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Les stades en question
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Publié 06/02/2007 à 09:10 GMT+1
Les mesures d'urgence étudiées par le gouvernement italien lundi suite au drame de Catane concernent notamment la conformité des stades. Le ministre de l'Intérieur, Giuliano Amato, a notamment annoncé qu'il n'y aurait que des matches à huis clos tant que
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"Le football sans public, ce n'est pas le football. Mais avant de commenter une décision du gouvernement (...), nous devons comprendre", a expliqué lundi soir Renato Cipollini, directeur général de Livourne, cité par l'agence Ansa. "Si la décision définitive c'est d'écarter les tifosi des stades qui ne sont pas aux normes, a-t-il ajouté, le club risque des recours en justice de supporteurs qui voudront se faire rembourser leurs abonnements. C'est une mauvaise mesure qui punit les tifosi honnêtes. Les violents n'acquièrent pas de billets, mais ils cherchent, et parfois ils réussissent, à entrer au stade sans payer".
"Nous devrons nous adapter, mais, demain (mardi), j'irai devant la Ligue (des clubs professionnels, ndlr) et si cela est confirmé, je proposerai à mes amis présidents que nous ne jouions pas les matches parce que je crois qu'il n'est pas juste que cela nous porte préjudice", a pour sa part déclaré Ivan Ruggeri, président de l'Atalanta Bergame. "Je me rends compte que le problème est grave, a ajouté le dirigeant, nous sommes tous profondément touchés par ce qui est arrivé. Mais, franchement, cette décision me semble excessive. Il n'y a pas grand-chose à dire, cela veut dire qu'au moins 95% des matches devront se dérouler sans spectateurs. C'est absurde de pénaliser des personnes parce que les bonnes mesures n'ont pas été prises au moment où cela était nécessaire".
"Instant décisif"
"C'est quelque chose de fou. Cela me semble vraiment trop répressif et restrictif", a dit de son côté Stefano Fantinel, président de la Triestina. En début de soirée, trois jours après la tragédie de Catane - la mort d'un policier lors d'affrontements contre des supporteurs -, le gouvernement a présenté des mesures d'urgence contre la violence dans le football qui seront étudiées lors d'un conseil des ministres extraordinaire mercredi. La principale mesure d'urgence concerne les installations et l'organisation des stades: tant que ceux-ci ne seront pas aux normes, il n'y aura que des matches à huis clos. "Là-dessus, je ne transige pas", a dit le ministre de l'Intérieur Giuliano Amato.
La législation en vigueur impose notamment pour les stades de 10.000 places ou plus des billets nominatifs, des places numérotées, un système de vidéo-surveillance interne et externe, un poste de police à l'intérieur de l'enceinte, des tourniquets, des zones de pré-filtrage, ainsi qu'un éclairage suffisant à l'extérieur du stade. "C'est la fin du régime des dérogations: si un stade n'est pas en règle, il ne rouvre pas, un point c'est tout", a pour sa part déclaré en fin de soirée Giovanna Melandri, la ministre des Sports, interrogée sur la Rai.
"Je pense que cela peut représenter un instant décisif dans l'éradication de la violence dans les stades. C'est une mesure complexe et nécessaire, mais elle est indispensable", a-t-elle ajouté. Selon les médias italiens, pas plus de quatre stades seraient en conformité: le stade Olympique de Rome, le stade Olympique de Turin, ainsi que les enceintes de Palerme et de Sienne. D'autres enceintes disposaient jusque-là de dérogations - comme à Livourne - qui risquent fort d'être remises en cause.
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