Supercoupe d'Europe I PSG - Tottenham I Donnarumma écarté, aucun match pour se préparer : Paris repart déjà en guerre… sur les nerfs et sans repère

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Il n’a repris l’entraînement qu’il n’y a une semaine, n’a pas disputé le moindre match de préparation, et vit sous la tension engendrée par le cas Gianluigi Donnarumma. Mais pour sa première sortie de la saison, c’est bien un trophée que le PSG va tenter d’aller chercher mercredi (21h) à Udine face à Tottenham, en Supercoupe d’Europe. Un drôle de combat pour l’équipe de Luis Enrique.

Luis Enrique : "On cherchait un profil de gardien différent"

Video credit: Eurosport

De Los Angeles à Udine, d’un Londonien à un autre. Un mois jour pour jour après sa défaite en finale du Mondial des clubs face à Chelsea, le PSG est déjà sur le pont pour tenter d’accrocher un nouveau trophée à son palmarès. Il va au passage poursuivre sa tournée des clubs anglais en 2025. Après Manchester City, Liverpool, Aston Villa, Arsenal et donc Chelsea, c’est au tour de Tottenham de se frotter à la formation de Luis Enrique mercredi à Udine. Avec une Supercoupe d’Europe pour enjeu.
Paris a toutes les raisons d’espérer que sa quête pour ce trophée se passe différemment d’il y a environ 28 ans. Quelques mois après avoir remporté la Coupe des Coupes, le club de la capitale avait explosé en mondovision sous les coups de boutoirs de la Juventus de Zinedine Zidane (1-6, 3-1). Cette fois-ci, c’est en tant que vainqueur de la Ligue des champions qu’il tentera de soulever ce trophée. Un statut qu’il lui faudra assumer. En déployant sur le jeu rayonnant qui l’a conduit au sommet de l’Europe au printemps dernier. Pour le reste, il n’a pas tant de choses sur lesquelles s’appuyer.

Le psychodrame Donnarumma

Paris voit surtout des obstacles à escalader. À commencer par celui qui vient tout juste de se greffer à l’ensemble. Un psychodrame dont le PSG aurait peut-être pu se passer avec la mise à l’écart de Gianluigi Donnarumma. Une décision qui a provoqué une vive tension médiatique autour de la préparation de ce rendez-vous pour Luis Enrique et ses hommes. Elle est aussi de nature à déstabiliser un vestiaire parisien dont le gardien italien, essentiel dans le parcours glorieux du club en Ligue des champions, est un cadre à la fois important et apprécié. Mais qu'il s'apprête à quitter, après avoir fait ses adieux et dit sa déception mardi.
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Luis Enrique et Gianluigi Donnarumma.

Crédit: Getty Images

Donnarumma ne sera pas là, donc les regards vont fatalement se porter sur Lucas Chevalier. Tout juste arrivé de Lille pour 40 millions d’euros (hors bonus éventuels de 15 millions d’euros), le portier de 23 ans va se retrouver immédiatement plongé dans un bain rendu plus bouillonnant par l’éviction de l’Italien. Il est brillant et doté d’une forte personnalité. Cela tombe plutôt bien tant elle risque d’être testée dans la pression de cette situation. Comme baptême du feu, il pouvait facilement envisager un contexte un peu moins exposé. Là, il est directement en première ligne. 

Aucun match de préparation

Chevalier n’est même pas la seule inconnue. Sa nouvelle équipe en est une aussi. Paris est face à l’inédit. Jamais un club n’avait disputé une Supercoupe d’Europe sans avoir joué au moins un match de préparation auparavant. Ce sera bel et bien le cas des Parisiens. Ils ont légitimement eu droit à trois semaines de vacances, ce qui peut sembler court après une saison marathon. Les hommes de Luis Enrique n’ont repris l’entraînement que mercredi dernier, une semaine jour pour jour avant ce rendez-vous face à Tottenham. Un délai trop réduit pour organiser un match amical.
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Fabian Ruiz et Désiré Doué à la reprise de l'entraînement du PSG

Crédit: Getty Images

Ou pour permettre à Luis Enrique de se faire une idée précise de l’état de son groupe. Il a fini le Mondial des clubs rincé physiquement et usé mentalement. Trois semaines, cela paraît bien peu pour recharger des batteries ultra-sollicitées pendant les onze mois précédents, même si la plupart des organismes parisiens sont encore jeunes. Que les hommes du technicien espagnol manquent de rythme est à une évidence. Que les choix de l’entraîneur parisiens soient d’abord dictés par la disparité du niveau athlétique de ses éléments l’est tout autant.

Neves, un autre absent de marque

Il y a ainsi beaucoup de questions autour du onze de départ que Luis Enrique va aligner. Et quelques certitudes. Donnarumma ne sera pas le seul absent de marque. Illia Zabarnyi, tout juste recruté à Bournemouth, ne sera pas de la partie. João Neves fera lui aussi défaut. Le milieu portugais est suspendu après son crêpage de chignon avec Marc Curcurella lors de la finale du Mondial des clubs perdue face à Chelsea (3-0). Son absence prive Paris d’un élément moteur de son milieu de terrain, et un maillon essentiel pour l’efficacité du pressing parisien.
Cela complète le florilège de contrariétés auxquelles le PSG est confronté. Au fond, cela ne rend son défi que plus passionnant. Celui de garnir son armoire avec un trophée qu’il n’a encore jamais remporté. Le relever dans des circonstances aussi délicates ne serait pas une mince performance, dans la lignée de ses accomplissements cette année. Paris s’est relevé de toutes les guerres, notamment celles livrées contre les clubs d’Angleterre. Ce PSG s’est prouvé qu’il était capable de tout surmonter. Finalement, il n’est pas loin d’être dans la configuration idéale pour le rappeler.   
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Marquinhos "remercie Donnarumma du fond du cœur"

Video credit: Eurosport


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