Yacine Bammou : "L’histoire de la boutique du PSG, ça a marqué la France"

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À 33 ans, il s'éclate avec Dunkerque, équipe surprise de cette saison de Ligue 2. Pendant 40 minutes, Yacine Bammou s'est longuement confié sur sa trajectoire unique. La région parisienne, le FC Nantes, Sergio Conceiçao, Emiliano Sala, le Maroc, l'argent, l'attrayant projet dunkerquois... Entretien.

Yacine Bammou avec l'USL Dunkerque, en 2024-2025.

Crédit: Getty Images

Par Timothé Crépin
Est-ce que vous saviez que Yacine Bammou avait été vendeur à la boutique du PSG ?
Yacine Bammou : Je n'étais pas au courant ! (sourire.)
Cette référence de votre parcours, vous l'avez entendue combien de fois ?
Y.B : Je ne pourrais même pas vous dire tellement le chiffre doit être énorme. Dans tous les clubs, partout où j'ai voyagé, dès que je croisais un fan de football... C'est l'histoire qui a marqué en France. La dernière fois que je l'ai entendue, c'était à ma signature à Dunkerque. Certains fans, des personnes à la communication du club m'en ont parlé. Quand on entend Bammou, c'est vrai que l'histoire vient avec.
Ça vous saoule aujourd'hui ?
Y.B : Non, pas du tout. C'est une fierté pour moi. C'est positif. Oui, j'ai été à la boutique du PSG et, quelques mois après, je joue et je marque contre eux. C'est juste une belle histoire. Avant de commencer ma carrière dans le foot, j'ai travaillé. Je pense que cela m'a beaucoup aidé. Ça m'a inculqué des valeurs qui, aujourd'hui, me servent.
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Yacine Bammou avec le FC Nantes contre le PSG, le 26 septembre 2015.

