Mercato - L'arrivée de Rodri, une victoire philosophique pour le FC Barcelone, un péché d'orgueil pour Real Madrid

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Le meilleur joueur de la Coupe du monde 2026 Rodri s'est engagé ce mardi pour les quatre prochaines saisons avec le FC Barcelone, alors que le Real Madrid semblait avoir un coup d'avance dans le dossier au début de l'été. Une victoire que le club catalan doit en grande partie aux arguments sportifs déployés pour convaincre le Ballon d'Or 2024, face à un rival plus puissant financièrement.

"Si un Espagnol doit être Ballon d'Or, Rodri aura l'avantage"

Video credit: Eurosport

Il aurait dû être la dernière pièce du puzzle du Real Madrid, il va finalement compléter celui du FC Barcelone. Au bout d'un mois aux contours de thriller, le Ballon d'Or 2024 Rodri a commis un crime de (quasi) lèse-majesté en se détournant des Merengue pour s'engager avec le rival honni catalan. Un coup énorme pour le Barça, pourtant amoindri financièrement par rapport à son rival, mais qui a su user de ses autres atouts pour convaincre la meilleure sentinelle du monde.
Tout aurait basculé lors d'un appel d'Hansi Flick, le coach du FC Barcelone, à Rodri début août. Le contenu précis de la discussion n'a pas filtré, mais l'Allemand a su trouver les mots justes pour convaincre un joueur déjà aligné sur ses idées de jeu. Soit exactement le même scenario que quelques semaines plus tôt, quand l'Allemand avait dégainé une première fois son téléphone pour convaincre l'ailier anglais Anthony Gordon de signer à Barcelone plutôt qu'au Bayern Munich.
Rodri, né à Madrid et formé à l'Atlético, avait pourtant toujours rêvé de jouer pour le Real. En 2019, déjà, au moment de quitter son club formateur, il avait attendu jusqu'au bout de l'été une offre des Merengue avant de se résigner à rejoindre Manchester City. Mais il n'aurait pas reçu, du club madrilène, le même enthousiasme que celui du club catalan. Dans ce qui ressemble à un péché d'orgueil, après un mercato déjà fourni et alors que le nom de Rodri était associé à celui d'Enrique Riquelme, le candidat perdant des récentes élections présidentielles du Real, le président Florentino Pérez aurait demandé à être convaincu.

Comme pour Henry, comme pour Neymar

De l'autre côté, l'attendait la proposition d'être le leader d'une équipe calquée sur le jeu de l'équipe nationale espagnole, avec laquelle il a été sacré meilleur joueur de la Coupe du monde 2026 (en plus du titre mondial), adepte du contre-pressing qu'il maîtrise tant. "Il nous faut des joueurs capables de mener l’équipe sur le terrain", déclarait Hansi Flick en fin de saison dernière, détaillant ce dont il avait besoin pour satisfaire sa quête de Ligue des champions. Les rumeurs ajoutent qu'il cherchait ce profil au milieu ou en défense en particulier. Impossible pour lui, donc, de faire mieux que Rodri dans ce registre.
D'autant plus avec la blessure de Frenkie de Jong, victime d'une déchirure d'un ligament du genou droit pendant la Coupe du monde et qui devrait manquer au minimum plusieurs semaines de compétition. Rodri a le champ libre, un projet sur-mesure, une équipe qui croit en lui et le veut d'un côté. Mais aussi son rêve de l'autre, ce qui aurait pu tout emporter. Il a finalement choisi, à offres égales selon les rumeurs de la presse espagnole, la première option. Et par la même, offert au pire ennemi du club dont il avait des posters une victoire philosophique dont la trace est garantie.
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"Si un Espagnol doit être Ballon d'Or, Rodri aura l'avantage"

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Car si à Madrid, la presse préfère retenir l'hésitation coupable du Real Madrid quant à son envie de recruter Rodri pour expliquer son revirement, Barcelone exulte. "Le Barça a su jouer ses cartes en présentant à Rodri un projet sportif clair et en répondant à ses attentes. La suite appartient à l'histoire" écrit ainsi Sport ce lundi matin. Comme en 2007, quand Thierry Henry avait choisi le Barça, plutôt que le Real, pour son style de jeu qu'il avait toujours admiré. Ou en 2013, quand Neymar, malgré un chèque en blanc du Real, avait choisi le FC Barcelone qui le faisait rêver.
Les temps ont bien changé depuis, surtout financièrement où le FC Barcelone, empêtré dans des soucis sans fin, ne peut plus se permettre de suivre son rival. Le club a même dû attendre la vente de Ferran Torres au Paris Saint-Germain, contre 45 millions d'euros, pour réussir à proposer les 70 millions d'euros bonus inclus que Manchester City demandait. Ce qui le contraint à se réfugier dans son soft-power pour pouvoir encore couper l'herbe sous le pied du Real Madrid. Et de savourer des victoires comme celle-ci qui, sans aucun doute, ont encore meilleur goût.
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