PSG - OM - 12 secondes pour tout gâcher : mais comment le trophée a-t-il pu échapper à l’OM ?
Eurosport sur GoogleLes quatre des six premières minutes du temps additionnel sont passées quand Pierre-Emerick Aubameyang perd son duel face à Pacho. Douze secondes plus tard, Gonçalo Ramos égalisait. Par naïveté, l’OM a laissé filer un trophée qu’il attendait depuis 14 ans. Les regrets sont immenses sur ces 12 secondes qui coûtent cher. Zoom sur le moment où Marseille a tout gâché.
Marseille ont observé, désabusés, la remise du tophée aux Parisiens
Crédit: Getty Images
Le meilleur match de leur saison, leur premier trophée depuis 14 ans, une victoire face à la meilleure équipe d’Europe : voilà tout ce que l’OM a vu s’envoler en douze secondes précisément. Le temps pour Pierre-Emerick Aubameyang de perdre un duel (90+3’59), pour Marseille de faire n’importe quoi et pour Geronimo Rulli d’aller chercher le ballon dans ses filets (90+4’11).
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Comment peut-on prendre un contre éclair à ce moment du match ? Luis Enrique l’a facilement avoué sur Ligue1+ à la fin du match, Marseille a mieux joué que le PSG. Les hommes de De Zerbi se sont procuré plus d’opportunités et, sans un grand Lucas Chevalier, l’affaire aurait même pu être pliée avec ces douze secondes maudites.
Est-ce que Marseille s’est senti pousser des ailes au point de ne pas mesurer que la menace planait jusqu’au bout du bout ? Au point d’oublier que Paris restait l’une des équipes les plus redoutables du monde en transition ? Qu’est-ce qui a poussé les hommes de De Zerbi à se découvrir autant alors qu’ils avaient le match en main et qu’il restait 120 secondes à jouer ?
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Chevalier alza la Coppa dopo la vittoria nella finale PSG-Olympique Marsiglia - Supercoppa di Francia 2025
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Une équipe grisée, une équipe naïve ou les deux ?
La première des erreurs reste celle de Pierre-Emerick Aubameyang. Grisé par une entrée en jeu réussie, porté par un moment où l’OM semble marcher sur l’eau, il prend la profondeur et va défier Pacho alors que la raison lui dictait de filer vers le poteau de corner et de jouer la montre. Bien sûr, son crochet sur Pacho va dans le sens du jeu mais pas dans celui du match à un moment aussi critique. Le défenseur central parisien remporte son duel et c’est alors que tout s’enclenche. Marseille est totalement désorganisé. Le pressing au milieu de terrain n’existe plus et la défense est beaucoup trop haute.
Sur cette séquence, 45 mètres séparent Aubameyang de Geoffrey Kondogbia, qui se poste devant la défense. Entre les deux ? Un seul Marseillais, Hojbjerg, éliminé en une seule passe, et un espace gigantesque pour le PSG. Les huit autres joueurs de champ de l’OM se tiennent en 15 mètres. L’alignement de la défense est extrêmement douteux et Bradley Barcola n’a qu’à jouer la mobylette pour prendre tout ce beau monde dans son dos et, en particulier, Emerson pris de court.
Vitinha a, lui, cinq secondes et trois touches de balle pour faire ce qu’il veut et trouver parfaitement l’ancien Lyonnais dans l’espace. C’est cette passe qui déclenche tout, or personne ne monte sur Vitinha à cet instant précis. Marseille est complètement coupé en deux, incapable de cadrer le meilleur milieu du monde au moment le plus important de la rencontre. "Mon équipe a-t-elle été trop naïve ? Je ne sais pas... Je ne sais pas... Cela se passe comme ça régulièrement. Avec des si.... c'est comme ça", a réagi le coach italien.
Trop d'espace pour Vitinha
Donner autant de temps et d’espace à Vitinha, c’est se faire hara-kiri. Derrière, l’enchaînement entre Barcola et Ramos est sublime. Pavard, Balerdi, Medina : tout le monde est en retard côté marseillais. Aspirée par l’appel en profondeur d’Aubameyang, l’équipe est complètement désorganisée. Elle manque de rigueur et de maturité alors qu’elle aurait dû jouer plus prudemment une fin de match qui lui offrait sur un plateau la victoire.
Ces douze secondes ont fait voler en éclats une œuvre qui valait bien mieux. Voilà aussi pourquoi les nerfs de Medina ont craqué ou pourquoi Balerdi ne digérait pas la défaite. Il est clair que les Marseillais vont longtemps se demander comment ce Trophée des champions a pu leur échapper. Ces 12 secondes les hanteront pendant quelques nuits, sans doute.
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