Crédit: Getty Images

Quelle est la morale de votre carrière ?
Y.B : Comme tout enfant, on a des petits rêves. Personnellement, j'avais dans la tête de devenir footballeur. J'ai mis toutes les chances de mon côté pour ne pas avoir de regret si cela ne venait pas. La morale, c'est toujours croire en soi, ne jamais ralentir ou dévier de son chemin par rapport à ce qu'on peut te dire et ce que tu peux entendre. C'est ne pas regarder ni à gauche, ni à droite, se donner à plus de 200 % tous les jours. Moi, je dormais foot, je mangeais foot. J'ai entendu plusieurs centaines de fois : "Footballeur, il faut oublier. Tu as 20 ans. Tu dois te concentrer sur un métier." Mais non. Dans ma tête, c'était carré. Je savais où je voulais aller. Quand j'ai eu l'opportunité de Nantes, voilà ce que ça a donné sur le terrain.
Parfois, vous vous revoyez dans le quartier de l’Amiral-Mouchez dans le XIIIe arrondissement de Paris ?
Y.B : Des fois, oui. J'ai tapé mes premiers ballons là-bas. Quand je pense à l'Amiral, j'ai en tête tous mes amis d'enfance, des tournois qu'on faisait. Le week-end, vraiment, on jouait du matin jusqu'au soir, parfois sans manger. On ne voulait que faire du foot ! J'ai appris quelques bases là-bas. Techniquement, il y avait des tops joueurs. Ça mettait une envie de Champions League sur le terrain ! Tous les ballons donnés sur ce terrain en sable. Avec du monde autour. Il y avait une chaleur importante, ça jouait pour gagner. J'avais un bon niveau, j'étais pas mal. J'entendais les grands dire : "Il faut que tu joues au foot." Ça m'a donné un peu de confiance. C'est comme ça que je signe au FC Gobelins. Puis le PUC, à Charléty, en face de chez moi. J'ai passé un cap ensuite à Issy-les-Moulineaux, même si j'ai peu joué. Avant d'être recruté à l'ACBB, à Boulogne-Billancourt. On m'a donné beaucoup de confiance là-bas. Je jouais avec les seniors alors que j'étais U19. J'ai vite progressé. Il y a alors Évry qui monte en CFA 2. Ils prennent quelques joueurs de l'ACBB, dont moi. Et c'est à Évry que Matthieu Bideau, recruteur pour le FC Nantes, me contacte.
Dans toute cette carrière en Ile-de-France, effectuez-vous des essais chez des clubs ?
Y.B : J'avais fait des essais à Auxerre, Guingamp... Sans aboutir à une réponse positive. Mais je gardais ça bien au fond de moi.
Avec le recul, vous diriez qu'il est difficile de se démarquer en Ile-de-France, dans ce vivier ininterrompu de joueurs avec du talent ?
Y.B : Dur, oui. Mais si un gamin a un potentiel, fait ce qu'il faut et est bien entouré, il y a de grandes chances qu'il arrive à obtenir ce qu'il veut. Oui, on peut passer entre les mailles du filet, mais...
Un jour, je croise Leonardo dans un parking, je lui demande si je peux m'entraîner
Quand vous cherchez du boulot et que vous travaillez donc à la boutique du PSG, à l'époque, vous commencez à vous dire que la carrière pro va être compliquée ?
Y.B : J'ai travaillé là-bas à 19-20 ans, l'année avant de signer à Nantes. Le mood, c'était de bosser car j'en avais besoin, je faisais ma petite vie, je voulais mon indépendance, un revenu. Mais j'avais mon club à Évry, je me tapais le RER pendant une heure pour arriver à l'heure à l'entraînement. Je ne lâchais pas.
Quel pouvait être votre salaire comme magasinier au PSG ?
Y.B : Entre 1000 et 2000€. Après, les gens disent magasinier... J'étais à la boutique du Parc des Princes. Je recevais la marchandise, je la mettais en place. Je pouvais aussi travailler avec les maillots des pros. J'alternais parfois avec la boutique des Champs-Élysées pour des livraisons. Je ne floquais pas les maillots. Des fois, les pros faisaient leur entraînement au Parc des Princes, donc je prenais ma pause. J'allais dans les tribunes pour regarder. Dans ma tête, ça me travaillait. Je voulais être à leur place.
Et, un jour, vous croisez Leonardo, alors directeur sportif du club...
Y.B : C'est vrai. Je le croise dans un parking et je lui demande si je peux m'entraîner (sourire.). Il me répond : "Tu bosses ici, c'est un autre monde !" Je lui dis que je suis un bon joueur, que je joue en club amateur. En me taquinant, il me dit : "Ah, mon petit..." Cet échange, je l'ai aussi gardé dans mes tripes. En fin de saison, Matthieu Bideau m'appelle un samedi, pour une semaine d'essai. Au début, je n'y crois pas. Je veux venir tout de suite ! Il m'envoie les billets de train. Je prends mon train comme un grand garçon. On vient me chercher à la gare. J'arrive à la Jonelière.
Les essais à Nantes, ce n'est pas facile. Je m'entraîne avec Rongier, Dubois, Nkoudou, les pépites du centre
Vous devez avoir les yeux grands ouverts...
Y.B : Oui, oui ! Vraiment ! Je suis impressionné, mais je suis quelqu'un qui ne le montre pas. Je me dis : "C'est mon moment. Je suis venu, je ne repartirai pas." Et je donne le maximum pendant cette semaine. Ce n'est pas facile, car les jeunes avec qui je m'entraîne, ce sont les Valentin Rongier, Léo Dubois, Georges-Kévin Nkoudou, les pépites du centre. Moi, jusque-là, je m'entraînais trois à quatre fois par semaine. Eux avaient un rythme soutenu.
Le deal de départ était : si vous apparaissez cinq fois avec les pros, vous signez un contrat de trois ans...
Y.B : Au départ, ils me font signer amateur pendant un an. Il s'avère que je commence avec la réserve, en CFA. Je marque, je suis performant. Ils voient et parlent à (Michel) Der Zakarian (alors entraîneur du FC Nantes). Il me convoque et me dit : "J'aimerais bien t'intégrer avec le groupe pro, mais tu es jeune, tu es dans l'apprentissage. Va en prêt six mois en National pour t'aguerrir et revient l'année prochaine au top." Et, en fait, ils avaient déjà décidé de me faire signer pro. Donc avant de partir à Luçon, je signe mon premier contrat pro de trois ans, sans avoir fait les cinq apparitions. Une récompense. Le prêt n'est pas facile, je suis jeune, je ne connais pas le National, je souffre un peu, mais j'apprends beaucoup. Tu arrives dans un club qui tourne, avec beaucoup d'anciens. Des papas, qui travaillent à côté, avec une autre mentalité. Mais je m'intègre, je me fais accepter, je joue quelques matchs titulaire. Je reviens à Nantes l'été et je reçois le programme des pros pour la préparation.
C'est parti pour la grande aventure en Ligue 1. 9 août 2014, première journée, Nantes-Lens. 0-0 pendant une heure. Vous entrez à la 64e minute à la place de Francisco Aristeguieta... Que se passe-t-il ?
Y.B : Je suis à l'échauffement. Michel Der Zakarian m'appelle et me dit : "Yass, accélère !" Mon cœur bat. Je suis à la Beaujoire. La tribune Loire est full. Toute ta famille est là. C'est maintenant, c'est trop important ! Je ne dois pas perdre mon premier ballon et je dois faire mal jusqu'à la fin du match. J'entre en même temps que Johan Audel. Il me dit : "Mon petit, tu vas marquer !" Au bout de trente secondes, je le décale sur le côté, je vais dans la surface, il me fait une belle passe et je finis. Il y a deux ou trois secondes où je ne sais pas quoi faire. Je me rappelle courir au point de corner, avec toute l'équipe qui vient. Il y a Serge Gakpe qui me tire le maillot, je ne comprends rien. (Jordan) Veretout me rentre dedans. Je donne les trois points. Magnifique. Ce souvenir restera à vie.
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Yacine Bammou marque son premier but en pro avec le FC Nantes, le 9 août 2014.

