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Franck Ribéry, son Ballon d'Or serait "made in Bayern"
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Publié 05/09/2013 à 21:16 GMT+2
Franck Ribéry a-t-il besoin de l’équipe de France pour décrocher le Ballon d’Or 2013 ? Briller avec les Bleus ne le désavantagerait pas. Mais, année impaire oblige, c’est loin d’être indispensable.
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Dans cinq mois, Franck Ribéry deviendra peut-être le cinquième joueur français sacré Ballon d’Or après Raymond Kopa (1958), Michel Platini (1983, 1984, 1985), Jean-Pierre Papin (1991) et Zinédine Zidane (1998). Il y a encore quelques années, on vous aurait bien dit de parier vos économies sur la tête du joueur du Bayern Munich, vainqueur de la plus prestigieuse des compétitions mises en jeu en 2013, la Ligue des champions, et de quelques autres babioles non-négligeables (Bundesliga, Coupe d’Allemagne, Supercoupe d’Europe).
Mais depuis 2010, le mode de scrutin a évolué et une partie des électeurs oublie souvent que meilleur joueur du monde et footballeur de l’année sont deux choses différentes. Et pas forcément compatibles. Ce fut le cas avec Lionel Messi en 2010. L’Argentin était passé complètement à côté de la Coupe du monde mais avait tout de même été récompensé, aux dépens de Wesley Sneijder (1er chez les journalistes) ou Andres Iniesta, dont le but en finale du Mondial lui aurait valu la récompense suprême quatre ans auparavant. L’Espagnol avait fait le job avec la sélection. Mais les exploits répétés de Lionel Messi avec le FC Barcelone l’avaient privé de la récompense individuelle suprême.
Au moins, Franck Ribéry sait à quoi s'en tenir. Le Ballon d’Or peut encore lui échapper au profit de l’un des deux ogres que sont Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo, devenus avec le temps et par la force des choses des candidats naturels. Néanmoins, en réalisant quelques prestations de qualité sous le maillot bleu, le Français donnerait encore plus d’épaisseur à sa candidature. D'autres Tricolores ont profité de l’équipe de France pour s’offrir un beau ballon en or :
Dans l’histoire globale du Ballon d’Or, d’autres ont décroché le Graal grâce à leurs prestations en équipe nationale. Sans dresser de liste exhaustive, on peut néanmoins citer Masopust (1962), Muller (1970), Rossi (1982), van Basten (1988), Matthaus (1990), Stoichkov (1994), Sammer (1996), Ronaldo (2002) ou Cannavaro (2006). Tous avaient brillé en Coupe du monde ou en Championnat d’Europe. Conclusion : l’équipe nationale, ça compte. Surtout les années paires. En 2013, ça peut aider. Mais pas autant qu’on l’imagine.
Franck Ribéry ne s'en plaindra pas forcément. Comme JPP en 1991, il n’a rien eu à se mettre sous la dent cet été. Et sera très loin du bilan qualitatif de l’ancien capitaine des Bleus le 31 décembre prochain. Même si le Bavarois termine en boulet de canon avec la sélection, il est très peu probable qu’il se hisse au niveau de Papin. L'hiver prochain, cela ne l’empêchera peut-être pas d’exposer le même trophée sur sa cheminée. Grâce au rouge du Bayern plus qu'au bleu de France.
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