Exilé en Chine, Genesio vise son premier titre

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CHINE - Longtemps décrié lors de ses quatre années passées sur le banc de l'Olympique Lyonnais, Bruno Genesio s'est engagé avec Beijing Guoan en juillet dernier. Quatre mois plus tard, le natif de Lyon est tout proche de remporter le championnat chinois. Ce serait une première pour un technicien français.

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Crédit: Eurosport

Tout va très vite en football. Après une défaite en demi-finale de Coupe de France à domicile face à Rennes, Bruno Genesio est parti de Lyon par la petite porte cet été. Aujourd'hui, le technicien est tout proche de remporter le championnat chinois. Ce serait une belle revanche pour cet entraîneur détesté d'une partie des supporters lyonnais après avoir pourtant accroché le podium en 2016, 2018 et 2019 avec l'OL.
A deux journées de la fin, le Pékin Guo'an de Bruno Genesio est actuellement deuxième (64 points) du championnat de Super League, à deux unités du Guangzhou Evergrande entraîné par l'ex-international italien et champion du monde Fabio Cannavaro. Recruté avec pour mission de "remporter le titre", Genesio a donc encore deux matches pour y parvenir: mercredi contre le Guangzhou R&F du Belge Mousa Dembélé, puis dimanche face au Shandong Luneng d'un autre Diable rouge, Marouane Fellaini.

Les fans de Beijing Guoan sceptiques à son arrivée

Appelé par les médias chinois "Bulunuo" (prononcer "Boulounouo"), une traduction phonétique de son prénom, l'entraîneur de 53 ans avait suscité le scepticisme à son arrivée fin juillet."Le fan moyen de football en Chine n'avait probablement jamais entendu parler de lui. Son nom est peu connu à l'international", déclare à l'AFP Cameron Wilson, fondateur du site internet Wild East Football et spécialiste du ballon rond chinois. "Bruno qui ?", s'interrogeait même le quotidien pékinois Xinjingbao, qui reconnaissait cependant à l'entraîneur une réputation de "formateur de jeunes" et de "révélateur du potentiel des joueurs".
Depuis, la presse chinoise loue régulièrement ses "velléités offensives" ou ses "choix tactiques" qui lui permettent d'afficher un bilan satisfaisant après huit rencontres: 5 victoires, 2 défaites, 1 nul. Bruno Genesio avait pourtant hérité d'une situation compliquée. Pékin avait gagné les 10 premiers matches du championnat sous son prédécesseur, l'Allemand Roger Schmidt (ex-Bayer Leverkusen)... lequel avait été limogé sans ménagement à la première baisse de forme de l'équipe.

Son nom circule du côté d'Everton

A l'image de l'OL, multiple champion de France dans les années 2000 avant de rentrer dans le rang face au PSG version qatarie, le club pékinois est surclassé depuis 10 ans par des clubs plus dépensiers. Le Shanghai SIPG (où évoluent Hulk et Oscar), mais surtout le Guangzhou Evergrande (Paulinho) ont ainsi trusté les titres, notamment le deuxième, sextuple champion entre 2011 et 2017.
Genesio a d'ailleurs perdu les matches à domicile face à ces rivaux, "donc il n'a pas encore vraiment gagné le coeur des supporters pékinois", déclare à l'AFP le chroniqueur sportif Jin Shan. Pékin dispose d'une équipe compétitive, avec l'international brésilien Renato Augusto (13 buts cette saison) et l'ex-joueur congolais du FC Sochaux et de Villarreal Cédric Bakambu (8 buts). "Cependant, les chances de Guo'an de remporter le titre sont, soyons honnêtes, proches de zéro", estime Cameron Wilson.
Titre ou pas, le contrat de l'entraîneur français se terminera début décembre. Prolongera-t-il ? Rien ne l'indique. D'autant que selon certaines rumeurs, Bruno Genesio serait actuellement courtisé par Everton (16e de Premier League), en grande difficulté et qui pourrait lui offrir sa première expérience en Angleterre.
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