La Liga | Mercato | Pièce manquante du Real Madrid, Rodri n'est pourtant pas le choix de Florentino Pérez
Mis à jour 23/07/2026 à 09:19 GMT+2
Rodri est un champion du monde comblé. Mais il lui reste un rêve à assouvir. Le joueur de Manchester City veut rejoindre le Real Madrid, dont il pourrait être la pièce manquante pour regagner. D'abord frileux à l'idée de signer le milieu de la Roja, Florentino Pérez serait en train de changer d'avis. Après avoir oscillé entre hésitation et fascination, le Real sait qu'il tient là sa solution.
"Si un Espagnol doit être Ballon d'Or, Rodri aura l'avantage"
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Une couronne mondiale sur la tête, Rodri ne veut pas s'arrêter avec les effets princiers. Pourtant formé à l'Atlético de Madrid, le Ballon d'Or 2024 rêve depuis toujours du Real Madrid. Un club bâti pour les stars et qui ne jure que par la mécanique du rêve. Le premier appel du pied, chuchoté il y a quelques années, n'avait pas soulevé la paupière de Florentino Pérez. Après un été à dominer le monde avec l'Espagne, le nom de Rodri – vraisemblablement toujours aussi emballé à l'idée de rejoindre les Merengue – est revenu avec insistance sur la table. A l'aune des problèmes récurrents du club madrilène dans l'entrejeu, la venue du capitaine de la Roja en résoudrait une bonne livre.
Été 2024, Toni Kroos range pour de bon son maillot immaculé du Real et rêve d'un dernier titre avec l'Allemagne, lors de l'Euro à domicile. Revigorée par des ailes électriques, enfin saignante dans la verticalité, la Roja pousse le milieu allemand à la retraite, sorti en quarts. Imprenable dans l'entrejeu, redoutable en transition, la Roja revisite son style pour un sacre plus que mérité. Le MVP ? Rodri. Moins clinquant que d'autres (Lamine Yamal, Nico Williams, Fabian Ruiz), le métronome de Manchester City n'en a pas moins pesé sur le titre continental. Mais surtout, il a commencé à récolter les fruits d'une domination pérenne dans le secteur clé du milieu.
Le talisman et l'empereur
Impressionnant et décisif avec les Cityzens dans la quête de leur première Ligue des champions (2023), le patron des Skyblues n'a pas levé le pied, bien au contraire. Si l'exercice suivant ne s'est pas achevé sur une nouvelle C1 – la faute à un Real héroïque -, une quatrième Premier League de rang (du jamais vu) est venue alourdir le butin. Dans les faits, Rodri a même progressé. Avec son architecte ibère, véritable talisman, City est allergique à la défaite (une seule sur 76 rencontres avec l'Espagnol, avant sa longue blessure). Au-delà de l'aspect strictement statistique – sa meilleure en carrière avec 9 buts et 14 passes décisives – l'impression dégagée est à vous faire clignoter la rétine.
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Gigantesque Espagne : "Trois Euros et deux Coupes du monde dans les 18 dernières années !"
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Gestion du tempo, facilité à briser les lignes, par la passe ou simplement la conduite de balle, l'empereur du milieu dénote par une souveraineté transcendante, presque indécente. Dans le sens inverse, Rodri est intraitable dans son contre-pressing. Il n'hésite pas à manifester son leadership avec des prises de parole récurrentes. Un leader méticuleux, au QI astronomique et aux échasses aussi infatigables qu'imprenables. L'exposition sans aucune mesure qu'offre le championnat anglais, couplée au sacre espagnol à l'Euro, ouvre en grand les possibilités de remporter la récompense individuelle suprême.
Pérez n'a pas digéré, son corps n'a pas rassuré
A Madrid, on s'attend à une victoire sans fioritures de Vinicius Junior. Le résultat murmuré aux ouïes les plus affinées à quelques heures du verdict a plongé le club aux quinze C1 dans une colère noire et une fronde assumée contre France Football et l'UEFA. Au milieu de cette querelle d'ego et d'image, Rodri devient un lauréat pourchassé et vilipendé par l'appareil médiatique madrilène. Déshabillé de toute légitimité par Madrid, Rodri peut compter sur le soutien du club mancunien. Une célébration en grandes pompes intervenue lors de la réception du Real en Ligue des champions a semble-t-il achevé de creuser un fossé entre le joueur et Florentino Pérez.
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Espagne - Argentine, pire finale de l'histoire ?
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La preuve, avec ces appels du pied incessants du concerné, laissé sans réponse par le ponte merengue. Hormis l'affaire du Ballon d'Or, le non démenti du joueur sur son lien présumé avec Enrique Riquelme lors des élections (Rodri fut cité comme sa signature de promesse de campagne) n'aurait pas arrangé son cas selon divers échos de la presse spécialisée. Âgé de 30 ans, sorti d'une grave blessure mais encore sujet à des douleurs chroniques au genou, Rodri charrie également son lot de questions et de doutes.
Le chaînon manquant, le choix qui s'impose
Fort logiquement, le Madrilène demandera de surcroît de lourds émoluments, à un âge relativement avancé. Le genre d'investissements que la Casa Blanca ne fait plus depuis un moment. Passé ce voile d'inquiétudes, la signature de Rodri résoudrait une grande partie des problèmes structurels de l'effectif. Depuis le départ de Kroos, aucune pointe basse du milieu n'a su apporter les standards techniques pour dominer, créer et gérer cuir au pied. Tous les observateurs proches du Real le savent, Rodri est la pièce manquante d'un puzzle que beaucoup espèrent enfin voir regagner.
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Rodri küsst den FIFA-WM-Pokal
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La solution, aussi, qui déchargerait Dean Huijsen d'un rôle de libero trop grand pour lui, celle qui permettrait aux nouveaux dragsters (Marc Cucurella, Denzel Dumfries) de participer pleinement à la construction, celle, enfin, qui offrirait des cartouches par cagettes entières à l'artificier en chef, Kylian Mbappé. Rodri ne règlera pas tous les soucis, mais il a tout de la clé tant convoitée. Ce n'est pas pour rien que Manchester City cherche à le prolonger (à un an de la fin de son contrat), et que selon le journaliste Matteo Moretto, Florentino Pérez se serait enfin décidé à changer d'avis. Devenu star, couronné légende du jeu, Rodri n'est plus un choix par doctrine. Qu'importe le contexte, c'est un renfort qui s'impose.
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