Crédit: Getty Images

Avec Michel Der Zakarian, le courant est vite et bien passé. Quelle était votre relation ?
Y.B : J'avais une super relation, il aimait beaucoup mon engagement et mon sérieux. Il m'a fait confiance et j'ai senti que c'était le moment de ne pas décevoir. J'ai été titulaire au troisième match. Ensuite, je n'ai plus lâché ma place. Il m'a donné le bon comportement pour être professionnel. Je lui en serai toujours reconnaissant. Sans lui, je ne sais pas où je serai. Il m'a ouvert la porte à Nantes. Je pense aussi aux anciens du vestiaire, Johan Audel, Vincent Bessat, Olivier Veigneau, Lucas Deaux... J'apprenais d'eux.
Question coach, à Nantes, vous avez été servi. Vous avez notamment connu Sergio Conceiçao.
Y.B : J'ai une anecdote : on est au Parc des Princes, on perd. Je me prends un peu la tête avec Aristeguieta par rapport à une passe que j'aurais pu lui faire en fin de match. Il lève les bras et m'appelle plusieurs fois : "Yass, Yass !". Il répète, il répète. Bon, moi, je suis énervé aussi et je lui lance un petit geste de ma main comme pour dire "Ferme-là !" Ça fait un peu le buzz, les supporters disent que j'ai insulté mon coéquipier. Les deux ou trois matchs qui suivent, à la Beaujoire, tout le stade me siffle. Bizarre, car dans le vestiaire, entre nous, c'était fini. Quand Sergio Conceiçao arrive, il ne comprend pas les sifflets contre moi. Avant un match contre Dijon, il prend la parole et dit : "Il y a une chose que j'aimerais demander à tout le monde : Pourquoi Bammou est sifflé ? Bammou est un top joueur, sérieux à l'entraînement, qui donne le maximum de lui-même. Je n'ai rien à lui reprocher. Donc je ne comprends pas comment un petit événement entre joueurs, qui arrive tous les jours, peut faire qu'on lui en veuille autant. Je vais vous dire : Quand vous sifflez Bammou, vous sifflez Conceiçao, tous les joueurs et tout le club. Il faut que cela cesse. Bammou va jouer demain et va marquer. Je veux que tout le monde l'applaudisse." Il dit ça la veille du match donc il me met un peu la pression. Je l'ai remercié, mais je lui ai dit qu'il fallait que je marque, du coup (sourire). Le match commence, au bout de trois minutes, je marque. Tout le stade m'acclame, et c'est reparti.
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Yacine Bammou s'est bien entendu avec Sergio Conceiçao à Nantes.

