Mercato I Ligue 1 I Entre impatience et promesses : Toulouse remplit ses caisses, et après ?

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Les ventes, finalisées ou à venir d'ici la fin du mois, de plusieurs jeunes à potentiel, ont rapporté à Toulouse un trésor de guerre à faire pâlir ses rivaux de Ligue 1, mais le club tarde à réinvestir, quitte à inquiéter ses supporters.

Olivier Cloarec, président du TFC.

Crédit: Getty Images

À la saison des cigales, le TFC s'est fait fourmi. La cession d'Emersonn à Ipswich pour 32 millions d'euros, soit dix fois le montant déboursé l'an dernier pour signer l'attaquant brésilien de Göztepe, a battu le précédent record établi en 2018 avec Issa Diop, acheté 25 millions par West Ham.
Ce n'est peut-être pas fini, puisque les dirigeants haut-garonnais ont refusé une offre de 33 millions d'euros de Sunderland pour le latéral formé au club Dayann Methalie, 2 buts en L1 à 20 ans, habilement prolongé jusqu'en 2030 en octobre. Toulouse espérerait en tirer 40 millions.

Une somme de 85 millions d'euros évoquée en interne ?

Dans la colonne bénéfices, il faut également rajouter les 25 millions d'euros répartis en deux versements (2,5 + 22,5 à l'été 2027) que Rennes a acceptés pour le défenseur central Charlie Cresswell. Une belle plus-value, puisque l'Anglais de 23 ans était arrivé de Leeds en 2024 pour six fois moins.
Enfin, l'effectif compte d'autres précieuses valeurs marchandes qui pourraient trouver preneur : le gardien Guillaume Restes estimé à une vingtaine de millions d'euros par le site spécialisé Transfermarkt, les milieux vénézuélien Cristian Casseres (9) et norvégien Aron Donnum (5) ou encore l'un des meilleurs dribbleurs du dernier championnat, l'Ivoirien Yann Gboho (18).
La somme de 85 millions d'euros évoquée en interne pourrait faire du TFC l'un des clubs ayant le mieux vendu cet été. Pour quel usage ?

RedBird et les cordons de la bourse

"Ce n'est jamais un plaisir de vendre des joueurs mais l'ambition est toujours d'en tirer le plus possible" afin de "mettre les moyens sur d'autres qu'on a ciblés et briser ce plafond de verre pour jouer l'Europe", a récemment répondu le président Olivier Cloarec sur RMC.
"On ne perd pas de vue qu'on doit avoir une équipe compétitive", avait-il ensuite insisté en réponse aux inquiétudes de ses supporters pas vraiment rassurés par les arrivées de deux défenseurs méconnus, Christ Tapé signé de Horsens (Danemark) et Ismaël Diallo qui évoluait en troisième division à Dijon, et un ailier suédois de 18 ans, Sion Oppong, en provenance de Brommapojkarn (Suède).
Face aux critiques naissantes qui pointent du doigt son attentisme, la direction toulousaine rassure régulièrement son nouvel entraîneur Jens Berthel Askou à qui on a promis, d'ici la fin du mercato, deux ou trois recrues plus confirmées avec des montants supérieurs à ceux investis jusque-là.
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Jens Berthel Askou avec Motherwell.

Crédit: Getty Images

Arrivé en provenance de Motherwell (Ecosse) avec une flatteuse réputation de formateur, une donnée fondamentale pour continuer de faire fructifier les actifs du centre de formation toulousain — le deuxième de France derrière celui du PSG — le technicien danois attend toujours un attaquant de pointe, un milieu de terrain, deux joueurs de côté et un défenseur polyvalent.
Sa demande sera-t-elle exaucée ? L'ambition ouvertement affichée par ses dirigeants va-t-elle être suivie d'effets ? Cet été fructueux peut-il contribuer à forcer (un peu) la main du discret et peu dépensier propriétaire américain RedBird qui, depuis le rachat du club en 2020, n'a jamais dépensé plus de 4,5 millions pour un joueur (Donnum) ? Les réponses se font attendre. Et dans les travées du Stadium, l'impatience guette.
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