Mercato Olympique de Marseille | Pourquoi Mason Greenwood a été "mal" vendu

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39 millions d’euros, hors bonus, et dont une importante partie va revenir dans les caisses de Manchester United. C’est en ces termes que l’Olympique de Marseille a bouclé le transfert de Mason Greenwood à Fenerbahçe. Performant, et même souvent brillant lors de ses deux saisons en cité phocéenne, l’ailier n’a finalement pas rapporté le jackpot que l’ancienne direction a longtemps espéré.

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À l’OM, on ne fanfaronne pas au lendemain d’un transfert qui constitue, pourtant, une vente record. Mason Greenwood est parti pour un montant total, bonus compris, atteignant les 42 millions d’euros mais il ne reste, surtout, que de l’amertume. D’abord, bien sûr, parce que le club phocéen ne récupérera qu’une partie bien plus modeste de cette somme, comme nous l’évoquions mercredi. Aussi, bien sûr, parce que se séparer de son meilleur joueur n’est jamais un bon signal, en particulier lorsque son départ est motivé, en grande partie, par la nécessité de redresser une situation économique franchement inquiétante.
Bien sûr, Marseille n’a pas attendu de se retrouver là, sans Ligue des champions et sans le sou, pour envisager le départ de celui qui a inscrit 48 buts en deux saisons. Son transfert avait été programmé depuis plusieurs mois par l’ancienne direction, et le départ de Roberto De Zerbi avait de toute façon convaincu le joueur et son père, dont il est très proche, que cette saison 2025-2026 serait la dernière. "Il y avait des discussions engagées auparavant pour essayer de trouver un compromis avec le joueur qui souhaitait partir, je tiens à le préciser, a confié Grégory Lorenzi, nouveau directeur sportif phocéen, en conférence de presse. Ce n’est pas que l’OM. Il y avait un désir du joueur de quitter l’OM le plus vite possible."

L'OM espérait un réveil de la Premier League

Le plus vite possible, mais pas pour n’importe quel salaire. L’ancien ailier de Manchester United a évidemment maintenu des prétentions salariales élevées. Il était grassement rémunéré à Marseille en percevant 420.000 euros par mois et c’est aussi la raison pour laquelle l’OM ne pouvait absolument pas envisager le conserver. Sanctionné par l’UEFA en juin, mais également mis sous étreinte par la DNCG, l’entité phocéenne s’est engagée à réduire sa masse salariale de 163 à 94 millions d’euros, comme le révélaient nos confrères de L’Équipe. Couper les salaires les plus élevés n’était pas qu’une nécessité, mais aussi une obligation.
Les clubs susceptibles de s’intéresser à Greenwood tout en lui offrant un salaire supérieur n’étaient pas nombreux. La précédente direction avait fini par se persuader que la Premier League finirait par mettre ses principes de côté et se laisser convaincre par les prestations du joueur de 24 ans. Ce ne fut finalement pas le cas et le changement complet d’organigramme, de la présidence à la direction sportive, a de toute façon rompu certains échanges noués ces derniers mois. Mais tous avaient bien compris qu’un transfert dépassant les 60 millions d’euros était devenu utopique.
Le grand chambardement au sein du club, ainsi que sa situation financière, que le nouveau président Stéphane Richard a publiquement qualifiée d’alarmante, n’ont évidemment pas mis le club en position de force. Surtout pour un joueur au passif si lourd car accusé, en 2022, de violences conjugales et de tentative de viol, avant que les charges ne soient abandonnées. "Vous connaissez tous la complexité du dossier Greenwood à travers l’image que le joueur peut avoir, a rappelé Lorenzi. Quand on parle d’un montant, il ne faut pas penser qu’il y avait beaucoup d’opportunités pour Mason. Sur le dossier, les clubs n’ont pas frappé à notre porte donc vouloir vendre un joueur 80 à 100 millions d’euros… Le marché a estimé que le joueur ne les valait pas."

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En Espagne, seul l’Atletico s’était renseigné mais la direction madrilène a rapidement été refroidie par le comportement du joueur. Les clubs italiens n’avaient ni l’envie ni les moyens de se pencher sur son cas. Et même l’Arabie saoudite est restée discrète, après de légers contacts. Conséquence : Marseille, dans l’urgence, a fini par accepter l’offre de Fenerbahçe s’élevant à 39 millions d’euros plus 3 millions d’euros de bonus. Greenwood, lui, va quasiment doubler son salaire. "On avait pensé qu’il y aurait plusieurs clubs, ce qui n’a malheureusement pas été le cas, a admis le directeur sportif. La meilleure solution était ce club [Fenerbahçe, NDLR]. On a estimé que c’était la meilleure solution possible."
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L’OM ne percevra "que" 23,4 millions sur cette somme fixe alors qu’il en a déboursé, selon nos informations, plus de 35 millions au total pour s’offrir le joueur. Sur le papier, l’entité phocéenne a donc fait une mauvaise opération même si, comptablement, le montant d’un transfert est lissé sur la durée totale du contrat du joueur. En 2024, Greenwood s’était engagé pour cinq ans. Le club avait donc déjà amorti 14 millions d’euros (35 millions divisés par le nombre d’années de contrat, multipliés par le nombre de saisons effectuées).
"Par rapport à ce qui était prévu, le club rentre dans son budget, a certifié Lorenzi. […] La seule chose que je peux vous dire, c’est que par rapport à ce qui était prévu dans le budget, l’OM rentre dans ce qu’il souhaitait avoir." Loin, très loin, de ce qui était prévu dans le scénario le plus optimiste que la précédente direction envisageait encore, il y a quelques mois. 

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