Crédit: Getty Images

Aujourd'hui, comment résumez-vous votre aventure nantaise ?
Y.B : Je suis très satisfait, je ne retiens que du positif. Même si j'ai grandi à Paris, c'est un peu mon club de cœur, le club qui m'a tout donné. Je suis reconnaissant. Tout l'amour que m'ont donné les supporters et le club, c'est exceptionnel. Encore aujourd'hui, je reçois des messages. Bammou a une histoire avec Nantes. Et quand on porte ce maillot, on ne l'oublie jamais.
Au FCN, vous avez vécu un drame avec le décès tragique d'Emiliano Sala, dont vous étiez très proche. À quel point est-il encore présent en vous aujourd'hui ?
Y.B : Il est tout le temps là. Sur le terrain, parfois, il y a des flashs de lui qui me reviennent. On parle de Nantes depuis tout à l'heure, je l'avais en tête. Qu'il repose en paix. On n'a plus les mots, on ne peut rien dire, on est bloqué... Mais je sais qu'il est toujours là. J'ai son sourire devant moi lorsqu'on discutait, lorsqu'on voyageait. Je regarde des vidéos et des photos souvenirs de temps en temps. Je veux encore lui rendre un grand hommage.
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Yacine Bammou et Emiliano Sala étaient amis à Nantes.

Crédit: Getty Images

Dans votre carrière, voyez-vous un moment où vous avez pu rater le coche, où votre parcours aurait pu être différent ?
Y.B : Oui et non. Quand je suis à Nantes, je suis bien. Lors de mon transfert à Caen (2018), j'avais d'autres offres en France et à l'étranger. Je ne vais pas dire que je fais le mauvais choix, ça fait partie de ma carrière. J'aurais pu prolonger à Nantes... Peut-être que j'y serais encore aujourd'hui. Malheureusement, l'année où je signe à Caen, le club coule en Ligue 2 (2019). Je ne peux pas trop les aider, je suis blessé (17 matchs, 2 buts). C'est frustrant. Et ça me gêne encore dans ma tête car je sais que j'aurais pu donner des points à l'équipe. Je ne sais pas si ça aurait changé la donne, mais...
Parlons du Maroc : votre parcours avec cette sélection est-il également une frustration ?
Y.B : C'est plus de frustration que de positif, oui. J'aurais pu donner plus pour mon pays, je le sais. Après la Coupe du Monde 2018, les jeunes arrivent, le groupe change et, là, je rate un peu le wagon. C'est comme ça. Encore aujourd'hui, si on fait appel à moi, avec mes qualités, bien sûr que je peux entrer, jouer et apporter. Mais des cycles sont passés, c'est comme ça. Il faut accepter. C'est dommage, car je prenais beaucoup de plaisir à y aller.
Le souvenir le plus fort avec les Lions de l'Atlas, c'est lequel ?
Y.B : Le but que je mets pour qualifier le Maroc à la Coupe du Monde 2018. Face à la Guinée équatoriale. Les vrais fans savent que ce but a été très important pour la construction de l'avenir du Maroc. Si tu ne te qualifies pas en Russie, je ne sais pas si tu fais pareil au Qatar en 2022...
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Yacine Bammou avec le Maroc en 2018, face à l'Ouzbékistan.

