatique dans les arrêts de jeu pour arracher la victoire sur la pelouse de Naples.
Dans une interview accordée à The Athletic, l'Anglais est revenu sur l'altercation avec Rabiot. Il ne nie pas les faits, mais tient à livrer sa version : "De Zerbi et Mehdi (Benatia) n'ont pas vu le premier coup de poing que (Rabiot) a donné au début. Ils m'ont seulement vu revenir et le frapper. Du coup, ils ont probablement cru que je l'avais frappé sans prévenir. J'ai dû m'expliquer après."
"Avec De Zerbi, j'ai compris qu'il fallait être plus attentif aux détails"
Pas rancunier, il a pris le temps de valoriser le travail de Roberto De Zerbi, avec qui il a tout de même pu évoluer une saison complète avant son transfert forcé vers la Serie A. "Avec De Zerbi, j'ai compris qu'il fallait être plus attentif aux détails", glisse Rowe, qui admet avoir beaucoup progressé sous les ordres de l'Italien. "De votre premier contact avec le ballon à la passe suivante, jusqu'au moment où il se trouve de l'autre côté du terrain, c'est comme au volant. Vous devez avoir trois coups d'avance au cas où il se passerait quelque chose et être prêt à prendre une décision intelligente", détaille-t-il.
Mais si quelque chose l'a bien marqué chez le technicien italien, ce sont ses méthodes parfois extrêmes et son intensité qu'il tente de transmettre à ses joueurs. Pour imager son propos, il prend l'exemple du fameux "ritiro", un stage d'entraînement à Rome organisé à l'initiative de l'entraîneur en avril 2025. "On allait en pleine nature, dans les bois, en plein froid. On se levait à 4 heures du matin. On allait courir ou marcher dans les bois, se remémore Rowe. Ensuite, on faisait des pompes, un petit circuit d'abdos avec les lampes torches dans le noir complet, puis on marchait encore. Après, on faisait des sprints en côte. Vous savez, les feux d'artifice, (...) ce que les supporters utilisent dans les stades. Il en déchirait un et on se mettait à marcher comme des Vikings."
Une méthode qui avait porté ses fruits, puisque les Olympiens avaient ensuite enchaîné avec une série de trois victoires et un nul pour conclure la saison en se qualifiant en Ligue des champions.
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