Serie A I Juventus I Absent depuis... 500 jours : Arkadiusz Milik, le fantôme de la Vieille Dame

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Absent depuis bientôt un an et demi, Arkadiusz Milik a complètement disparu à la Juventus Turin. Passé par le Napoli et l'OM, l'attaquant polonais, toujours blessé, ne rentre plus vraiment dans les plans de son club, qui cherche par tous les moyens de s'en débarrasser. Même s'il a récemment prolongé son contrat.

Arkadiusz Milik (Juventus)

Crédit: Getty Images

Pour retrouver une trace d'Arkadiusz Milik sur le site officiel de la Juventus Turin, il faut remonter à loin. Assez loin. Au 23 août dernier, pour être précis, lorsque la Juventus Turin officialisait alors une nouvelle collaboration avec WhiteBIT, une grande plateforme centralisée d'échange de cryptomonnaies d'Europe. Pour marquer l'évènement, le club piémontais avait demandé à quatre de ses joueurs (Miretti, Perin, Savona et donc Milik) d'assister à l'évènement organisé à l'Allianz Stadium. Depuis, presque plus une trace de l'attaquant polonais, qui a fait les belles heures du Napoli (2016-2022) et entretemps de l'OM, en prêt (2021-2022), où il a inscrit une trentaine de buts avant de faire ses valises à l'été 2022 pour rejoindre la Juve. Où il a fini par tomber dans l'oubli, la faute à des blessures récurrentes et un rendement qui en a forcément été impacté.
Il y a bien eu un espoir de le revoir cet été, c'est vrai, lorsque Milik a disputé plusieurs entraînements avec son équipe aux États-Unis pendant le Mondial des clubs. Pour ceux qui doutaient de la nouvelle, les clichés diffusés par le club piémontais avaient eu le mérite de faire taire les mauvaises langues. Sauf que l'espoir s'est rapidement envolé.
Pas un match et pas la moindre minute sur le terrain. Rien de rien. Au point que l'international polonais vient de franchir la barre des 500 jours d'inactivité. Son dernier match avec son club remonte... au 25 mai 2024. C'était face à Monza. Et c'était une autre vie : le club lombard a été relégué depuis, le très éphémère Paolo Montero était alors sur le banc, contraint de remplacer Massimiliano Allegri, licencié après sa victoire en Coupe d'Italie, et Cristiano Giuntoli occupait toujours le rôle de directeur sportif.
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Arkadiusz Milik

Crédit: Getty Images

Un fantôme
Aujourd'hui, tout ce beau petit monde est parti pour laisser place à de nouvelles têtes, à commencer par celle d'Igor Tudor sur le banc (il a remplacé Thiago Motta courant de la saison dernière, ndlr). La triade Comolli-Modesto-Chiellini, elle, a pris place dans les bureaux de la Continassa, le centre d'entraînement de la Vieille Dame, et l'effectif a également été largement renouvelé côté terrain. Tout ça pour dire que Milik, presque le seul rescapé des dernières années, est toujours là. Sauf que personne ne le voit. "C'est un fantôme", résumait La Gazzetta dello Sport la semaine dernière. On pourrait même ajouter qu'il est probablement boîteux.
Le calvaire de Milik démarre en juin 2024, lorsqu'il se blesse au genou gauche lors d'un match de préparation de la Pologne avant l'Euro. Contraint au forfait, il sera opéré à deux reprises ensuite, dont la dernière en octobre de la même année. "Dans la journée de mercredi, Arkadiusz Milik a subi une suture mesnicale par arthroscopie du genou gauche. La durée de sa convalescence sera déterminée à l'issue des prochains examens de contrôle", annonçait la Juve dans son communiqué daté du 2 octobre, alors que Thiago Motta envisageait, lui, de pouvoir l'intégrer dans son effectif après la trêve internationale d'octobre. Raté. Au point que l'ancien technicien des Bianconeri finira même par l'oublier au moment de faire l'état de ses troupes, une habitude lors de ses conférences de presse.

Une prolongation surprise

"Au rayon des absents, Juan (Cabal), Gleison (Bremer) et Pierre (Kalulu)", lance-t-il quatre mois plus tard en conférence de presse avant un déplacement à Côme. Disparu pour de bon, Arek. Et puisque le sort semble s'acharner sur sa carcasse, il a subi une nouvelle (petite) blessure au tibia l'été dernier après un incident survenu "dans la salle de musculation" du club, avec une absence consécutive "de sept jours", comme communiqué par la Juve.
Actuellement, Milik doit composer avec des douleurs au mollet. Pendant la trêve internationale, il est resté à la Continassa pour poursuivre ses séances personnalisées mais personne, au sein de son club, n'ose fixer une date concernant un potentiel retour. Encore moins après 17 mois loin des terrains. L'espoir est là, pas l'urgence : Tudor dispose de trois numéros 9 depuis le dernier mercato, où les arrivants Jonathan David et Lois Openda ont rejoint Dusan Vlahovic. Les places sont chères, et pas certain qu'il y en ait une pour Milik.
Malgré cette descente aux enfers, la Juve a quand même décidé, à la surprise générale, de prolonger le contrat de son attaquant jusqu'en 2027. Un acte de générosité ? Pas vraiment. Ce choix est surtout dicté par une volonté de lisser les dépenses liées au joueur, qui aurait coûté cinq millions d'euros bruts à son club pour sa dernière année de contrat. Le Polonais a d'ailleurs renoncé à une partie de son salaire la saison passée.
En le prolongeant, les dirigeants piémontais misent donc sur l'option de réduire la voilure dans l'immédiat pour tenter de trouver une solution plus tard : d'une possible rupture de contrat à l'amiable à un possible transfert dès le prochain mercato. À condition, évidemment, de retrouver les terrains et du temps de jeu avant. Ce qui n'est pas vraiment gagné. Le fantôme de Milik n'a pas fini de rôder à Turin.
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