Trophée des champions - Rédemption de Chevalier, naïveté de l’OM et régal total : les tops et les flops de PSG - OM
Eurosport sur GoogleAu terme d’un match assez époustouflant, le PSG a remporté son 14e Trophée des champions grâce à la vista de Vitinha et, surtout, à un grand Lucas Chevalier, héros du jour. L’OM a sans doute livré son meilleur match de la saison mais alors qu’ils tenaient leur premier trophée depuis 14 ans, les Olympiens ont péché par manque de maturité. Voici les tops et les flops d’une grande rencontre.
Lucas Chevalier porté en triomphe par ses équipiers
Crédit: Getty Images
Tops
- Chevalier, la rédemption
Il a attendu le bon soir. Quelques mois après avoir sombré au Vélodrome, au beau milieu d’une zone de turbulences qui l’a même vu aller sur le banc au profit de Safonov, Lucas Chevalier a rappelé ce jeudi à Koweït City pourquoi le PSG était venu le chercher. Une main droite ferme (7e), un double arrêt exceptionnel face à Paixao puis Pavard (56e) et une détente décisive face à Gouiri (58e) : l’ancien Lillois tenait son match référence jusqu’à une nouvelle erreur face à Greenwood dont il a mal apprécié la course. S’il a provoqué un penalty, il fut aussi le héros de la séance de tirs au but en sortant deux tentatives marseillaises. Une erreur, oui, mais, pour le reste, une présence imposante dans son but. Enfin. Le début de l’histoire Chevalier au PSG s‘est-elle écrite à l’autre bout du monde ?
- Quel régal !
Du rythme, des buts remarquables et un scenario dingue : le Trophée des champions a, pour une fois, bien porté son nom. Du geste magistral d’Ousmane Dembélé sur l’ouverture du score à l’enchaînement lumineux sur le but de Ramos, des deux buts de l’OM en 11 minutes à l’engagement total de Marseillais qu’on a eu du mal à reconnaître, les 90 minutes ont offert un vrai choc et prouvé que, même en Ligue 1, Paris pourrait avoir un adversaire à sa taille. On aimerait simplement que l’OM le prouve chaque week-end.
- Revoilà Dembélé
Quel plaisir de le revoir gambader comme s’il n’avait plus aucune appréhension. Privé de terrain à cause de ses blessures ou prisonnier de mauvaises sensations quand il jouait, le Ballon d’Or n’était que l’ombre de lui-même depuis septembre. Ce jeudi, il a couru, il a pressé et il a marqué sans arrière-pensée. Et quel but ! Son enchaînement, contrôle et petit lob, est digne de ce qu’il avait montré de janvier à juin dernier. 2026 démarre fort. Le vrai début de sa saison ?
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Ousmane Dembélé marque contre Marseille lors du trophée des champions, le 8 janvier 2026.
Crédit: Getty Images
- Vitinha, un œil unique
Il n’a peut-être pas signé son meilleur match sous le maillot parisien mais c’est lui qui a fait basculer la rencontre sur deux inspirations géniales. D’abord en lançant Dembélé en une touche sur l’ouverture du score puis en trouvant Barcola dans la profondeur au bout du temps additionnel. L’histoire retiendra sans doute le joli but de Dembélé ou l’enchaînement entre Barcola et Ramos mais sans Vitinha, rien de tout ça. Le génie, c’est lui.
Flops
- Rulli, encore une toile
Depuis fin novembre, Géronimo Rulli traverse une forte zone de turbulences. A l’image de ce jeudi face au PSG, il est tantôt impérial, tantôt friable. Sur sa ligne, il reste une référence absolue. Mais voilà quelques semaines que son jeu au pied met tout Marseille dans l’embarras. Cette fois, sa relance grotesque sur Medina a ouvert la voie à l’ouverture du score du PSG. L’Argentin manque parfois de finesse technique et coûte, régulièrement désormais, des buts. Encore un ce jeudi. Un curieux syndrome qui met l’OM sur la brèche.
- Marseille, quelle naïveté !
Comment l’OM peut-il tout gâcher ? Après une rencontre d’une densité extraordinaire, après avoir dominé la meilleure équipe d’Europe, retourné en dix minutes une situation mal engagée, Marseille s’est fait piéger en contre au bout du temps additionnel. Aubameyang qui rate la balle de match, une défense trop haute qui se fait prendre dans son dos : et voilà comment le trophée s’est envolé. Et ce n’est pas comme si Marseille en gagnait tous les mois. Parfois, il faut être plus calculateur, plus mature aussi.
- 55 000 personnes, 0 ambiance
Un stade peut contenir 55 000 personnes et sonner creux. La preuve ce jeudi à Koweit City où l’ambiance soporifique ne fut pas à la hauteur du joli spectacle proposé. Mais c’est le risque quand le Trophée des champions est organisé à 5 500 kilomètres de Paris. Sans doute que la LFP et les deux clubs s’en sont mis plein les poches mais quel est l’intérêt de proposer ce qui se fait de mieux en L1 dans un pays qui ne connaît ni Paixao ni Warren Zaïre-Emery ? Ce n’est pas en se privant de ses supporters que la Ligue 1 regagnera les cœurs.
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