Transferts - Tonali, Fernandes, Van Hecke, Tottenham se permet des dépenses astronomiques malgré sa situation sportive
Par Yohann Le Coz
Publié 08/07/2026 à 01:30 GMT+2
Tottenham enchaîne les dépenses pharaoniques, entre les arrivées de Sandro Tonali, Jan Paul Van Hecke et Mateus Fernandes, sans compter l'arrivée libre d'Andrew Robertson. Des investissements surprenants après une saison où la relégation a été évitée de peu et qu'aucune compétition européenne ne se profile. Pourtant, les Spurs semblent pouvoir rester dans les clous.
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Sacrées montagnes russes pour Tottenham la saison dernière. Thomas Frank, Igor Tudor et Bruno Saltor à l'intérim se sont succédé sur le banc, avec la menace de la zone de relégation toujours plus présente, avant de voir débarquer Roberto De Zerbi en homme providentiel.
Après un exercice 2025/2026 bourbier, le club aurait pu ressembler à une tourbière. Une zone à risque dans laquelle aucun top joueur européen n'aurait voulu s'aventurer. A la place, les Spurs sont devenus une destination à la mode. À grands renforts de millions, tout de même.
Des centaines de millions dépensés et ce n'est pas fini
En quelques semaines, Jan Paul Van Hecke (Brighton, 62M€), Mateus Fernandes (West Ham, 99M€) et Sandro Tonali (Milan AC, 108M€ + 8M€ d'éventuels bonus), ont plié bagage pour Londres. Sans compter la signature libre d'Andrew Robertson en provenance de Liverpool, qui va, lui aussi, peser considérablement sur la masse salariale.
Et la kermesse continue. Plusieurs médias donnent les Spurs sur la piste de Savinho, le milieu offensif / ailier de Manchester City côté à 35 millions d'euros sur Transfertmarkt, tandis que Fabrizio Romano assure que De Zerbi et ses dirigeants demeurent "extrêmement actifs sur le marché".
Après la validation du maintien en Premier League en toute fin de saison contre Everton, l'entraîneur italien avait glissé devant la presse vouloir "débuter la pré-saison avec l'équipe de mes rêves". Le club lui en donne en tout cas les moyens puisqu'il a déjà bénéficié chez les Spurs d'un montant de transfert plus élevé que sur l'ensemble de ses années marseillaises.
Quid de la masse salariale et de l'équilibre budgétaire ?
Si Tottenham peut se permettre de casser la tirelire, poser son PEL ou faire tourner la planche à billets - choisissez l'expression qui vous convient le mieux - sans couler le club, ce n'est pas un hasard. L'institution a beau connaître quelques délicatesses côté sportif, elle reste une machine financière bien huilée, avec de la marge pour rester dans les clous des différents règlements financiers de la Premier League et de l'UEFA. Et ce, quand bien même l'équipe ne verra pas l'Europe la saison prochaine.
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Le club a engrangé la saison dernière une somme record entre droits TV et prime au mérite, malgré sa piètre 17e place. Les montants ont atteint des sommets et les Spurs en ont profité pour engranger 160 millions d'euros, en plus de 86 millions d'euros grâce à leur parcours en Ligue des champions, selon des calculs réalisés par The Athletic. Ils ont vu leurs rêves de gloire s'arrêter en 8es de finale, mais ont encaissé un joli chèque (le 10e plus gros des équipes engagées) grâce à une phase de ligue réussie, bouclée à la 4e place, et une partie des revenus UEFA indexés sur les droits TV domestiques de la C1.
Et ce, sans compter les revenus de billetterie très importants dans un stade - le deuxième plus grand de Premier League - propriété du club. Même si, toutes ces dépenses ne seraient possibles sans un actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement ENIC, qui n'hésite pas à mettre la main au pot. Dernier geste en date, une injection de 116 millions d'euros dans la trésorerie du club en juin dernier pour aider à ficeler les budgets. Un retour rapide en Ligue des champions restera toutefois un paramètre majeur.
Un petit dépensier parmi les gros
Pour ce qui est de la masse salariale, aussi surprenant que cela puisse paraître, Tottenham faisait partie, jusqu'à récemment, des plus petits dépensiers parmi les grosses écuries du championnat anglais. Et les limites des masses salariales étant indexées sur les revenus liés au sportif - qui sont colossaux à Tottenham - les dirigeants avaient de la marge.
Idem pour ce qui est de l'équilibre du budget de fin de saison. Le club présente un bilan lourdement négatif, sur lequel pèse l'amortissement des dépenses pour la construction du Tottenham Hotspur Stadium. Un poste de dépense qui peut être déduit des pertes en fin de saison, pour ne pas se faire attraper par les différents gendarmes financiers. Des dépenses complètement folles, vous disiez ?
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