Crédit: Getty Images

Entre Caen et Dunkerque aujourd'hui, vous avez connu la Turquie à deux reprises, le Qatar et la Chine : quand on connait votre parcours, à quel point l'argent a pu parfois dicter vos choix ?
Y.B : Je n'ai jamais manqué de rien. Quand on vient d'en bas, lorsqu'on fait une carrière dans le foot, au bout d'un moment, il se passe des événements, dans la vie pro et la vie personnelle, où il faut faire des choix pour ses intérêts. C'est pour ça parfois que j'ai fait le choix d'aller à l'étranger, découvrir le pays, mais aussi avoir plus de revenus. Une carrière, c'est court, il faut toujours penser à soi. Sur le terrain, je pense beaucoup à l'équipe. Mais quand il faut défendre ses intérêts personnels en dehors, c'est important. Les gens peuvent dire que je suis allé dans des destinations exotiques, mais beaucoup y vont aussi. Et ce n'est pas que financier. Cela m'a fait voyager. Aujourd'hui, je parle plusieurs langues par exemple. J'ai découvert différentes cultures que je peux transmettre à mes enfants. J'en suis très satisfait. Quand on commence à avoir un peu plus d'argent, on réfléchit aussi autrement. Mais j'ai un entourage bien costaud et bien proche de moi. Donc je n'ai pas pu sortir de mon chemin. C'est ça qui m'a aidé à rester humble et calme. Pour faire les bons choix.
Une carrière, c'est court, il faut penser à soi
Parlons enfin du projet de Dunkerque, bien parti pour jouer la montée en Ligue 1 jusqu'en fin de saison. Racontez-nous ce qu'il se passe dans ce club actuellement.
Y.B : La connexion s'est faite rapidement avec le club et les dirigeants. Je n'ai pas eu besoin de beaucoup réfléchir avant de venir. En voyant la situation du club la saison dernière, tu te dis qu'ils se sont maintenus de justesse, mais le coach avait tellement un bon projet de jeu et était si clair dans ses idées que ça m'a donné envie. En venant, je ne me suis pas trompé. Ils sont en train d'évoluer à un rythme incroyable. Le recrutement de Romain (Decool, directeur du recrutement du club) a été incroyable. Avec Demba (Ba, directeur du football) et le coach (Luis Castro), ils font vraiment un travail extraordinaire. Je le vois tous les jours. Demba, c'est un top attaquant. Je le regardais. Aujourd'hui, il gère très bien le club. Il est carré, droit dans ses pompes. Il a un projet, le met en place step by step. Il avance, tout en restant sérieux, honnête. Franchement... C'est quelqu'un d'extraordinaire.
Comment auriez-vous envie de résumer la philosophie footballistique de Luis Castro ?
Y.B : Il a des idées claires. Pour être dans son équipe, il faut un minimum comprendre le football. Tactiquement, cela demande de la réflexion. Il met des plans de jeu en place, les joueurs doivent y répondre. Si ce n'est pas le cas, tu ne peux pas jouer avec lui ! Mais grâce au recrutement, les joueurs et le staff autour, ça fonctionne. Les joueurs sont intelligents et comprennent vite et le coach met des choses en place pour qu'on puisse s'améliorer chaque jour. C'est juste extraordinaire.
C'est un football stimulant...
Y.B : Oui, on prend beaucoup de plaisir. Quand je viens le matin à l'entraînement, on voit tout le monde avec la banane. J'ai vraiment beaucoup de plaisir d'avoir un coach comme lui.
Du coup, si vous deviez définir votre carrière en un mot, vous choisissez lequel ?
Y.B : Merveilleux ! Avoir accompli tout cela, c'est juste exceptionnel.
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Yacine Bammou avec l'USL Dunkerque, en 2024-2025.

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